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César 2016 : Quelques questions et des snobés...

César 2016 : Quelques questions et des snobés...
Par Samya Yakoubaly Rédactrice
Cinéphile, elle adore regarder des bande-annonces et des moments historiques à la télévision. Le prochain James Bond ou le discours d’investiture de Barack Obama lui donnent les mêmes frissons.
Philippe Faucon (Meilleur Film "Fatima") - Pressroom lors de la 41ème cérémonie des Cesar au théâtre du Châtelet à Paris. Le 26 février 2016. © Borde-Jacovides/Bestimage
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Philippe Faucon (Meilleur Film "Fatima") - Pressroom lors de la 41ème cérémonie des Cesar au théâtre du Châtelet à Paris. Le 26 février 2016. © Borde-Jacovides/Bestimage
A chaque cérémonie de prix, ses interrogations et réflexions.

La 41e cérémonie des César s'est achevée le 26 février, sacrant le meilleur du 7e Art : le cinéma social plein de justesse (Fatima, Mustang) à travers des oeuvres qui représentent la diversité du monde, les auteurs (Arnaud Desplechin), les acteurs populaires (Catherine Frot et Vincent Lindon) ont été mis à l'honneur. Mais si la fête était belle, des questions demeurent.

Plus d'humour que d'émotion ?

L'humour avait une belle place mais le discours politique a semblé peu présent au cours de la cérémonie, malgré le sacre d'une oeuvre lourde de sens dans notre France actuelle, Fatima. L'an dernier, les discours d'Abderrahmane Sissako (Timbuktu) s'étaient étirés en longueur, il avait toutefois eu le temps de faire passer de beaux messages, ce que le réalisateur Philippe Faucon n'a pas forcément eu le temps de faire. Si on se souvient de sa belle dédicace, "à toutes les Fatima, Nesrine et Kenza" de France, il semble que l'écourtement des discours (pas plus de deux minutes trente) a peut-être entraîné les lauréats à abréger un peu trop. Pas de coup de gueule mémorable non plus, ni peut-être suffisamment de mots pour les disparus, hors cadre du traditionnel hommage aux artistes qui sont décédés et les mots de La Belle Noiseuse Emmanuelle Béart pour Jacques Rivette.

L'émotion était toutefois au rendez-vous avec le discours d'ouverture du président Lelouch qui prône l'amour du cinéma. Soulignons aussi les mots pleins de sincérité de Rod Paradot, meilleur espoir pour La Tête haute. Florence Foresti prendra quant à elle du temps pour expliquer, avec plein d'esprit, la distinction entre "fiction" et "réalité" : une façon de dénoncer les attaques que dont est victime l'actrice Loubna Abidar pour son rôle dans Much Loved, qui lui a valu une nomination. Et remercions Philippe Faucon d'avoir mis à l'honneur la comédienne marocaine lorsqu'il a été récompensé : "Je salue très bas Loubna Abidar qui ne joue pas dans Fatima, mais à qui je rends hommage".

Qui a été snobé ?

En matière de récompenses, le film qui a remporté la Palme d'or, Dheepan de Jacques Audiard, repartira bredouille malgré 9 citations. Cela fait écho à La Vie d'Adèle d'ailleurs en 2014. Notons que le réalisateur fait partie des plus primés du cinéma français, il ne devrait pas être fâché pour cette défaite. De plus, rappelons que ses producteurs, Pascal Caucheteux et Grégoire Sorlat (de la société Why Not Productions) ont décroché le prix Daniel Toscan du Plantier, remis par cette même académie des arts et techniques du cinéma. Surpris, on peut l'être pour le film étranger. Tout portait à croire qu'avec son sujet et sa mise en scène, Le Fils de Saul remporte le trophée, mais c'est Birdman, pourtant sorti il y a exactement un an, qui décroche le prix.

On regrettera qu'une femme cinéaste n'ait pas été primée, même si personne ne remet en cause Arnaud Desplechin récompensé pour Trois souvenirs de ma jeunesse. Pour la première fois, trois réalisatrices étaient en lice pour des oeuvres puissantes qui avaient toutes les chances de remporter la victoire : Emmanuelle Bercot (La Tête haute), Maïwenn (Mon roi) et Deniz Gamze Ergüven (Mustang). Espérons que cette féminisation de la profession dure et que les César finissent aussi dans des mains de femmes prochainement. La seule metteuse en scène à avoir gagné ce prix est Tonie Marshall, pour Vénus Beauté (Institut) en 2000. On se réjouira du speech de Gilles Lellouche, qui vient de signer une tribune dans Télérama sur le sexisme dans le cinéma lorsqu'il est venu remettre le César de la réalisation.

Le choix des votants en question

Dans une interview pour Europe 1, le président de cette 41e édition Claude Lelouch a fait preuve de réflexions pleines de franchise. Ainsi, il a déclaré en parlant de ses pronostics avant la cérémonie des César : "C'est une question d'humeur. Pour les nominations, il y a peu de personnes qui votent. Pour la sélection finale, ce sont 4 600 personnes de la profession. Ce deuxième vote est très affectif", commente Claude Lelouch. "L'émotion va l'emporter sur la qualité intrinsèque. Quand on vote pour quelqu'un du même métier, on vote pour la personne dont on est le moins jaloux. Mais j'ai envie de croire que les meilleurs sont récompensés."

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