Dany Boon a beau être l’un des acteurs les plus populaires du cinéma français, cette notoriété n’a pas toujours été facile à vivre pour ses proches. Après le succès phénoménal de Bienvenue chez les Ch’tis, sorti en 2008, l’humoriste a vu son quotidien basculer. Impossible ou presque de passer inaperçu dans la rue, de faire ses courses tranquillement ou de profiter d’une sortie en famille sans être sollicité. Une situation qui a fini par peser sur ses enfants et qui explique en partie son choix de s’installer à plusieurs milliers de kilomètres de la France.
Ce jeudi 29 octobre 2026, les téléspectateurs pourront retrouver le comédien sur TMC, à 21 h 25, dans Supercondriaque. Sortie en 2014, cette comédie qu’il a également réalisée le met en scène aux côtés de Kad Merad et d’Alice Pol. Il y incarne Romain Faubert, un homme de 39 ans persuadé d’être atteint des pires maladies. Son ami Dimitri Zvenka, médecin interprété par Kad Merad, tente désespérément de l’aider à surmonter ses angoisses. Mais une rencontre avec Anna, la sœur de Dimitri, va entraîner le personnage dans une succession de malentendus. Et si Dany Boon s’est construit en grande partie en France, c’est pourtant de l’autre côté de l’Atlantique qu’il a choisi de vivre pendant plusieurs années. Avec son épouse de l’époque, Yaël, et leurs enfants, le réalisateur s’était installé à Los Angeles.
Là bas, il pouvait profiter d’un anonymat devenu impossible dans son pays natal. Une parenthèse américaine qui lui a permis de travailler sur de nouveaux projets, mais surtout de retrouver des plaisirs simples avec sa famille. Dès 2009, dans les colonnes de Paris Match, il racontait son installation en Californie avec Yaël et leurs deux enfants, Eytan et Elia. Malgré la proximité des studios hollywoodiens, l’acteur ne menait pas une existence faite de strass et de paillettes. Ses journées étaient principalement consacrées à l’écriture de scénarios, entrecoupées de rendez-vous professionnels et de moments avec ses enfants. Le comédien avait également pris soin de choisir un quartier adapté à la vie familiale. “Nous nous sommes installés dans un quartier qui est très européanisé : on peut tout faire à pied. C’est très calme. Il y a un parc pour les enfants, des magasins, une poste…”, confiait-il à Paris Match.
Pour Dany Boon, le principal avantage de Los Angeles ne résidait ni dans le climat ni dans les opportunités professionnelles. Ce qu’il appréciait avant tout, c’était de pouvoir être simplement un père de famille. En 2017, l’acteur expliquait : “Si je vis principalement à Los Angeles, c’est pour pouvoir emmener mes enfants au foot et faire mes courses avec eux”. Car derrière la célébrité, il y avait aussi des situations difficiles à comprendre pour ses enfants. “Les enfants de parents connus ont toujours l’impression qu’on vole leur père ou leur mère. Moi, je ne refuse jamais un autographe ou une photo et quand vous êtes avec un enfant, il ne comprend pas pourquoi il ne peut pas être sur la photo : il croit qu’on ne l’aime pas ou qu’il est moche. Ce sont des détails, mais qui sont importants”, expliquait-il.
En s’éloignant de la France, le réalisateur souhaitait donc offrir à ses enfants une enfance moins exposée. Il tenait à ce que ses plus jeunes puissent grandir sans être systématiquement associés à son statut de vedette. “Je ne veux pas que mes enfants soient fils de ou fille de, je préfère que ce soit moi qui soit leur père”, insistait-il. Une manière de rappeler que, malgré son immense succès, sa priorité restait sa famille. Cette vie américaine a également laissé une autre empreinte sur ses enfants : la maîtrise de l’anglais. Dans une interview accordée à Version Femina en 2015, l’acteur expliquait qu’ils souhaitaient préserver le bilinguisme de leurs enfants. “On voulait que nos enfants gardent l’anglais. Ils sont totalement bilingues. Avant, notre fille ne parlait même qu’anglais ! [...] Maintenant, elle s’exprime dans les deux langues.”
L’acteur qui possédait une vaste propriété dans le quartier de Pacific Palisades, en Californie a finalement vu sa vie changer au fil des années. Après sa séparation avec Yaël, le comédien s’est rapproché de l’Europe. Notamment de la Belgique, où il possède une maison à Bruxelles. Dans les colonnes de Soir Mag, en février 2026, il expliquait apprécier la simplicité des rapports humains dans ce pays : “Il y a un état d’esprit et un échange entre les gens qui est très simple, humain… Je m’y retrouve beaucoup”.