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Mort de Denys de La Patellière, le soldat héroïque devenu cinéaste culte

Décédé dimanche à l'âge de 92 ans, Denys de La Patellière laisse derrière lui une riche carrière avec quelques-uns des plus grands succès populaires du cinéma des années 50 et 60. Metteur en scène et scénariste, le cinéaste nantais a toujours affiché ses convictions, en se posant comme faiseur et artisan d'un cinéma commercial, à l'heure où les jeunes loups de la Nouvelle Vague (Truffaut, Rohmer, Godard) le critiquaient vivement. "Je n'avais pas l'ambition de faire une oeuvre mais de réaliser des spectacles et d'intéresser les spectateurs", disait-il en 2002, près de 30 ans ans après la fin de sa carrière sur le grand écran. Officier des Arts et des Lettres, Denys de La Patellière était aussi le père de cinq enfants, dont Alexandre, l'un des coréalisateurs et scénaristes de la comédie Le Prénom, nommée au César du meilleur film en février dernier.

Le soldat devenu cinéaste

Né le 8 mars 1921 à Nantes, Denys de La Patellière, fils d'un officier de carrière, descend d'une famille ayant fait fortune dans le négoce nantais (ses ancêtres ont été anoblis pendant la Restauration) et prépare Saint-Cyr lorsque la guerre éclate. Après avoir servi dans l'Armée de libération, il se tourne vers le cinéma en débutant comme ouvrier développeur dans un laboratoire, avant de devenir monteur aux Actualités françaises. En 1955, il réalise son premier long-métrage, Les aristocrates, avec Pierre Fresnay en patriarche au bord de l'implosion et en pleine crise de conscience lorsque sa fille lui demande d'autoriser son mariage avec le fils d'un parvenu.

Après avoir été l'assistant réalisateur de Georges Lampin, Maurice Labro et Georges Lacombe, c'est à son tour de révéler les plus grands devant sa caméra. Y défilera d'ailleurs le gotha du cinéma de l'époque : Jeanne Moreau et Danielle Darrieux dans Le salaire du péché (1956), Michèle Morgan dans Retour de manivelle (1957), Jean Gabin, Pierre Brasseur et Bernard Blier dans Les grandes familles (1958), Lino Ventura et Annie Girardot dans Le Bateau d'Emile (1962), Jean Gabin et Mireille Darc dans Du rififi à Paname (1965)... Mais son plus grand fait d'armes sera d'avoir offert à Lino Ventura, star de l'époque, son premier grand succès avec un film de guerre, Un taxi pour Tobrouk, en 1960. Le film nous plongeait au beau milieu de la Seconde Guerre mondiale, entre Tobrouk et El-Alamein, suivant les aventures à travers le désert africain de quatre soldats français que le hasard réunit, et de leur prisonnier allemand.

Ventura, Gabin, De Funès

Outre Lino Ventura, Denys de La Patellière fera d'un autre grand acteur français son comédien fétiche : Jean Gabin. Il le dirigera dans des drames scénarisés par Michel Audiard, Les grands familles et Rue des prairies, mais également des comédies avec Le Tonnerre de Dieu (sur un scénario de Pascal Jardin) ou encore Le Tatoué en 1968, où Gabin donnait la réplique à Louis de Funès. En plein triomphe, Denys de La Patellière avait même goûté au cinéma international avec La Fabuleuse aventure de Marco Polo, coréalisé avec Noël Howard, avec, devant la caméra, un certain Orson Welles.

Au début des années 1970, il cède la place à une nouvelle génération, signant ses deux derniers longs, Le Tueur (Gabin, Blier) et Prêtres interdits (Hossein). Le succès s'éloignant, il s'était tourné vers la télévision, pour laquelle il avait tourné des épisodes du Commissaire Maigret, Le comte de Monte-Cristo (1979) avec Jacques Weber, ou encore le feuilleton Bonjour Maître avec Danielle Darrieux (1987). A 81 ans, il avait signé un premier roman, L'enfant évanoui.

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