Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Koh-Lanta
Pékin Express
Mariés au premier regard
Télé Réalité
Danse avec les Stars
L'Amour est dans le pré
Les Anges
Demain nous appartient
Plus Belle la Vie
Les Marseillais
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

La folle soirée de Charles Aznavour avec les siens, ses amis, ''ses'' présidents

Charles Aznavour avec sa fille Katia pour un merveilleux duo, Je Voyage.
Mercredi 28 septembre 2011, il était bien entouré pour la soirée spéciale au profit de l'association Aznavour pour l'Arménie, à l'Olympia. Plein d'amis sur scène, plein d'amis dans la salle...
31 photos
Lancer le diaporama
Charles Aznavour avec sa fille Katia pour un merveilleux duo, Je Voyage . Mercredi 28 septembre 2011, il était bien entouré pour la soirée spéciale au profit de l'association Aznavour pour l'Arménie, à l'Olympia. Plein d'amis sur scène, plein d'amis dans la salle...

Combien d'artistes semblent soudain plus petits à l'ombre du grand Charles... C'est un tour de chant magistral, le dernier, que livre depuis le 7 septembre et jusqu'au 6 octobre à l'Olympia le doyen, presque aussi intenable qu'il vénérable, de la chanson française. Hier soir mercredi 28 septembre, 55 ans après avoir signé ses débuts en haut de l'affiche de la salle parisienne en 1956, Charles Aznavour était particulièrement attendu : "l'Arménien le plus célèbre de la planète (...) qui n'a jamais oublié ses origines et ses racines, même quand il se voyait en haut de l'affiche sur toutes les scènes du monde", pour reprendre la formule de Stéphane Bern, maître de cérémonie de cette soirée événement, chantait pour les siens. La représentation était en effet donnée au profit de l'association Aznavour pour l'Arménie, que le chanteur et son grand ami l'impresario Levon Sayan créèrent au lendemain du séisme meurtrier qui frappa le pays en décembre 1988, et commémorait le 20e anniversaire de la proclamation de l'indépendance de l'Arménie le 21 septembre 1991.

En famille et devant "ses deux présidents"

Exceptionnellement, le jeune homme de 87 ans, prince de la nostalgie dont on ne peut que louer les quelques principes anti-contemporains (comme le fait de ne pas laisser les foules chanter à sa place ou sa simple ponctualité), s'est fait désirer plus que de coutume, n'apparaissant que vers 22 heures, après une première heure à sa gloire et en l'honneur de l'Arménie animée par une pléiade d'artistes amis venus avec plaisir.

Mais c'est, contre toute attente, non pas de la scène mais de la salle qu'est montée la première ovation : l'arrivée remarquée, au centre de la mezzanine, du président Nicolas Sarkozy - sans Carla, qui se prépare à donner naissance à leur enfant -, a suscité un accueil bruyant et scandé de "bravo !". Le chef de l'Etat avait reçu dans la journée à l'Elysée le président arménien Serge Sarkissian et était à nouveau à ses côtés lors du concert, matérialisant par sa présence l'amitié et la main tendue existant entre la France et l'Arménie. Nicolas Sarkozy et Charles Aznavour seront ensemble en Arménie début octobre. Ambassadeurs et personnels politiques étaient en nombre à cette grande soirée, parmi lesquels, pour la France, Eric Besson et sa femme Yasmine, Frédéric Mitterrand, Pierre Santini ou encore Patrick Devedjian, parmi la foule de people venue acclamer, comme trois semaines plus tôt pour la première, l'artiste depuis les fauteuils ou en coulisse. Et des applaudissements, il en aura fallu pour être à la hauteur de la prestation proposée par Charles Aznavour, impérial dans les moindres détails : tantôt émouvant et le visage happé par le pouvoir d'évocation de ses propres chansons, tantôt le poing rageur en guise de conclusion jubilatoire à un morceau, précis, la main tremblante mais la voix incroyablement sûre, retraçant, des chansons d'hier à celles d'avant-avant-avant-avant... avant-hier, une aventure for me, formidable. Le tout avec la complicité de douze musiciens dont le pianiste virtuose Erik Berchot, ainsi que deux choristes incontournables : sa fille Katia et sa fidèle Claude Lombard.

Mais avant, ce sont les amis du grand Charles qui ont défilé pour mettre l'Arménie et son ambassadeur à l'honneur, de Michel Leeb à Hélène Ségara, de Laurent Gerra à Julien Clerc... Récit détaillé d'une folle soirée toute à la gloire de Charles Aznavour.

Une première partie émouvante et drôle, peuplée d'étoiles

Choisi pour débuter, le pianiste Vardan Mamikonian joue avec la vigueur requise la Danse du sabre d'Aram Katchaturian. Vient ensuite la superbe soprano arménienne Hasmik Papian, qui offre malgré elle une boutade sur mesure au facétieux expert des têtes couronnées, puisqu'elle a à son actif le rôle de Mimi dans... La Bohème (celle de Puccini, pas celle d'Aznavour), et interprète avec majesté et flamme l'aria Vissi d'Arte de la Tosca. Tigran Hamasyan, le jeune prodige de 24 ans du piano-jazz, expédie deux compositions personnelles de grande virtuosité et de grande expressivité (une pièce acrobatique galopante, une autre planante) au firmament de son art. Après la musique, la musique des mots : Michel Leeb, ami de Charles Aznavour depuis 35 ans, depuis qu'il fit la première partie de sa première tournée, rend un hommage à Molière. Tantôt humoriste, tantôt chanteur crooner, Leeb a choisi, pour petit "cadeau d'amitié pour Charles et tous les amis d'Arménie", de convier d'autres personnalités par l'entremise de ses talents d'imitateur : sur une Gymnopédie de Satie jouée par Erik Berchot, il fait déclamer successivement Jean-Pierre Belmondo, Jean-Pierre Marielle, Michel Serrault, Louis de Funès, Bourvil, Jean Gabin, Yves Montand, Fernandel, Philippe Noiret... Intense. André Manoukian, lui, a souhaité réserver une place d'honneur au duduk, instrument typique arménien qui lui évoque "la voix d'une femme" et que Charles Aznavour perçoit pour sa part comme une "voix de la conscience" qui lui donne l'impression de "mieux chanter" quand il l'entend. André Manoukian, au piano, et Serge Arribas, aux claviers, accompagnent comme ils l'ont déjà fait le grand maître mondial du duduk, Levon Minassian, pour une démonstration élégiaque de cet instrument touchant dont s'est entiché le septième art.

Seda Aznavour, l'aînée des six enfants nés des trois mariages de monsieur Charles, ouvre le bal des chanteurs qui ont accepté de prêter leur voix à cette soirée spéciale Arménie, avec un chant traditionnel qui fait chavirer les Arméniens et les amis de l'Arménie présents dans la salle, prêts à aider Stéphane Bern dans la prononciation du titre !

Bénabar lui succède pour interpréter avec indolence et facétie Mes emmerdes, sa chanson favorite d'Aznavour, laissant ensuite sa place à Patrick Fiori, dont on connaît l'extraction méridionale mais dont on oublie souvent les racines en partie arméniennes, qui chante impeccablement le poignant morceau Les montagnes d'Arménie. Amel Bent, qui considère le grand Charles comme un "père adoptif", entre en scène et livre sa version de La Mamma, avant que Laurent Gerra débarque pour mêler le rire à l'émotion. Avec le président Nicolas Sarkozy au balcon tandis que sa Carla enceinte était restée à la maison et que ses opposants socialistes débattaient en télévision, il y avait fort à parier que l'imitateur-flingueur avait concocté un traitement de faveur... Et le chef de l'Etat a été servi !

Nicolas Sarkozy en prend pour son grade de la part de son jumeau

A peine arrivé sur scène et interrompant l'orchestre pour pouvoir faire son petit numéro avec la complicité malicieuse de Stéphane Bern, Gerra déclenche l'hilarité par sa gestuelle... empruntée au président tandis que l'animateur de Secrets d'histoire feint de le mettre en garde en l'informant de la présence du président. "Je suis extrêmement heureux de participer à ce gala pour sauver la Grèce", entame l'effronté Laurent Gerra dans le costard de Sarkozy, avant de répondre à la question de son acolyte sur les chansons d'Aznavour qui l'ont interpellé : "La chanson qui me correspond en ce moment, c'est Mes amis, mes amours, mes emmerdes, là je pense que j'ai ce qu'il faut." Et ce n'est pas fini, le faux Sarkozy entend bien lire, devant le vrai et en lui intimant "ne prenez pas ça pour vous monsieur le président", les paroles de la chanson d'Aznavour qu'il va interpréter, Il faut savoir : "Il faut savoir encore sourire/Quand le meilleur s'est retiré/Et qu'il ne reste que le pire/Dans une vie bête à pleurer/Il faut savoir, coûte que coûte/Garder toute sa dignité/Et malgré ce qu'il nous en coûte/S'en aller sans se retourner." Ambiance de présidentielle... L'audace de Gerra enhardit Bern, et quand le premier a la prémonition d'un contrôle fiscal, le second ose, pouffant de rire avec son compère : "Ça, c'était du temps de Giscard." Le sketch est ponctué par l'interprétation, saisissante de ressemblances, de Il faut savoir par les voix de Charles Aznavour, Julien Clerc, Enrico Macias et Johnny Hallyday en final.

Sous les yeux de sa mère, arménienne, Hélène Ségara, qui avait déjà accompagné Charles Aznavour pour chanter en Arménie, apparaît ensuite, impérieuse, pour chanter Ils sont tombés. "Je voulais juste dire une phrase que Charles dit à propos de cette chanson : 'Ils sont tombés mais beaucoup se sont relevés'. Je pense que c'est une phrase de grande dignité. C'est vrai que le peuple arménien s'est relevé, sans aucune victimisation, et je suis très fière que ce sang coule dans mes veines", déclare-t-elle avec émotion avant de donner une prestation qui n'en contient pas moins, à la mémoire de cet errement de l'histoire. A la gravité de ce moment succède la brillance de For me, Formidable telle qu'interprétée par Julien Clerc, dernier des amis de passage par l'Olympia ce soir à dérouler le tapis rouge pour maître Charles.

Et voici Charles...

Apparu sous une standing ovation appuyé, c'est au son de la samba amoureuse de Viens m'emporter, extrait de son dernier album Aznavour toujours, que Charles noue le contact avec son public. Les yeux comme invisibles, oppressés par la lumière crue des projecteurs, mais la fièvre latine et la voix bien présentes.

"Merci à vous d'être ici ce soir. Vous savez que c'est pour une oeuvre importante - la mienne. Non, c'est pas ma poche, l'oeuvre, c'est l'oeuvre que nous avons créée, qui s'appelle Aznavour pour l'Arménie. Je voudrais aussi remercier mes présidents, leur présence est une chose importante pour nos combats. Je vous dirais qu'ils sont peut-être mal placés, mais vous savez, au prix où sont les premiers rangs, ils font des économies."

Et de continuer : "Je vais vous faire ce que je fais d'habitude quand je viens sur une scène : des chansons d'abord nouvelles, ensuite je chanterai des chansons d'hier, d'avant-hier même, et comme j'en ai atteint l'âge, je n'ai pas peur de le dire, d'avant-avant-avant... avant-hier."

Devant un dessin de bouche de métro, il entonne alors Paris au mois d'août : la respiration nasale se remarque un brin, la main sur le micro tremble bien un peu, mais pas la voix, majestueuse et irréprochable, comme l'assène la note finale, puissante dans les aigus. Ni le regard, vif et habité comme toujours, brillant au milieu d'un visage expressif qui fait naître le décor des chansons. Pas le temps de s'en remettre que, déjà, Charles Aznavour, d'un geste de la main mesuré mais martial, a donné le signal à son orchestre d'envoyer la suite. Aznavour commande ses troupes avec la poigne d'un général et mène la marche de son jubilé avec la précision d'un maestro. A la fin du concert, il se réjouira même, ne cachant rien : "Pour vous dire la vérité, j'ai des difficultés d'oreille de temps en temps. J'ai aussi des ennuis parce que je perds la mémoire de temps en temps. Quand vous avez passé 18 ans, il y a des problèmes qui se posent... Et j'ai ce qui s'appelle un prompteur au cas où je ferais une erreur, aujourd'hui je n'ai pas eu à m'en servir, mais des fois..."

En duo avec Katia, le plus beau des voyages

Voilà maintenant quelques années - une quinzaine - que Katia Aznavour, sa fille, qui ne fait décidément pas sa quarantaine, l'accompagne en tournée. Charles et Katia intensément complices, l'un contre l'autre en avant-scène, sur Je voyage, ode à cette épopée qu'est la vie d'homme qui est également le dialogue si poignant d'un père et de sa fille, entre la nostalgie et l'avenir, liés par l'amour. Le temps, l'amour, la mort, sainte trinité des poètes et des grandes chansons, qui animent une grande partie du répertoire d'Aznavour, lequel enchaîne d'ailleurs avec... Mourir d'aimer.

Puis la pompe faussement joyeuse de J'ai connu et son cortège de misères - "ce que l'homme fait à l'homme, ça ne s'imagine pas" -, extirpent Charles Aznavour de ses humeurs sentimentales pour en faire un véritable petit diable, nerveux dans son pantalon haut sur les hanches tenu par des bretelles à motifs. Homo homini lupus est.

La leçon de maître Charles

Après Va, le maître s'adonne à une masterclass captivante. "Pour moi, une chanson, c'est d'abord un texte, bien écrit, bien rimé, qui dit quelque chose d'intéressant, peut-être même d'important. Ça peut être drôle, fou, rythmé, mais un beau texte, qu'un acteur pourrait dire sur une scène de théâtre sans le secours de la mélodie. Quant à la mélodie, la musique, c'est formidable. Ça chante en vous, ça vous rappelle des souvenirs, ça vous permet de murmurer à l'oreille de la personne que vous aimez. Et quand elle se marie avec un texte, ça fait deux inconnus qui se rencontrent et qui font un ménage de toute beauté." S'ensuit la démonstration, Aznavour déclamant les paroles de Sa jeunesse, Erik Berchot en égrenant la mélodie au piano, puis les deux s'unissant. Charles avait dit vrai.

La tendresse d'un mono-slow...

Il repart de plus belle, provocateur, adoptant un masque de cynisme et d'excitation sur l'explosif et funky Mon ami, mon Judas. Quelle énergie, concrétisée dans sa posture finale de crucifié ! En guise de crucifixion, une ovation épatée. Quel est le secret de cet octogénaire surdoué ? Poursuivant sur la lancée de l'alternance des morceaux enlevés ou au contraire mélancoliques, il enchaîne avec Tu ne m'aimes plus et le tourbillonnant Désormais, autre chanson de séparation dans un style pêchu très différent, lancée sans une seconde de répit et coupant court aux applaudissements. Comme une suite logique, l'enivrant et déchirant standard Non, je n'ai rien oublié déroule sa tendresse, sa nostalgie et son ineffable mièvrerie, accompagné des vocalises de Claude Lombard, fidèle choriste d'Aznavour (réputée pour ses innombrables interprétations de génériques de dessins animés). Voir ce petit bonhomme de 87 ans jouer les amoureux transis et incertains, mimiques et postures à l'appui, est un pur délice... Et que dire ce cette interprétation suave des Plaisirs démodés, sur une scène surplombée d'une boule à facettes qui éblouit le public, transformée en ballroom, où Charles Aznavour, drolatique, se met à danser un slow joue contre joue avec lui-même, s'abandonnant à la douceur... Merveilleux.

Le clou du spectacle

Après l'heure de l'Ave Maria devant une toile de fond de vitraux vient celle du bouquet final... "A mon âge, si on n'est pas classique, on est mort", dit Charles Aznavour au moment d'introduire, présentant son ensemble de musiciens et justifiant son choix d'un pianiste classique, le pianiste virtueos Erik Berchot. Classique, il l'est. Mais avant d'interpréter ses grands classiques pour une coda en apothéose, Aznavour s'éclate sur le folklorique Les Deux Guitares, faisant aller et venir les applaudissements du public sur le refrain, jusqu'à des vivats bruyants en guise de conclusion.

La Bohème, jouée avec une serviette en guise de palette de peintre et achevée sur des pas de danse vigoureux, et Emmenez-moi, avec sa diction acrobatique toujours maîtrisée, font vibrer l'Olympia. Les amis reviennent, Aznavour s'en va.

Sa petite taille, sa petite instruction, sa petite voix, de vieux complexes qui n'existent guère plus que dans la légende. Car quel grand monsieur.

 

Guillaume Joffroy

Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
En vidéos

Camille Lellouche annonce l'annulation de son spectacle sur Instagram (25 octobre 2020).
Camille Lellouche annonce l'annulation de son spectacle sur Instagram (25 octobre 2020).
Camille Lellouche annonce l'annulation de son spectacle sur Instagram (25 octobre 2020).
Camille Lellouche annonce l'annulation de son spectacle sur Instagram (25 octobre 2020).
Shy'm dans l'émission "50 Mn Inside", octobre 2020.
Shy'm dans l'émission "50 Mn Inside", octobre 2020.
Dave, invité de l'émission "On est presque en direct" le 24 octobre 2020 (France 2).
Dave, invité de l'émission "On est presque en direct" le 24 octobre 2020 (France 2).
Baptiste Giabiconi parle de l'héritage de Karl Lagerfeld dans l'émission "50' Inside", octobre 2020.
Baptiste Giabiconi parle de l'héritage de Karl Lagerfeld dans l'émission "50' Inside", octobre 2020.
M. Pokora et Isaiah sur Instagram le 25 octobre 2020.
M. Pokora et Isaiah sur Instagram le 25 octobre 2020.
Itziar Ituno est la star internationale dans la saison 2 de "Mask Singer" - TF1, samedi 24 octobre 2020
Itziar Ituno est la star internationale dans la saison 2 de "Mask Singer" - TF1, samedi 24 octobre 2020
Blake Lively se moque de Ryan Reynolds le jour de son anniversaire (23 octobre 2020).
Blake Lively se moque de Ryan Reynolds le jour de son anniversaire (23 octobre 2020).
Stéphanie Clerbois, atteinte du covid-19.
Stéphanie Clerbois, atteinte du covid-19.
Stéphanie Clerbois, atteinte du covid-19.
Stéphanie Clerbois, atteinte du covid-19.
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel

Store Image