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Letizia d'Espagne, son dérapage "de mer**" : Des messages privés font scandale

Letizia d'Espagne, son dérapage "de mer**" : Des messages privés font scandale
Par Guillaume J.
Le roi Felipe VI et la reine Letizia d'Espagne accueillaient le 17 mars 2016 le nouveau président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, au palais d'Orient à Madrid, quelques jours après le scandale de leurs messages avec Javier Lopez Madrid, un homme d'affaires impliqué dans plusieurs scandales.
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Le roi Felipe VI et la reine Letizia d'Espagne accueillaient le 17 mars 2016 le nouveau président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, au palais d'Orient à Madrid, quelques jours après le scandale de leurs messages avec Javier Lopez Madrid, un homme d'affaires impliqué dans plusieurs scandales.
Il peut suffire d'un mot de travers pour déchirer le rideau des apparences et remettre la monarchie au coeur de la controverse...

La monarchie espagnole n'avait vraiment pas besoin de cela : alors que le procès Noos, dans lequel l'infante Cristina et son époux risquent de lourdes peines d'emprisonnement, est en cours d'instruction jusqu'en juin, c'est par Letizia qu'un nouveau scandale retentissant arrive...

En apparence, rien à signaler : ces derniers jours, la reine a, fidèle à elle-même, renvoyé l'image même de la perfection à l'occasion des quelques activités officielles dont elle s'est acquittée en tandem avec son époux le roi Felipe VI. Concert à la mémoire des victimes des attentats terroristes du 11 mars 2004 à Madrid, qui avaient fait 191 morts et pas loin de 2 000 blessés, visite officielle éclair le 15 mars à Porto Rico à l'occasion du 7e Congrès international de la langue espagnole, réception et dîner d'État jeudi 17 au palais d'Orient pour le nouveau président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa... En toute circonstance, Letizia d'Espagne s'est montrée à son avantage, tantôt en petite robe noire Nina Ricci, tantôt en tailleur rose pâle Felipe Varela. Mais certainement pas assez pour faire oublier de sitôt le scandale qui a éclaté il y a quelques jours.

Le message "de merde" de Letizia à son "copain yogi"...

"Merde." Dans la bouche de la control freak Letizia, qui soigne toujours les apparences jusqu'à la maniaquerie, la grossièreté a de quoi choquer. Et c'est bien l'effet qu'a produit la révélation de messages personnels de l'intéressée à un ami dans la tourmente : Javier Lopez Madrid. Fils du grand entrepreneur Juan Miguel Villar Mir, ce copain de yoga de la reine Letizia et ami très proche (enfin... beaucoup moins maintenant) du roi Felipe VI accumule les casseroles, pris en l'espace d'un an dans plusieurs scandales de grande envergure : impliqué dans l'affaire du financement illégal du Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy et dans l'Opération Punica en lien avec un vaste réseau de corruption dans les sphères influentes, il trempe également dans l'affaire des "cartes de crédit opaques" (le parquet a requis un an et demi de réclusion à son encontre) dont ont bénéficié des dizaines de grands dirigeants espagnols et s'est trouvé par ailleurs visé dans une enquête (classée il y a peu, faute d'éléments probants) pour harcèlement sexuel et tentative de meurtre sur la dermatologue Elisa Pinto... C'est dans le cadre de ces investigations qu'ont été découverts des échanges avec le couple royal datant d'octobre 2014. L'homme d'affaires aurait tenté de les supprimer ; en vain, les enquêteurs sont parvenus à en récupérer certains, divulgués par El Diario, où le soutien de Felipe et Letizia apparaît sous une forme polémique.

"Je te l'écrivais quand l'article sur les cartes est sorti dans la merde de LOC [La Otra Cronica, la page people du site du grand quotidien El Mundo, NDLR] et tu sais déjà ce que j'en pense, Javier. Nous savons qui tu es, nous savons qui nous sommes. Nous nous connaissons, nous nous aimons, nous nous respectons. Merde à tout le reste. Un bisou, copain yogi (tu nous manques !!!)", disait le 15 octobre un message adressé à Javier Lopez Madrid par son contact enregistré comme "Ltzia", dans une conversation via WhatsApp. Une marque de soutien à laquelle cet ancien des banques Caja Madrid et Bankia a répondu en remerciant son amie royale : "À l'avenir, ajoutait-il, je prendrai des précautions supplémentaires, nous vivons dans un pays très difficile et je serai encore plus attentif à mon comportement." Les échanges rendus publics par El Diario comprennent aussi un message de Felipe, "PF PT" dans le répertoire de l'homme d'affaires : "Et comment ! Je me joins à la conversation, mais je préfère prendre un moment pour en parler sans intermédiaire électronique ou téléphonique. On mange ensemble demain ? Je t'embrasse", écrivait alors le roi, quatre mois après son intronisation... Lopez Madrid étant alors à San Francisco, la rencontre aura finalement lieu quelques jours plus tard, le 21 octobre, comme le confirment d'autres messages.

En réaction à l'éclatement du scandale ce mois-ci, le palais a émis un communiqué affirmant que le couple royal avait coupé les ponts avec son ami dès 2014, une semaine après la révélation de son implication dans l'affaire des cartes opaques et les messages en question. Ce n'est toutefois que le 30 mars 2016 que la Fondation Princesse des Asturies étudiera l'éventualité d'évincer Javier Lopez Madrid de son comité de patronage...

"Chère Madame" : la reine remise à sa place par El Mundo

Au-delà des affinités problématiques du couple royal avec un homme impliqué dans plusieurs scandales financiers, à l'heure où les Espagnols sont excédés par la corruption dans leur pays, le nom d'oiseau utilisé par la reine Letizia, ancienne journaliste vedette, au sujet de la presse a créé une véritable onde de choc. À tel point que, outre les mèmes et l'indignation qui ont fleuri sur les réseaux sociaux, le rédacteur en chef adjoint du quotidien El Mundo lui a répondu, un an et demi plus tard, par le biais d'une lettre ouverte très sensée et très piquante, intitulée "Je suis le chef de la "merde LOC" et j'espère que vous continuerez à nous lire" et dont nous reproduisons ici quelques extraits éloquents : "Chère Madame, Permettez-moi de Vous consacrer un traitement tel que la reine d'Espagne le mérite. (...) Je suis ravi de savoir, Madame, que vous faites partie des plus de six millions de personnes qui lisent chaque mois La Otra Cronica sur le site elmundo.es. (...) Je respecte, bien sûr, votre opinion sur notre travail. Nous aussi, nous avons une opinion sur Vous. Même si nous n'en sommes jamais venus à écrire, à propos d'un vêtement que vous avez porté, d'un commentaire que vous avez fait ou d'une expression sur votre visage, que c'était 'une merde'".

C'est vrai, cette marque de mépris était formulée dans un message privé. Et même après qu'elle a été répandue par eldiario.es et sur de nombreux sites web, je n'attends pas de Votre part un mot d'excuses. Peut-être un éclaircissement. Ou au moins, un 'WhatsApp'. (...) Étonnamment, cinq jours après la révélation de la liste des bénéficiaires des cartes de crédit opaques, Vous avez témoigné votre solidarité à Javier Lopez Madrid. Cette attitude contraste avec le départ soudain de la Maison Royale d'un autre bénéficiaire, Rafael Spottorno, conseillé privé de Votre mari, le roi Felipe VI, démis de ses fonctions. En cinq jours, personne de Votre service n'a appelé M. Lopez pour lui demander si ces accusations étaient vraies et ce qu'il comptait faire ? (...) Parce que Votre message semble laisser à penser que c'est par LOC que Vous avez appris les problèmes de votre camarade de yoga. (...) 'Nous savons qui tu es ?' Eh bien, Madame, j'espère bien que non. (...)

Je suis en tout cas surpris par Votre imprudence, Madame, et celle de votre mari à échanger des messages – ceux de Don Felipe étaient certes plus prudents. (...) Une reine ne peut cesser de se comporter comme telle une seule seconde. Ni se permettre des confidences qui pourraient nuire à la réputation de discrétion de l'institution. Ni prendre des libertés avec un copain de yoga qui s'avère peu digne de confiance. Ni d'écrire des propos dépréciatifs à l'endroit d'une publication. (...) Nous n'attendons pas d'excuses de Votre part (...) Seulement de pouvoir continuer à faire librement notre travail."

GJ

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