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Cannes 2011 - Macolm McDowell : "Orange Mécanique a changé ma vie..."

Malcolm McDowell lors du 64e Festival de Cannes, le 20 mai 2011.
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Malcolm McDowell lors du 64e Festival de Cannes, le 20 mai 2011.

Avant 1971, l'acteur britannique Malcolm McDowell était un jeune comédien, singulier et prometteur, âgé de 28 ans.
Après 1971, le jeune blondinet qui se faisait tranquillement un nom en Angleterre allait exploser grâce au plus grand cinéaste de l'histoire.

C'est en effet en voyant l'excellent If... (1968) du brillant Lindsay Anderson, que Stanley Kubrick remarqua ce physique si particulier, cette diction reconnaissable parmi mille et ce jeu fascinant. Il allait dès lors confier à ce jeune acteur anglais méconnu le rôle principal de son film post-2001 : Orange Mécanique (voir la bande-annonce ci-dessus).

Adapté du best seller d'Anthony Burgess, Orange Mécanique, chef-d'oeuvre d'anticipation, allait bouleverser à jamais la vie de Malcolm McDowell, faisant de lui l'interprète de l'un des personnages les plus mémorables de l'histoire du septième art, celui d'Alex DeLarge, jeune homme viscéralement attiré par le viol, l'extrême violence et Beethoven.

L'histoire d'Orange Mécanique : Au XXIème siècle, où règnent la violence et le sexe, Alex, jeune chef de bande, exerce avec sadisme une terreur aveugle. Après son emprisonnement, des psychanalystes l'emploient comme cobaye dans des expériences destinées à juguler la criminalité...

A sa sortie, le long métrage connaîtra la polémique et la haine que l'on sait, élevant encore plus au rang de culte cette oeuvre majeure et extrême, fascinante et sans compromis, qui hante encore des générations de spectateurs.

Malcolm McDowell avait 28 ans à l'époque, et voyait Stanley Kubrick comme un mentor, un maître, un père dont il aurait aimé qu'il suive les pas. Sa déception fut grande lorsque, le film terminé, Stanley Kubrick, déjà concentré sur d'autres sujets en véritable obsessionnel qu'il était, coupa subitement les ponts avec le jeune comédien encore naïf.

Cela n'empêcha pas Malcolm McDowell d'enchaîner par la suite des oeuvres fortes et à succès comme Caligula de Tinto Brass, La Féline de Paul Schrader, Britannia Hospital de Lindsay Anderson, Meurtre à Hollywood de Blake Edwards, ou The Player de Robert Altman.

En pleine année Kubrick - durant laquelle expo géniale à la Cinémathèque Française , intégrale en DVD et ressorties en salles de sept chefs-d'oeuvres du maître - et à l'occasion des 40 ans de la sortie d'Orange Mécanique, le 64e Festival de Cannes a voulu marquer l'événement en projetant hier, jeudi 19 mai, en présence de Malcolm McDowell, Orange Mécanique dans une version inédite remasterisée, celle-là-même qui sortira dans toutes nos salles dans quelques semaines.

Christiane Kubrick (la veuve de Stanley) et Jan Harlan (le frère de cette dernière et producteur des films de Kubrick) étaient également présents sur la Croisette pour fêter dignement ce quarantième anniversaire, se prêtant à l'habituel photocall, alors que Malcolm McDowell a donné aujourd'hui, vendredi 20 mai, une master class dans le cadre du festival.

Interviewé par le journal Le Figaro, en kiosques aujourd'hui, Malcolm McDowell est revenu sur cette expérience incroyable avec Stanley Kubrick. Une expérience qui avait changé sa vie à jamais.
Ainsi, l'acteur britannique confie notamment que Stanley avait un sens de l'humour très développé et que l'ambiance sur le plateau était parfois agréable et détendu, mais aussi que "le tournage a été très dur, très physique. Je me suis cassé une côte et esquinté un oeil. Mais ce qui m'a le plus attristé, c'est la façon dont Stanley traitait ses acteurs. Un peu comme Hitchcock, il nous considérait comme du bétail. Il se fichait de nos états d'âme. Seules comptaient les scènes."

Sur un plateau, le maître était toujours calme : "Je ne l'ai jamais entendu élever la voix. (...) Il n'éteignait jamais sa caméra avant d'avoir tourné quelque chose de magique." Mais l'acteur regrette de ne plus jamais avoir été en contact avec le cinéaste : "La fierté est quelque chose de terrible. Je ne l'ai plus jamais appelé. Et lui non plus. Sur le film, nous nous sommes disputés. Mais ce n'était rien dans le fond. Et je l'adore, bien sûr."

Que retiendra-t-il de cette expérience : "Orange Mécanique a tout changé ! Il a été un tsunami dans ma vie. Il m'a donné une stature. Aujourd'hui encore, c'est un peu grâce à lui que je tourne."

Vous pourrez bientôt retrouver Malcolm McDowell à l'affiche de The Artist, de Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin et Bérénice Bejo, qui a été présenté en compétition lors de ce 64e Festival de Cannes.

Adam Ikx

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