C'est le domaine de dix hectares le plus mythique de Saint-Tropez avec sa vue époustouflante sur la Méditerranée. Mais d'après les informations dévoilées par Paris Match, le conte de fées de La Madrague a pris une tournure bien sombre.
Actuellement, le quotidien sur le domaine qui appartenait à Brigitte Bardot est loin du glamour d'antan. Le mot "insalubrité" a même été prononcé par un connaisseur du marché immobilier. Dans cet ancien hangar à bateaux, la nature a littéralement repris ses droits : les murs de la chambre suintent, des racines s'infiltrent dans le plafond, et les frigos se retrouvent envahis par la moisissure. Côté animaux, la situation a été critique : des pigeons ont été retrouvés morts et des chats ont dû être sauvés in extremis de la propriété. Face à cette situation, la Fondation Brigitte Bardot a pris des mesures radicales en fermant la propriété le 25 octobre pour y entamer des travaux. Conséquence : Bernard d'Ormale, le veuf de la star, s'est vu refuser l'accès au domaine où il dormait pourtant depuis trente-quatre ans.
Mais alors que compte faire la Fondation de ce lieu chargé d'histoire ? Oubliez l'idée du grand musée traditionnel. Brigitte Bardot aurait d'ailleurs modifié son testament devant notaire pour annuler l'obligation faite à la Fondation d'en faire un musée selon Ghyslaine Calmels-Bock, directrice générale. La raison est que l'accès au domaine est considéré comme "impraticable", rendant impossible l'accueil des foules. La Fondation planche donc sur un concept plus exclusif. En effet, la Madrague sera très certainement ouverte uniquement sur rendez-vous, à de petits groupes, pendant seulement quelques mois de l'année ou à l'occasion d'événements spécifiques.
Mais avant de pouvoir accueillir ces visiteurs privilégiés, le domaine doit faire peau neuve. De gros chantiers de consolidation à l'extérieur ont donc déjà été entrepris pour en faire un sanctuaire rénové et compatible avec l'accueil d'un public. Les animaux qui s'y trouvaient ne feront sans doute pas partie de l'aventure. Ils sont nombreux à avoir été déplacés dans des refuges, les autres ont été euthanasiés ou retrouvés morts.