Depuis sa victoire à la Star Academy en 2008, Quentin Mosimann n’a cessé de multiplier les expériences. DJ, auteur-compositeur, producteur pour de nombreux artistes ou encore chroniqueur sur France Inter, le Franco-Suisse de 38 ans s’aventure désormais sur un nouveau terrain : celui du cinéma d’animation. Il rejoint le casting vocal de Tad l’explorateur et la lampe magique, quatrième volet de la saga, qui arrive dans les salles françaises ce mercredi 26 août 2026.
Dans cette nouvelle aventure destinée à toute la famille, Mosimann prête sa voix à un Archéorobot particulièrement bavard et sûr de ses connaissances. Un personnage doté d’une intelligence artificielle nouvelle génération, capable notamment de parler toutes les langues. Derrière ses impressionnantes capacités, l’artiste a pourtant surtout retenu une caractéristique bien plus inattendue : son humanité et son désir de se rapprocher des autres personnages. Si cela peut paraître surprenant dans la carrière de Mosimann, le doublage ne lui est pourtant pas complètement inconnu. L’artiste avait déjà participé à un épisode de la série animée Rick et Morty.
Cette fois, l’expérience prend toutefois une autre dimension avec un long-métrage destiné au cinéma. Avant d’accepter, il ne connaissait d’ailleurs pas l’univers de Tad l’explorateur. Il a donc rattrapé son retard en regardant les trois premiers films et s’est rapidement laissé séduire par leur humour. L’exercice s’est révélé plus technique qu’il ne l’imaginait comme il l’a confié dans les colonnes de Télé Loisirs. Derrière un micro, impossible de simplement réciter un texte : il faut parvenir à construire un personnage uniquement avec sa voix, suivre son rythme et transmettre ses émotions. "Ce n’est pas si facile de se mettre dans le personnage au départ", reconnaît-il. Une difficulté qui ne l’a visiblement pas découragé puisqu’il assure avoir "adoré" l’expérience. Et ce nouveau projet pourrait bien lui donner envie d’aller encore plus loin.
Le cinéma fait désormais partie des ambitions assumées de Mosimann. "J’en rêve, bien sûr. C’est un de mes objectifs", confie-t-il. Pas question pour autant de précipiter les choses. Après une carrière construite progressivement et souvent loin du parcours auquel on le destinait après la Star Academy, le musicien préfère attendre la bonne occasion. Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette nouvelle aventure a commencé avec Tom Cruise. L’histoire remonte au Festival de Cannes 2025, lors de la présentation de Mission : Impossible – The Final Reckoning. À cette occasion, la star américaine souhaitait disposer d’un remix du célèbre thème musical de la franchise. Mosimann se retrouve alors associé à l’événement et mixe sur le tapis rouge lors de la montée des marches.
Cette prestation lui permet surtout d’établir un premier contact avec Paramount, studio également lié à Tad l’explorateur. Quelques mois plus tard, le DJ se voit proposer de participer au doublage du film d’animation. Une succession d’événements qu’il résume avec amusement : "Je suis sur ce film grâce à Tom Cruise !" Sans cette demande formulée autour de Mission : Impossible, cette nouvelle expérience professionnelle n’aurait peut-être jamais vu le jour. Le projet possède également une dimension beaucoup plus intime pour Mosimann. Depuis qu’il est devenu père de la petite Hayden, aujourd’hui âgée de deux ans, son regard sur certains projets a changé. Participer à un film pour enfants lui offre la possibilité de laisser un souvenir très particulier à sa fille. "Je me dis qu’elle pourra regarder le film dans quelques années en entendant son papa", explique-t-il.
La paternité a profondément bouleversé le quotidien d’un artiste qui, pendant longtemps, assurait pourtant ne pas vouloir d’enfant. L’histoire de la naissance de Hayden est singulière. Mosimann avait initialement proposé à Maud Brooke, sa meilleure amie et manageuse depuis près de vingt ans, d’être son donneur alors qu’elle souhaitait devenir mère. À ce moment-là, il s’imaginait rester uniquement le géniteur de l’enfant. Tout change au moment de la naissance. Le peau à peau avec sa fille provoque chez lui un déclic. Mosimann décide alors qu’il souhaite pleinement prendre sa place de père, une décision prise avec Maud dans le dialogue et le respect. Depuis, celui qui passe une grande partie de sa vie entre studios, concerts et déplacements revendique avec humour être devenu un "full daron". Couches, crèche et organisation familiale font désormais partie de son quotidien.