Dès l’annonce du sacre de Hinaupoko Devèze en tant que Miss France 2026, le rêve a tourné court pour certaines. Une vidéo, tournée dans les coulisses de la cérémonie et promise au cercle privé, s’est retrouvée diffusée. On y voit la désormais ex‑Miss Provence, Julie Zitouni, et l’ancienne Miss Aquitaine, Aïnhoa Lahitete, s’en prendre violemment aux douze finalistes restantes. "C'est quoi ce Top 12 ?", "Ce sont de grosses p*tes”, peut-on entendre.
Cette séquence, devenue virale, a immédiatement suscité l’indignation du public et de l'organisation du concours de beauté. Ce mardi 9 décembre, les comités régionaux concernés, avec le soutien de la direction, ont tranché : les deux jeunes femmes ont été destituées de leurs titres. Une décision “lourde, mais nécessaire” pour préserver l’image et les valeurs du comité.
Face au tumulte médiatique, Frédéric Gilbert, le président de la société Miss France, a tenu à clarifier les choses dans une interview accordée au Parisien ce 10 décembre. Il insiste sur un point essentiel : la sanction ne vient pas directement de lui. “Ce sont les comités régionaux qui ont le pouvoir de destituer les Miss régionales. Ils nous consultent, nous tiennent au courant… Mais la décision finale, c’est eux qui la prennent”, a-t-il confié. Il poursuit, lucide : “On peut commettre des erreurs, être déçus de ne pas être dans le Top 12… mais là, les propos tenus sont quand même assez violents”. Pour lui, la vidéo va “complètement à l’encontre” des engagements de bienveillance et de respect que le concours n’a cessé de mettre en avant ces dernières années. Des propos largement moins nuancés que ceux de Vaimalama Chaves.
Quand le journaliste envoyé par nos confrères lui suggère d’interdire les téléphones pendant la cérémonie, pour éviter de nouveaux débordements, Frédéric Gilbert ne ferme pas la porte : “Je me pose la question… Si je l’interdis pendant la cérémonie, elles pourront le faire le lendemain. Mais la question est ouverte, forcément.” Une piste qui pourrait bien changer l’ambiance des futures éditions.
player2
player2
player2