"Je suis le mal aimé. Les gens me connaissent tel que je veux me montrer. Mais ont-ils cherché à savoir d'où me viennent mes joies ? Et pourquoi ce désespoir caché au fond de moi". Ces paroles de 1974 résonnent continuellement en cette fin d'année 2025. Entre les tubes Last Christmas de Wham ! et All I Want for Christmas Is You de Mariah Carey, Le Mal Aimé de Claude François fait un retour fracassant... grâce à LA publicité qui fait le tour des chaînes de télé et des réseaux sociaux.
Pour illustrer son spot de fin d'année, en effet, Intermarché a choisi cette chanson de Claude François sortie il y a plus de 50 ans. Et depuis, Le Mal Aimé cartonne en streaming. En France, évidemment, mais aussi dans plusieurs autres pays européens et même sur d'autres continents ! Une aubaine pour son fils aîné, qui s'occupe de la carrière posthume de l'icône morte en mars 1978. Quand la chaîne de supermarchés l'a contacté, il n'a d'ailleurs pas hésité une seule seconde.
"Avant la diffusion, on nous avait prévenus qu’il pourrait y avoir beaucoup d’engouement autour de la publicité, mais personne ne s’attendait à un tel succès. Ça n’arrive qu’une seule fois dans une vie. C’est un miracle de Noël", se réjouit-il auprès du Figaro. Un miracle de Noël, oui, mais aussi un miracle financier ? Sur le plateau de C à vous ce 20 décembre, Mohamed Bouhafsi n'a pas pu s'empêcher de questionner son invité à ce sujet.
"C'est un jackpot de notoriété. Je ne sais pas du tout ce que ça va donner, ce que ça peut donner en termes de chiffres", a d'abord répondu Claude François Jr. S'il reconnaît que le succès de cette chanson est inédit, il ne sait pas encore s'il rapportera de l'argent aux héritiers du chanteur. "Il y a plein de plateformes qui ne rémunèrent pas ou quasiment pas, ce sont des vues sur des réseaux... On va toucher de l'argent sur le streaming", a-t-il encore expliqué.
"On fait 40 à 50 millions de streamings par an. On va peut-être faire 10 millions sur Le Mal Aimé, au bout du bout. Ça ne va pas nous changer l'année...", a estimé le fils aîné de Claude François. Pour lui, ce qui compte vraiment, c'est que la discographie de son père connaisse une deuxième jeunesse. "Ça va vraiment apporter quelque chose de nouveau sur l’étendue de son répertoire, sur l'impact à l'international. Donc là, on est en train de bosser, on refait des biographies en anglais... C'est ça qui est intéressant", a-t-il estimé.
Financièrement, François, Marc et Claude François Jr devraient être gâtés. "Ils touchent une somme de royalties pour l’utilisation de la voix de leur père, augmentant selon le succès du titre", a affirmé Fabien Lecoeuvre dans Le Figaro. Selon le biographe, les retombées économiques vont être partagées à "50 % pour Sony Music, la maison de disques du titre, 25 % pour la voix et 25 % pour les paroles" écrites par Terry Dempsey et Eddy Marnay.
S'il touche de l'argent grâce à cette publicité, Claude François Jr l'utilisera sûrement pour "un projet de transmission". Il rêve en effet de racheter le moulin de son père, où il a vécu des années avant d'y mourir, et qui appartient depuis 1998 à la famille Lescure. "On est en train d'approcher les investisseurs. On a déjà des banques qui nous suivent sur le principe. (...) C'est un des derniers gros projets de ma vie", a confié le fils de Cloclo. Un miracle de Noël ?
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