Derrière le sourire et l'énergie débordante de Cyril, ancien candidat de Koh-Lanta, se cache un lourd passé. Avant de se dépasser dans la célèbre émission de survie, le jeune homme a dû mener un véritable parcours du combattant dans sa vie personnelle. Et pour cause, ses vacances de rêve ont viré au drame il y a une dizaine d'années.
Cyril s'est confié sur cette période sombre qui a failli lui coûter la vie lors de son passage à la Maison Lutétia : "Il y a 10 ans, j'étais en voyage aux États-Unis à New-York et je me suis fait agresser par un gang. J'ai eu un hématome sous-dural. J'ai dû avoir une chirurgie crânienne qui m'a laissé une cicatrice avec 56 agrafes". Une marque physique impressionnante sur son cuir chevelu, rappelant chaque jour à l'aventurier ce terrible événement.
Pour tourner la page, Cyril a donc pris une décision radicale : s'en remettre aux mains des experts de la prestigieuse clinique à Paris. Le but ? Réaliser une greffe de cheveux directement sur la zone accidentée, là où les cheveux refusaient de repousser. Au total, ce ne sont pas moins de 5 101 cheveux qui ont été minutieusement implantés pour camoufler la cicatrice et redensifier sa chevelure.
Guérir de nouveau
Mais au-delà de l'aspect esthétique, la démarche de Cyril est avant tout psychologique. Avant de passer entre les mains des spécialistes, il expliquait ses attentes : "J'attends de cette greffe de reprendre le pouvoir sur moi-même, reprendre le pouvoir sur cette agression, et tourner la page complètement et puis ne plus y penser, ne plus avoir ce stigmate qui tous les jours me rappelle ce qui est arrivé. C'est guérir encore plus, guérir de nouveau".
Le temps a fait son œuvre, et le résultat est sans appel. Six mois après son passage à la clinique, c'est un Cyril rayonnant et transformé qui a pris la parole pour faire le bilan de cette aventure capillaire. "Je suis très satisfait du résultat, la densité est apparue et ça change tout, c'est incroyable. Déjà, il y a la disparition du trauma, de la cicatrice, de ce souvenir qui était permanent, et je trouve que ça me rajeunit. Le trauma sera toujours présent, on ne peut pas l'effacer complètement, mais évidemment on peut aider à aller mieux et c'est vraiment ce que cette greffe a fait".
Une belle avancée pour celui qui, 10 ans après le drame, se regarde enfin dans le miroir avec apaisement.