La rencontre de cet écrivain et de sa compagne aurait très bien pu être le point de départ d’un livre à l’eau de rose. Mais parfois, la réalité dépasse la fiction… Alexandre Jardin aurait du mal à dire le contraire. Car depuis plusieurs années, celui qui a reçu le prix du Premier Roman en 1986, à seulement 21 ans, pour Bille en tête, vit une histoire d’amour digne d’un scénario romanesque. Tout a commencé pendant la pandémie de Covid-19, entre deux continents.
À l’époque, une Canadienne a répondu à l’un des tweets de l’auteur médiatique. "Elle a fait un commentaire qui est tout aussi beau qu’un vers de René Char, racontait-il sur les ondes d’Europe 1. On s’est parlé et, au bout de dix minutes, je savais que j’allais finir ma vie avec elle." Pendant des mois, Alexandre Jardin et sa compagne se sont parlé frénétiquement par messageries interposées.
"Je lui ai écrit pendant un an sans savoir à quel moment je la verrais", a confié l’auteur à succès sur le plateau d’Estelle Midi, le 9 octobre dernier. Et si cette situation aurait pu frustrer bien des gens, Alexandre Jardin l’a vécue comme une chance. "Quand vous rencontrez une femme par écrit, vous la rencontrez tout simplement. Vous accédez vraiment à ce qu’elle est", a-t-il encore analysé. Séparés par l’Atlantique, les deux amoureux ont même sauté un pas fou : ils ont acheté une maison.
"On a acheté notre maison avant de se voir. Je suis rentré dans une agence, j’ai dit : 'Je voudrais une maison pour une femme que je n’ai jamais vue'", a raconté l’écrivain devant une Estelle Denis particulièrement médusée. L’agent immobilier n’a pas "appelé la police", comme a plaisanté l’animatrice. Bien au contraire : cette demande un peu folle a été "le début d’une grande amitié". "À un moment, on peut accepter que la poésie rentre. On n’est pas obligé de mener des vies de merde", a encore lancé Alexandre Jardin sur le plateau l'émission quotidienne de RMC.
À des milliers de kilomètres de celui qui a fait tourner Sophie Marceau et Vincent Pérez dans Fanfan, la Canadienne originaire de Toronto n’a pas pris peur. "Elle a acheté quarante meubles sur Le Bon Coin pour meubler cette maison qu’elle n’a jamais vue, plaisantait le père de cinq enfants sur Europe 1. Ça fait des mois que je sillonne la France avec des copains pour aller chercher ces meubles." Depuis, la maison achetée avec sa compagne est en cours d’aménagement…
Mais le frère du réalisateur Frédéric Jardin n’en a pas dit davantage sur sa nouvelle vie, ni sur sa première rencontre physique avec celle qui a fait chavirer son cœur à distance. La seule chose certaine, c’est que l’écrivain engagé semble vivre le grand amour. "Les amours secondaires ont besoin d’assurance, les grandes amours sont évidentes", a-t-il résumé face à Estelle Denis sur RMC. Espérons que, comme ses romans les plus célèbres, cette histoire se termine bien.
player2
player2
player2
player2