A la télévision et même à la radio, plusieurs experts livrent leurs conseils. C'est ainsi que le docteur Jimmy Mohamed expliquait comment recaler le sommeil de son enfant avant la rentrée scolaire. De son côté, le médecin Gérald Kierzek évoquait les bienfaits du café, boisson pourtant mal réputée. Et cette fois, c'est au tour de Boris Cyrulnik de partager son savoir. Il est auteur, psychologue, médecin, neuropsychiatre et psychanalyste comme indiqué sur sa bio Instagram. Connu comme spécialiste de la résilience, il évoquait sur le plateau de La Grande Librairie, émission phare de France 5, comment l'amour porté aux enfants façonne les adultes qu'ils deviendront demain.
Face à Augustin Trapenard, qui vit dans un superbe appartement parisien avec son compagnon Numa Privat, en mars dernier, Boris Cyrulnik a fait quelques révélations. "Le cerveau est sculpté par l'amour", annonce-t-il dans un premier temps. Et d'expliquer alors ce que cela implique dans l'éducation : "Ca veut dire que si on élève un enfant dans l'amour filial, on hypertrophie la zone de la récompense et que cet enfant-là va devenir un adolescent qui va tout interpréter de manière heureuse. Alors que si on punit, si on insulte, si on le dévalorise, on va hypertrophier la zone de la punition et qu'il va tout interpréter comme un malheur."
Après avoir posé les faits, l'auteur de 88 ans est interrogé par Augustin Trapenard qui évoqué une situation précise où l'on ne se "se sent pas aimé". "Le faisceau de la récompense n'a pas été assez stimulé, il n'est pas entraîné", explique alors Boris Cyrulnik. Et d'expliquer que son rôle est de "donner des recettes élémentaires" - soit "jouer, parler, gronder" - aux parents afin qu'ils puissent faire grandir les enfants dans les meilleures conditions. "C'est un peu engourdi par notre culture, ça. Alors que toutes les cultures ont valorisé ces bêtises éducatives. Les moulinettes, les chansons, c'est fondamental pour un bébé. C'est un grand moment de bonheur, ça hypertrophie le faisceau de la récompense", poursuit-il. Et de conclure sur un cas bien moins joyeux : "Et si le faisceau de la récompense est hypertrophié parce que l'enfant est battu, abandonné, insulté - les mots agissent sur la sculpture cérébrale -, plus on intervient tôt plus la résilience est facile."
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