Dans le téléfilm Un petit air de bonheur de Jacques Santamaria, diffusé à 21h10 sur France 3, Laurent Gerra joue Sylvestre. Ce restaurateur élève seul ses deux filles. Il loue l’appartement situé au-dessus de son bouchon, Aux Amis retrouvés, à Jérôme, un pianiste revenu à Lyon. La cohabitation s’annonce compliquée. L’humoriste, lui, s’y sent à l’aise : “Ce film rassemble tous les ingrédients que j’aime.” Le tournage a eu lieu il y a un an dans sa “ville de cœur”, qui est selon lui “aussi un personnage”. Pour Le Parisien, il raconte : “Il faisait très chaud, c’était très agréable et ça a bien détendu l’ambiance.” La gastronomie occupe une grande place dans l’intrigue. Ça tombe bien : “La gastronomie et les restaurants sont ma passion.” Il possède d’ailleurs trois adresses à Lyon, dont le Léon de Lyon. C’est là qu’il emmenait Pierre Arditi le soir.
Côté cuisine, il a appris des gestes précis, comme lancer la farine ou couper les tomates. Un vrai chef a même doublé ses mains. Il raconte aussi : “J’ai même réalisé un pâté en croûte à quatre mains avec un chef de l’un de mes restaurants.” Et il précise : “Ma spécialité est le poulet de Bresse, je suis né à Bourg-en-Bresse.”
Son personnage porte une grande blessure d’enfance et élève ses filles sans l’avoir choisi. Le sujet lui parle : “Être père, je connais : je viens dès que je le peux à Lyon où vit ma fille de 6 ans.” Cette fille, Célestine, est née en 2020 de son histoire avec Christelle Bardet, rencontrée en 2010. Le couple est aujourd'hui séparé. Voici l’avait révélé en janvier 2025. Un proche évoquait alors : “Depuis quelques mois, le couple traverse une crise atomique”. Si pour l’heure aucune demande de divorce n’a encore été déposée, Laurent Gerra et Christelle Bardet ont indéniablement pris leurs distances. Si elle vit dans sa maison de Saint-Didier-au-Mont-d’Or, près de Lyon, avec leur petite Célestine, lui a quitté le domicile familial.
Pourtant, les deux anciens partenaires restent en bons termes pour le bien-être de leur enfant. Le 10 octobre, dans La boîte à secrets sur France 3, sa petite Célestine l’avait fait pleurer. Dans une vidéo, elle disait : “Je m’appelle Célestine, j’ai 5 ans, je suis une enfant qui est très très sage. Mon papa, il est un artiste et il fait rigoler les gens.” Elle concluait : “Mon papa, tu es le meilleur. Je t’aime !”
L’humoriste de 58 ans ne compte pas lever le pied. Il était le parrain d’honneur du Festival Lumière, achevé dimanche à Lyon.
Place ensuite à la scène : “Je reprends une tournée de 130 dates début novembre.” Intitulé Laurent Gerra se met à table, le spectacle passera par le Palais des Congrès de Paris les 29, 30 et 31 décembre. Le décor sera une cuisine, avec cinq musiciens en tenue de cuisiniers. Il affirme, toujours au Parisien : “C’est ma vie, d’être sur scène.” Il résume : “J’ai la chance d’aller au travail en rigolant, et de faire rire un public dont je constate en le rencontrant qu’il en a bien besoin.”
Il prépare aussi des livres pour faire découvrir les régions de France, en commençant par Rhône-Alpes.
Pour souffler, il file dès qu’il en a l’occasion à Lanslebourg, en Savoie. Son chalet, au pied du col du Mont-Cenis, lui rappelle son grand-père Georges, qui lui a transmis le goût de la pêche. Il confiait au Dauphiné Libéré : “Avoir un chalet en Savoie, c’était un rêve de gosse. Quand je suis ici, je revis, il y a les copains. C’est une évidence : j’aime être ici avec mes bouquins, mes disques. Quand il y a du soleil, je me mets sur la terrasse et je profite.”