Carole Bouquet a eu un véritable coup de foudre pour Pantelleria, une île volcanique située entre la Sicile et la Tunisie. Loin de l'agitation parisienne, elle a commencé par y acheter une simple maison de vacances pour se ressourcer, avant de se lancer dans un véritable défi entrepreneurial. La comédienne a fait la rencontre de Nunzio Gorgone, qui lui a appris la culture de la vigne. Aujourd'hui, elle possède quatre maisons sur l'île et produit en moyenne 5 000 bouteilles par an de son propre vin blanc, baptisé Sangue d'Oro.
Si elle a trouvé son bonheur dans ce cadre exceptionnel, tout aurait pu basculer en 2013, lorsqu'elle a chuté dans les escaliers de l'une de ses propriétés. "Ma tête est partie la première. J’ai eu de nombreux points de suture sur le visage et je me suis coupé un nerf dans la bouche", a-t-elle confié à Paris Match, ce 15 juillet 2026. Depuis cet accident, la mère de Dimitri Rassam et de Louis Giacobetti a développé différentes techniques pour continuer à exercer son métier, comme "prendre de la glace pilée ou du chewing-gum". "Quand je joue au théâtre, je continue à avoir mal, mais je réussis à faire avec. Le paradoxe est là : j’ai mal car je parle, mais j’ai moins mal car je suis distraite de mes maux", a-t-elle confié.
Carole Bouquet doit désormais apprendre à vivre avec des douleurs chroniques particulièrement éprouvantes. "Je souhaiterais divorcer de mes douleurs mais à l’amiable, afin qu’elles ne se fâchent pas contre moi. Je ne me suis pas faite à l’idée qu’elles vont rester là tous les jours et jusqu’à la fin. J’ai essayé en vain tout ce qui existe actuellement pour la névralgie du trijumeau, mais je ne désespère pas de venir à bout de mes souffrances dans un avenir proche, de continuer à essayer de nouveaux traitements à l’hôpital", a-t-elle expliqué.
Les douleurs sont parfois si intenses qu'il lui arrive "de rester sans bouger dans (sa) chambre, toute la journée". Malgré tout, l'actrice de 68 ans ne compte pas baisser les bras. "Il y a plusieurs raisons : mon caractère, mon père, mes enfants", a-t-elle confié. Carole Bouquet a notamment expliqué puiser sa force dans le souvenir de son père. "Je pense à mon père, pur produit de la méritocratie républicaine, né dans la petite bourgeoisie. Il s’est élevé, comme ses frères et soeurs, par ses études. J’ai l’impression de rester fidèle à son héritage, en ne renonçant pas", a-t-elle déclaré. Quant à ses deux fils, aujourd'hui âgés de 44 et 39 ans, elle estime qu'ils ne "comprendraient pas (qu’elle) batte en retraite" et qu'ils vivraient cela "comme un abandon". Pour Carole Bouquet, il est donc hors de question de renoncer, malgré la douleur qui accompagne désormais chacun de ses jours.
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