Dans le premier film de la saga des Bronzés de Patrice Leconte, sorti en 1978, Thierry Lhermitte, interprète du prof de sport Popeye, y dévoile un bronzage impeccable, en accord avec la vie que mène son personnage. Mais derrière ce bronzage se cache une histoire bien particulière, à laquelle s’est retrouvé mêlé Gérard Lanvin.
Dans les années 1970, la troupe du Splendid cartonne avec son spectacle Amour, coquillages et crustacés. Avant la fin des représentations, Thierry Lhermitte décide de partir en vacances au Sénégal pour parfaire son bronzage. Le but est alors de donner à son personnage l’aspect physique souhaité pour le tournage de l’adaptation cinématographique de la pièce, qui sera renommée Les Bronzés. Dans une interview accordée à Allociné, Gérard Lanvin a expliqué avoir été choisi par son ami Thierry Lhermitte pour le remplacer sur scène le temps de son départ. Cependant, cette expérience ne s’est pas forcément passée comme l’acteur l’avait imaginé.
Gérard Lanvin a expliqué comprendre la démarche de Thierry Lhermitte et son envie de correspondre le plus possible au personnage de Popeye avant le tournage du film. Cependant, cela n’aurait pas été perçu de la même manière par les membres du Splendid. "Les autres faisaient la gueule à Thierry parce qu’il était parti dix jours avant et qu’eux étaient obligés de rester dans leur café-théâtre à jouer ça avec moi. Mais ils ne faisaient pas la gueule parce que c’était moi, ils faisaient la gueule parce qu’il était parti", a-t-il précisé.
Malheureusement pour lui, Gérard Lanvin s’est retrouvé au cœur d’un différend dans lequel il n’avait rien à voir. L’accueil n’a pas été des plus chaleureux, et il a dû se débrouiller pour s’entraîner comme il le pouvait et prendre la relève de Thierry Lhermitte sur les planches. "Personne n’a voulu répéter avec moi. Donc, je me suis appuyé sur Coluche, puisqu’on habitait ensemble. Il m’a fait répéter le rôle". Le papa de deux fils devenus musiciens ne fera finalement qu’une seule et unique représentation de ce spectacle culte. Le temps d’avoir "vraiment peur", précise-t-il, puisque l’enjeu était énorme en raison du succès que rencontrait la pièce de théâtre à l’époque. "Thierry est revenu deux jours après. [...] Il a compris que les autres faisaient la gueule, il est revenu", a-t-il expliqué.
S’il a ajouté que cela avait été beaucoup de travail, celui qui semble lucide quant à son avenir dans le cinéma ne semble toutefois pas en avoir tenu rigueur aux membres du Splendid. Toujours ami avec Thierry Lhermitte, celui qui a par la suite connu le succès dans les années 1980 a pu jouer avec le regretté Michel Blanc dans Marche à l’ombre, Josiane Balasko dans Les Frères Pétard, mais aussi Christian Clavier dans Le Prix à payer. Il a également terminé ses confidences en affirmant avoir participé à la pièce du Splendid "avec plaisir".
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