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Beth Hart "on fire" : Plus fatale que jamais dans "Love Is a Lie"...

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Beth Hart, le clip de Love is a Lie, réalisé par Jo Roy. Extrait de l'album Fire on the Floor, octobre 2016.
L'Américaine à la voix monumentale revient avec un album cathartique et se mue, dans l'un de ses tableaux, en vengeresse.

L'amour n'est pas un jeu, il accable l'esprit et le coeur ; l'amour n'est pas un ami pour la vie, il vous dépouille et ne vous laisse rien que son méchant nom ; l'amour n'est pas un rêve, il vous envoie un temps au septième ciel pour mieux vous mettre plus bas que terre ; cette sorte d'amour-là, que chante Beth Hart, c'est jouer avec le feu, à ses risques et périls...

De retour avec un huitième album studio, Fire on the Floor (Provogue/Mascot Label Group, sortie ce 14 octobre 2016), l'Américaine devenue une icône du blues rock en Europe rend compte de cette lutte sans merci, à la vie à la mort. Il la malmène, elle l'étreint, elle se bat, il l'abat, elle l'exorcise... Un corps à corps à coups de cordes vocales, un duel incendiaire qui menace de ne laisser que des cendres. Mais pas une fatalité, car Beth est bien armée.

Paru ce jour simultanément à la sortie de l'album, le clip de Love Is a Lie, deuxième extrait de cet effort qui succède à Better Than Home, illustre toute l'intensité et la violence de la guerre qui fait rage : dans le décor suranné et tellement américain (théâtral à souhait pour le superbe shooting réalisé par Mona Nordoy) d'une station-service Four Aces datée et du motel qui va avec, Beth Hart fait l'expérience de l'adultère, dirige sa colère et assouvit sa vengeance d'une manière radicale – là encore très américaine : au moyen d'une batte. Devant les caméras de Jo Roy, la chanteuse de 44 ans en impose, telle la parfaite héroïne tarantinesque d'une scène coupée de la saga Kill Bill. "Il fut un temps où l'amour, c'était l'extase", mais ça, c'était avant, on le comprend bien en l'écoutant dénoncer de sa voix indomptable le mensonge sur un tempo de marche implacable. Belliqueuse, galvanisée par le renfort des guitares - impitoyables lieutenants de cette mission punitive - des légendes Michael Landau (Joni Mitchell, Seal, Michael Jackson, Pink Floyd, Miles Davis) et Waddy Wachtel (Stevie Nicks, Iggy Pop, Bryan Ferry).

Fire on the Floor ("le feu au plancher") répand ses douze chansons comme une traînée de poudre que le timbre de Beth Hart, de la suavité de Billie Holiday à la férocité de Janis Joplin ou Tina Turner, peut à tout moment embraser, ou, le temps de quelques ballades, dissiper. Pure et dure, avec elle ce n'est pas la petite musique des sentiments, c'est la grande éruption de la passion, le gros blues qui saigne... Racontant la prison d'une relation qu'on sait destructrice, le single-titre de l'album, d'une langueur brûlante, parle bien de cet amour-là, l'indomptable, l'insatiable, la fièvre, le feu qui consume et en comparaison duquel les flammes de l'Enfer font pâle figure.

Beth Hart, Fire on the Floor, single-titre de son nouvel album, octobre 2016. Lyrics video.

C'est une entreprise risquée que d'aimer, surtout quand on cherche un Love Gangster ("quelqu'un qui serait mon maître"), rencontre plutôt groovy du thème de Mission : impossible et d'un tango rock blues. Édifiant.

Attention, notre Bonnie Parker ne cherche pas nécessairement les ennuis : l'étonnamment pop et radio-friendly Let's Get Together, très feel good, acidulé et sautillant, est une invitation à faire un bout de chemin à deux en toute insouciance. Ou pourquoi pas le temps d'un été à la chaleur écrasante, avec ce rêve alangui et sexy d'un garçon qui serait aussi bon qu'un Coca Cola – "satisfaction garantie" ?

Mais, c'est bien connu, les histoires d'a finissent mal en général, et il y a le risque de la désillusion, comme dans Woman You've been Dreaming of, déchirante mélancolie résignée d'une amoureuse déçue, et des larmes : autre ballade, qui amorce l'accalmie finale (Picture in a Frame et No Place Like Home, ou le réconfort du foyer, chansons à frissons) de cet album orageux entamé avec espièglerie (le crapule et aguicheur Jazz Man), Good Day to Cry implore l'être aimé. "Reste avec moi, chéri, sauve-moi de la tombe", supplie la chanteuse, dans un élan vocal qui fait penser à Aretha Franklin et son "You make me feel like a natural woman". Parfois, il ne peut hélas n'y avoir d'autre fin que tragique, mais c'est avec énergie et facétie que Baby Shot Me Down le rappelle, s'amusant avec le tube attaché à Nancy Sinatra.

Beth Hart photographiée par Mona Nordoy pour l'album Fire on the Floor, octobre 2016.
Beth Hart photographiée par Mona Nordoy pour l'album Fire on the Floor, octobre 2016.

Qu'on ne se méprenne pas, Fire on the Floor, réalisé par Oliver Leiber (The Corrs, Rod Stewart), est bien plus une libération qu'une agonie. Et pour cause : "Faire Better Than Home [l'album précédent, paru en 2015, NDLR] a été tellement douloureux, explique Beth Hart, parce que l'un des producteurs, Michael Stevens, était en train de mourir d'un cancer. Ç'a été un disque très émouvant à écrire et à faire. Je voulais que les chansons de Fire on the Floor voient le jour vraiment rapidement." D'ailleurs, Picture in a Frame, d'abord inspirée à Beth par l'amour de son mari, Scott Guetzkow, un gaillard charmant, s'est avérée une fois composée renvoyer à Michael Stevens.

Bientôt 25 ans après son premier quart d'heure de gloire, victorieuse dans un ancêtre des talent shows (le télé-crochet Star Search, en 1993), et plus de quinze ans après l'accélérateur de notoriété que fut le hit LA Song (Out of This Town), popularisé notamment par son passage dans la série Beverly Hills: 90210, celle qui a depuis gagné, au prix d'un âpre combat contre les addictions, ses galons de "rockstar féminine ultime" et sa place parmi les plus grandes voix du blues, n'hésite pas à parler de catharsis avec Fire on the Floor. "Il a de l'énergie et, en fin de compte, des cou***es. Je crois que j'avais vraiment besoin de cela."

Beth Hart sera en tournée en France cet automne, ponctuée par un cinquième Olympia (sans doute à guichets fermés à nouveau) à Paris :

mercredi 30 novembre 2016 – LILLE / Le Splendid
vendredi 2 décembre – CLEON / La Traverse
samedi 3 décembre 2016 – BORDEAUX / Theatre Femina
lundi 5 décembre 2016 – CLERMONT-FERRAND / La Cooperative De Mai
mercredi 7 décembre 2016 – LA GRANDE MOTTE / Le Pasino
jeudi 8 décembre 2016 – CHATEAURENARD / La Salle de l'étoile
samedi 10 décembre 2016 – RIS ORANGIS / Le Plan
mardi 13 décembre 2016- PARIS / L'Olympia

Guillaume Joffroy

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