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Marc Dal Maso, atteint de Parkinson : "Si je l'accepte, je suis mort"

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L'ancien international de rugby souffre de la maladie de Parkinson. Dans un entretien émouvant, Marc Dal Maso revient sur ces dernières années passées à cacher sa condition, son quotidien et son avenir au sein du monde de l'ovalie.

Avant de briller lors de la dernière Coupe du monde de rugby avec le Japon en tant qu'entraîneur-adjoint, Marc Dal Maso a porté haut les couleurs du XV de France. L'ex-talonneur de la sélection tricolore a marqué le rugby français. Mais Marc Dal Maso est aujourd'hui malade. Dans une émouvante interview accordée au Midi olympique et à La Dépêche du Midi, il révèle souffrir de la maladie de Parkinson.

Stupeur et tremblements

Son départ de Mont-de-Marsan en 2012, où il officiait en tant qu'entraîneur, avait surpris. Fatigué, Marc Dal Maso n'en pouvait plus. Dépression ou burn-out ? La question se posait. Mais la réponse était loin de ce que l'on pouvait imaginer. De quoi souffrait, et souffre toujours, le talonneur aux trente-trois sélections avec le maillot frappé du Coq ? "De la maladie de Parkinson", lâche simplement l'homme de 48 ans, dans les colonnes du Midi olympique, ce lundi 14 décembre.

C'est sa soeur Nathalie qui, suspectant quelque chose, le pousse à faire des examens. "Parce qu'elle est secrétaire médicale et réalise que j'avais les symptômes de Parkinson, explique Marc Dal Maso. J'avais des tremblements, certes très légers, mais qui représentaient effectivement les premiers signaux de la maladie. Ma soeur a eu la lucidité et la force de m'en parler. D'évoquer, ouvertement avec moi, la possibilité d'avoir la maladie de Parkinson."

Le 26 octobre 2012, le Landais passe un scanner et le verdict est sans appel. "Le pire c'est qu'ils te disent cela comme si tu étais victime d'un rhume, même si, d'une certaine manière, cela m'a soulagé parce que je savais ce que j'avais", poursuit Marc Dal Maso, qui précise que sa maladie a été détectée en 2012, mais qu'il en souffre depuis ses 30 ans. Il évoque "une limite à ton futur", "une peur permanente" qui n'est pas celle de mourir : "La maladie est tout le temps avec toi, elle évolue avec toi et il faut que tu évolues avec elle."

Si je l'accepte, je suis mort

Pour Marc Dal Maso, vainqueur de deux Grands Chelems avec les Bleus, en 1997 et 1999, la maladie se traduit par "un stress quotidien, une sorte d'anxiété qui est au-dessus de votre tête constamment". Pas question pour autant d'accepter la maladie, comme il l'explique au Midi olympique : "Si je l'accepte, je suis mort. C'est pour cela qu'il faut que je sois fort. Pour moi, mais aussi pour les autres."

Durant trois ans, Marc Dal Maso a toutefois caché sa maladie par "peur de l'aveu, par crainte que l'on puisse dire 'il a ça et c'est terminé'". Son départ au Japon afin de préparer la Coupe du monde ? Une manière de se "cacher". Là-bas, personne ne sait. Pas même Eddie Jones, le boss de la sélection nippone. En charge des avants, Marc Dal Maso fera de la mêlée japonaise l'une des meilleures de la Coupe du monde et vivra la plus grande émotion du tournoi avec la victoire des Cherry Blossoms face à l'Afrique du Sud, future demi-finaliste.

Avoir la maladie de Parkinson ne me dérange plus

Alors pourquoi en parler aujourd'hui ? "Cela ne me dérange pas que les gens le sachent (...) Et puis, je sais qu'il y a des bruits qui courent sur moi. Alors plutôt que d'entendre les gens dire des conneries, il vaut mieux qu'ils sachent. Maintenant, le fait d'avoir Parkinson ne me dérange plus."

Philosophe ou fataliste, Marc Dal Maso est persuadé qu'"il y a des choses dans la vie qui ne t'arrivent pas par hasard". S'il ne peut expliquer l'origine de sa maladie, il émet toutefois l'hypothèse des coups répétés reçus au rugby du temps où il était joueur : "Quand tu te renseignes, tu t'aperçois que c'est une maladie particulière. Tu te dis pourquoi il m'arrive cela ? Tu ne comprends pas. Et les chocs, bien sûr..."

Désormais, c'est en toute transparence que Marc Dal Maso répond aux sollicitations des clubs. Et la réaction de ces derniers l'étonne : "J'ai été agréablement surpris. C'est un peu pour cela que je me dis que c'est le moment de le dire."

Marc Dal Maso, un entretien à retrouver dans son intégralité dans Le Midi olympique de ce lundi 14 décembre 2015 et sur le site internet de La Dépêche du Midi.

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