À la fin des années 1990, époque de ses albums Wandatta et Je suis comme ça, Lio est tombée amoureuse du musicien Alexis Zad, qui deviendra alors le père des jumelles Garance et Léa, nées en 1999. Hélas, ce rêve s'est transformé en cauchemar pour la sœur d'Helena Noguerra, puisqu'elle subira des violences conjugales.
Un sujet qu'elle a abordé à plusieurs reprises, et sur lequel elle revient notamment pour un documentaire signé Tristan Le Guillou, qui retrace sa vie et son parcours (il est disponible depuis hier, le vendredi 10 octobre, sur le site de France Télévisions, et sera également diffusé le lundi 13 octobre à 21h05 sur France 4, puis le mercredi 15 octobre à 22.55 sur France 2, dans la case Infrarouge).
"Je suis entrée en enfer. En 1997, je fais la rencontre de Zad au cours d'une convention, donc c'est professionnel (...) Ce qui m'a séduit chez lui, c'est l'exotisme. Il est Iranien et il est cultivé. Mais je ne connais pas son passé d'homme violent. Mais tout le monde le sait à table ! Sauf que personne ne me le dit. Les violences ont commencé par une simple gifle, qu'il a beaucoup regrettée tout de suite (...) 3 ou 4 mois plus tard vient la seconde, qui est plus forte et qui s'accompagne d'invectives (...) La suite, c'est vraiment l'enfer, des coups à répétition devant les enfants. Un jour, je dormais avec Igor et Esmeralda (deux de ses six enfants, qui sont nés de son histoire avec Alexis Tikovoï, ndlr), et il est venu me violer. J'étais enceinte de sept mois des pépettes (leurs jumelles, ndlr) Et malheureusement, Esmeralda s'est réveillée", a-t-elle raconté avec émotion, face à la caméra.
Et d'ajouter : "Zad n'était pas là au moment de l'accouchement de nos jumelles. Il est arrivé ivre-mort à cinq heures du matin. On n'aurait jamais laissé entrer cet homme dans ma chambre mais comme j'étais Lio on l'a laissé entrer. Il a maudit une des deux jumelles et il a dit du bien de l'autre. Je le vois encore se pencher ivre-mort et dire 'celle-là, elle est comme moi, et celle-là elle te ressemble, ca va être une m****'. Il a failli en fracasser une en me battant pendant que j'allaitais, et là j'ai eu un déclic, et je suis partie porter plainte." Dans la foulée de ces poignantes confidences, il est indiqué à l'écran, dans le documentaire, qu'Alexis Zad a alors été condamné, le 9 septembre 1999, à 6 mois de prison dont 4 avec sursis.
A cette décision s'est ajoutée une obligation de soins et de désintoxication, ainsi qu'une interdiction d'approcher Lio (qui à la fin de ce documentaire rend hommage à son regretté fils Diego) pendant 1 an et demi.
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