Derrière son sourire et son énergie, Alexandra Rosenfeld compose avec une réalité bien moins visible. Couronnée Miss France puis Miss Europe en 2006, la compagne du journaliste Hugo Clément mène aujourd’hui une vie tournée vers le bien-être, entre ses cours de yoga, sa famille et ses activités à Biarritz. Mais elle doit aussi vivre avec la maladie de Behçet, une affection inflammatoire chronique qui peut provoquer différents symptômes, notamment des aphtes récurrents, des douleurs articulaires et une grande fatigue. Invitée du trentième épisode du podcast Salut les daronnes, présenté par Marie Treille Stefani et Sarah Kaddour, l’ancienne reine de beauté a accepté de revenir sur cette maladie et sur les répercussions qu’elle peut avoir au quotidien. Dans cet épisode intitulé Rie, prie, aime, elle évoque notamment la place de la spiritualité dans son parcours, mais aussi l’importance de parler de ses souffrances à son entourage.
Diagnostiquée dès l’enfance, vers l’âge de sept ou huit ans, Alexandra Rosenfeld a appris à composer avec cette maladie au fil des années. Ancienne sportive, habituée à l’effort et à la compétition, elle a longtemps dû avancer malgré les symptômes. Mais vivre avec une affection chronique implique de s’adapter à un corps dont les réactions peuvent être imprévisibles. Les manifestations de la maladie de Behçet varient d’une personne à l’autre. Dans le cas de l’ancienne Miss France, les aphtes à répétition, la fatigue et les douleurs font partie des difficultés qu’elle décrit. Des symptômes qui peuvent être particulièrement éprouvants lorsqu’ils s’installent dans la durée, d’autant qu’ils ne sont pas toujours perceptibles par les personnes extérieures.
Cette invisibilité rend parfois difficile la compréhension de ce qu’elle traverse. Derrière une apparence souriante et une vie qui semble bien remplie, Alexandra Rosenfeld doit donc tenir compte de ses limites et composer avec les périodes où son état lui demande davantage de repos. Une réalité qu’elle souhaite pouvoir exprimer sans avoir à la dissimuler. Pendant longtemps, Alexandra Rosenfeld a gardé une partie de ses difficultés pour elle. Mais elle a fini par comprendre que le silence ne lui permettait pas nécessairement de mieux vivre avec la maladie. Mettre des mots sur ses douleurs et sur ce qu’elle ressent est devenu essentiel, notamment pour préserver ses relations avec ses proches. Au cours du podcast, elle résume cette nécessité par une phrase forte : "Je dois extérioriser ce truc, pour ne pas le faire vivre à ma famille". Une façon d’expliquer pourquoi elle préfère exprimer ses émotions plutôt que de laisser la souffrance s’installer dans son quotidien sans pouvoir la partager.
Cette démarche concerne aussi son couple avec Hugo Clément et sa vie de mère auprès de ses deux filles, Ava et Jim. En verbalisant ce qu’elle traverse, elle peut mieux faire comprendre ses besoins à son entourage, sans laisser la maladie occuper toute la place dans les moments partagés. Une manière de préserver l’équilibre familial tout en reconnaissant ses propres difficultés. Dans cet échange, Alexandra Rosenfeld revient également sur la place qu’a prise la foi dans son parcours. Après des années de questionnements et de colère face à la maladie, elle explique comment la spiritualité l’a aidée à changer son regard sur sa situation.
Cette évolution ne signifie pas que les symptômes ont disparu, mais elle témoigne d’un cheminement personnel vers davantage d’acceptation. Apprendre à vivre avec une maladie chronique ne consiste pas seulement à gérer ses manifestations physiques : cela suppose aussi de trouver des ressources pour traverser les périodes difficiles. Installée à Biarritz, où elle partage régulièrement des moments de son quotidien, l’ancienne Miss France poursuit ses activités tout en composant avec cette réalité médicale. En choisissant d’en parler ouvertement dans Salut les daronnes, elle rappelle que les maladies invisibles peuvent peser lourdement sur la vie de celles et ceux qui en souffrent. Son témoignage met ainsi en lumière l’importance de pouvoir exprimer ses difficultés et de s’appuyer sur ses proches, sans renoncer aux moments de joie.