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Glenn Close : ''L'autre Meryl Streep''

Côte à côte dans le cercle des actrices hollywoodiennes mythiques, Glenn Close et Meryl Streep sont aussi séparées par quelques années et plusieurs Oscars. Avec six nominations et zéro victoire, la première est loin derrière sa rivale, couronnée à deux reprises et nommée pas moins de dix-sept fois. C'est d'ailleurs Glenn Close qui résume le mieux la situation : "On m'a souvent confondue avec Meryl. Mais jamais lors d'une cérémonie des Oscars."

Mais réduire la carrière de Glenn Close à son palmarès raté est paradoxalement une évidence et une erreur. Révélée dès sa première apparition au cinéma dans Le Monde selon Garp (1982) avec Robin Williams, la comédienne explose littéralement en l'espace de quelques années et une flopée de nominations successives aux Oscars - Les Copains d'abord (1983) et Le Meilleur (1984).

Pourtant, c'est avec le rôle de maîtresse névrosée dans Liaison Fatale (1987) qu'elle décroche la reconnaissance mondiale - et une réputation à la hauteur d'une performance terrifiante. L'année suivante, elle confirme son statut de dame ténébreuse en Isabelle de Merteuil dans Les Liaisons dangereuses (1988) de Stephen Frears, qui lui vaut une cinquième nomination aux Oscars.

Depuis, Glenn Close s'est prononcée en faveur de la diversité absolue. Consacrée actrice de génie, elle s'est évadée à l'étranger avec l'Iranien Barbet Schroeder (Le Mystère Von Bulow, 1990), l'Italien Franco Zeffirelli (Hamlet, 1990), le Hongrois István Szabó (La Tentation de Vénus, 1991) ou encore le Danois Bille August (La Maison aux esprits, 1993, avec Meryl Streep, justement).

De retour à Hollywood, Glenn Close se réinvente dans la comédie loufoque, avec Les 101 Dalmatiens (1996) et Mars Attacks ! (1996) où elle incarne une Cruella et une First Lady particulièrement enragées. Avec ces deux succès populaires en poche, la comédienne se tourne vers un cinéma indépendant auquel elle offre son poids marketing : Cookie's Fortune (1999) de Robert Altman, mais surtout les méconnus The Safety of Objects (2001) et The Chumscrubber (2005), deux chroniques douces-amères de l'aliénation moderne.

Parallèlement, elle est une des premières actrice majeures à répondre à l'appel du petit écran, nouveau terrain de création en pleine explosion. Après un rôle récurrent dans The Shield, où elle incarne un flic rongé par son idéalisme, elle accepte le pari de Damages sur la simple envie d'interpréter une avocate redoutable, prête à tout pour punir ceux qu'elles jugent infâmes. Auréolée d'un Golden Globe de la meilleure actrice, Glenn Close évite même l'annulation après trois saisons pour revenir sur une autre chaîne - le tournage de la cinquième et dernière saison Damages vient de se terminer.

Elle rencontre le réalisateur colombien Rodrigo Garcia sur Ce que je sais d'elle... d'un simple regard (1999), un film chorale sur la solitude féminine avec Holly Hunter et Cameron Diaz, avant de le retrouver pour Nine Lives (2005). Après des années de production chaotique, l'actrice lui propose alors de la diriger dans Albert Nobbs (2011), un projet dont elle rêve depuis qu'elle a joué ce rôle au théâtre en 1982.

Vingt-trois ans après sa dernière nomination, Glenn Close est ainsi de retour aux Oscars, méconnaissable dans le costume trois pièces d'une femme qui cachera sa identité sous les traits d'un homme durant plusieurs décennies. Un retour en grande pompe pour la comédienne, éloignée des premiers rôles depuis une dizaine d'années.

Trop souvent rangée dans l'ombre de Meryl Streep, ternie par son aura maléfique héritée d'une poignée de rôles désaxés, Glenn Close se paye le luxe d'un retour triomphal, taillé à la mesure de son talent. Naturellement, le face-à-face avec Meryl Streep, nommée pour La Dame de fer, nourrira encore de nombreux débats avant la cérémonie des Oscars, qui se déroulera le 26 février.

Un détail à rappeler : lors de leurs affrontements en 1988 et 1989, les deux actrices sont reparties bredouilles. Un mauvais présage pour les deux mythes hollywoodiens ? Glenn Close semble pencher pour cette option et confie au Parisien : "C'est ma sixième nomination, alors le stade de l'angoisse (...), je l'ai dépassé il y a longtemps. Ce qui me fait sourire, c'est que cette nouvelle nomination ait pris si longtemps, et qu'elle tombe une année où Meryl Streep est nommée aussi. Mais je pense cette année que ce sera Viola Davis, qui a fait un travail fabuleux sur La Couleur des sentiments." Et fair-play, qui plus est.

Albert Nobbs, en salles depuis le 22 février.

Geoffrey Crété

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