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Mort de Michel Galabru : Adieu "Papy", "Gerber" et tant d'autres...

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"Rire c'est vivre", a toujours clamé le dernier des "Gendarmes", qui vient de nous quitter, mort dans son sommeil. Retour sur une carrière de soixante ans riche en collaborations.
"Rire c'est vivre", a toujours clamé le dernier des "Gendarmes", qui vient de nous quitter, mort dans son sommeil. Retour sur une carrière de soixante ans riche en collaborations.

Une mort paisible pour un homme qui a vécu intensément. Michel Galabru est mort lundi matin, "dans son sommeil", a-t-on appris de l'AFP. Il avait 93 ans et laisse derrière lui des années de franches rigolades, des oeuvres cultes, un amour inconditionnel pour le théâtre...

Populaire, Michel Galabru l'était. Ceux qui ont grandi avec ses films, ri des heures durant à ses blagues truculentes ou admiré sur scène un amoureux invétéré du théâtre vous le diront. Acteur transgénérationnel, Galabru était tantôt commissaire Gerber dans Les Gendarmes de Saint-Tropez, Bourdelle alias Papy dans Papy fait de la résistance, père conservateur dans La Cage aux Folles ; tantôt assassin exalté pour Tavernier dans Le Juge et l'Assassin ou commissaire à la dure dans Flic ou Voyou. Il était surtout un grand acteur.

Né à Safi au Maroc - où il a vécu pendant sept ans avant de rejoindre le berceau familial dans l'Hérault -, fils d'un ingénieur professeur à l'École nationale des ponts et chaussées et benjamin d'une fratrie de trois garçons, Michel Galabru a dû très tôt affronter les épreuves de la vie. L'échec scolaire, sa grande désillusion - celle de ne pas avoir été footballeur professionnel, lui qui rêvait de jouer pour Montpellier - puis la perte de l'être cher avec le décès de son frère aîné emporté par la tuberculose à l'âge de 18 ans, et enfin la guerre 1939-1945 (il est réquisitionné pour le Service du travail obligatoire et part en Autriche puis en Yougoslavie) forgeront un homme à propos duquel le mot empirique prend tout son sens.

La comédie pour vivre

À la fin de la guerre, il gagne Paris et se lance dans le Conservatoire national d'art dramatique, lui qui a eu tant de mal sur les bancs de l'école. Amoureux de Sacha Guitry (sur qui il écrira un livre, Galabru raconte Sacha Guitry), le jeune Michel Louis Edmond (son vrai nom) se passionne pour le théâtre, joue Shakespeare comme Feydeau, et touche même au cinéma. Membre pendant quelques années de la Comédie-Française, Michel Galabru s'offrira une bien riche carrière, forte de plus de 200 films et téléfilms, parmi lesquels des succès populaires et... des navets. Entre ses représentations dans les théâtres de boulevard, Galabru se nourrit, au propre comme au figuré, de films. Ses maigres cachets lui permettent de survivre et de donner corps à son rêve : jouer la comédie.

En 1964, sa carrière explose avec la saga du Gendarme de Saint-Tropez. Croisé trois ans plus tôt dans le non moins culte film d'Yves Robert La Guerre des boutons, Galabru devient une star dans le costume du génial et charismatique commissaire Gerber. Aux côtés du trublion Louis de Funès, l'Héraultais explose et fait rire la France entière. En 1983, il remplace son ami De Funès, qui vient de s'éteindre, dans Papy fait de la résistance - c'est un nouveau carton. S'ensuivront de nombreux rôles à succès, parfois cultes, même s'il ne s'agit que de quelques présences à l'écran. On pense notamment à La Cage aux Folles, Les Sous-Doués, Le Bahut va craquer, Astérix et Obélix contre César, Bienvenue chez les Ch'tis, Le Petit Nicolas...

Modestement brillant

Abonné aux comédies, Michel Galabru s'échappe parfois du rire pour émouvoir et briller dans des rôles plus dramatiques, comme dans Le Juge et l'Assassin. Pour ce film de Bertrand Tavernier, il est honoré d'un César du meilleur acteur en 1977 - chose que le grand public n'a peut-être plus en mémoire. Enter Gerber et Papy, il y a aussi eu deux face-à-face avec Bébel sous la direction de Georges Lautner : Flic ou Voyou puis Le Guignolo. Il y a donc eu ce Tavernier qui consacra Galabru face à l'Académie dans un registre totalement opposé à la comédie, mais aussi Le Choix des armes d'Alain Corneau.

Dans les années 1980, il tourne pour le jeune Luc Besson (Subway), Bertrand Blier (Notre Histoire), Jean-Luc Godard (Soigne ta droite) ou Claude Berri (Uranus). Dès lors, Michel Galabru se fait plus rare au cinéma et se consacre au théâtre, où il met en scène deux pièces de son fils Jean (La Poule aux oeufs d'or et Les Casseroles) et joue, que ce soit dans L'École des femmes de Molière, Les Marchands de gloire de Marcel Pagnol ou encore Les Diablogues de Roland Dubillard en 2014 - l'occasion de fêter ses 60 ans de carrière sur les planches. Galabru achète également des théâtres, de l'ancien Maubel devenu Théâtre Montmartre Galabru, au Théâtre de Dix heures, qu'il transforme en tremplin. Il crée un rendez-vous, les Estivales de Malaucène, et donne également des cours de théâtre parrallèlement à sa carrière. Infatigable et toujours empli de modestie. L'Académie des Molières finira par lui offrir l'unique prix du meilleur acteur de sa carrière, pour Les Chaussettes (2008).

Enfin, outre le cinéma et le théâtre, Galabru écrivait : de son autobiographie (Je l'ai perdue au 18) à ses mémoires (Trois Petits Tours et puis s'en vont...) en passant par son Abécédaire du théâtre et autres fantaisies dans Tout est comédie (paru en 2013 avec la complicité de sa petite-fille Sophie). Ces dernières années, l'auteur de Rire c'est vivre avait de nouveau l'audace de faire face aux épreuves de la vie, entre la mort de sa femme Claude et le décès de son frère adoré Marc, quand il ne devenait pas coutumier des sorties télévisées dérangeantes (son "Quelquefois on se trompe. Je suis tombé dans des catastrophes. Ils étaient tous pédés. J'ai été pris comme un pédé moi aussi", en avait dérouté plus d'un en 2013).

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