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Cannes 2013, polémique : Une seule femme pour la Palme, le débat revient

Le Festival de Cannes a dévoilé le 18 avril la Sélection de sa 66e édition, offrant une belle place aux Français avec, en compétition pour la Palme d'or, les longs-métrages d'Arnaud Desplechin (Jimmy P.), François Ozon (Jeune et jolie), Abdellatif Kechiche (La Vie d'Adèle), Arnaud des Pallières (Michael Kohlaas), Roman Polanski (La Vénus à la fourrure) et Valeria Bruni-Tedeschi (Un château en Italie). Cette dernière, actrice, réalisatrice et soeur aînée d'une certaine Carla Bruni-Sarkozy, est malgré elle au coeur d'une polémique, celle de la place des femmes dans la sélection cannoise.

Le jury de la Cinéfondation, présidé par Jane Campion, est composé de trois femmes pour un seul homme, la sélection de la section Un Certain Regard compte six femmes sur quinze réalisateurs, mais le constat est bien différent pour les longs-métrages qui sont en lice pour la plus prestigieuse des récompenses, la Palme d'or : Valeria Bruni-Tedeschi est la seule femme metteur en scène dans cette liste, face à dix-huit hommes. De quoi éveiller de nouveau les colères.

1 femme, 18 hommes, 1 Palme

L'an dernier, le collectif féministe La Barbe s'était insurgé contre le délégué général du Festival, responsable de la Sélection, Thierry Frémaux, car aucune femme n'apparaissait dans la liste officielle en compétition pour la Palme : "Les vingt-deux films de la sélection officielle ont été réalisés, heureux hasard, par vingt-deux hommes. Le Festival couronnera donc pour la 63e fois l'un d'entre eux, défendant ainsi sans faillir les valeurs viriles qui font la noblesse du septième art." A cela, Thierry Frémaux répondait alors que "la place faite aux femmes doit être augmentée" dans le cinéma, tout en ajoutant que "ce n'est pas à Cannes, ni au mois de mai, qu'il faut poser le problème, c'est toute l'année". En 2013, il y a une femme et lors de la conférence de presse hier, il a tout de suite réagi : "Les oeuvres que vous aurez sous les yeux bientôt seront des oeuvres faites par des artistes et des cinéastes dont a priori nous ne préjugeons pas de leur qualité selon qu'elles sont réalisées par des hommes ou par des femmes." Il insistera : "Le problème n'est pas au Festival de Cannes, il est dans des choses sur lesquelles il va falloir de toute façon s'interroger, comme les écoles de cinéma."

Effectivement, le sujet entre en débat toujours à Cannes, qui n'est certainement pas la seule manifestation à ne proposer que peu ou pas d'oeuvres réalisées par des femmes, mais qui est la plus emblématique, donc la meilleure tribune pour en parler. De plus, le Festival ne peut se vanter de n'avoir qu'une seule femme palmée d'or, Jane Campion pour La Leçon de Piano en 1993, sachant qu'elle a partagé ce prix ex aequo avec un homme, Chen Kaige (Adieu ma concubine)... Alors si ce n'est pas la faute de Cannes, c'est aussi le meilleur moment de s'énerver et d'essayer de faire changer les choses. Avec une indignation toujours aussi forte, le collectif La Barbe a donc répliqué : "Bravo !", a-t-il lancé, déplorant dans un communiqué que "dans sa grande sagesse le comité de sélection du Festival de Cannes a décidé de ne tenir aucun compte" des nombreuses réactions de l'an dernier. "Que le Festival de Cannes cesse donc de se défendre par des propos souvent plus sexistes encore que sa sélection. Et que les responsables politiques prennent enfin la mesure de la domination masculine qui règne dans ce secteur et agissent en conséquence."

"On est vigilants et attentifs"

Le président du Festival, Gilles Jacob, plus diplomate que son collègue, s'était quant à lui dit "persuadé" en 2012 que Thierry Frémaux chercherait avec "davantage de soin des films de femmes" pour la prochaine édition. Avec une femme, certes, il y a une progression, mais elle est peu glorieuse. Cette année, il soutiendra toujours monsieur Frémaux : "Je ne crois pas que les sélectionneurs fassent exprès de ne pas prendre des films réalisés par les femmes", a-t-il dit sur France Inter. "Les femmes ont été longtemps cantonnées dans les métiers techniques, script girls, monteuses, etc.", a-t-il observé, mais "maintenant, ça vient, nous avons une ciné-fondation, qui sont les films d'étudiants. Il y a 8 films de femmes sur 18, c'est à dire 39%, c'est dire si on est vigilants et attentifs". Cependant, il réfute l'explication d'un manque de femmes dans les écoles de cinéma, comme Thierry Frémaux l'a évoqué : "Ce n'est pas vrai, il y a en a de 40 à 50%. Elles ne finissent pas toutes réalisatrices, mais je crois que vous êtes mal informés."

Qu'en pensent les politiques ? Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, dira à l'AFP : "La question qui se pose aujourd'hui c'est 'est-ce que nous avons suffisamment de femmes qui sont formées, qui sont accompagnées, soutenues dans leur volonté de devenir réalisatrices ?' C'est vrai qu'il y a une avance qui a été prise par les hommes en la matière par rapport aux femmes. Je souhaite qu'on puisse les mettre davantage en avant, mais c'est toute la question, au-delà du Festival de Cannes, de notre politique culturelle." L'an dernier, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti avait évité soigneusement le débat, estimant qu'elle n'avait pas à "s'immiscer" dans les choix de programmation du Festival.

Le débat est donc ouvert et beaucoup de travail reste à accomplir, quoi qu'en dise Gilles Jacob, pour que les femmes aient une importance égale dans le septième art, sans forcément passer par de la discrimination positive. Car si les films ne doivent pas être choisis en fonction du sexe de leur metteur en scène, il y a un contraste manifeste à Cannes entre les places des hommes et des femmes, entre cinéphilie exigeante et défilé glamour sur les tapis rouges.
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