La célèbre propriété tropézienne de Brigitte Bardot est devenue le théâtre d'un conflit particulièrement tendu. Dix mois après la disparition de l'icône du cinéma, survenue le 28 décembre 2025 à l'âge de 91 ans, les désaccords autour de son héritage connaissent un nouvel épisode. Ce week-end, Bernard d'Ormale a découvert qu'il ne pouvait plus accéder à La Madrague, la propriété où il partageait le quotidien de la star depuis plus de trois décennies. L'homme de 85 ans s'est retrouvé face à une entrée condamnée, la Fondation Brigitte Bardot affirmant appliquer les dispositions prises par sa fondatrice de son vivant. Mais la situation aurait pris une tournure particulièrement grave. Selon les informations révélées par RTL, Bernard d'Ormale ferait l'objet d'une plainte déposée par l'agent de sécurité présent devant la maison de l'actrice.
Les tensions entre Bernard d'Ormale et la Fondation Brigitte Bardot ne datent pas d'hier. Mais elles se sont intensifiées ces derniers jours autour de l'accès à la célèbre demeure de Saint-Tropez. Après s'être absenté pour prendre un café dans le centre-ville, le dernier compagnon de l'actrice a découvert que l'entrée du parking avait été condamnée. Il a alors tenté de joindre les responsables de la Fondation afin de récupérer plusieurs effets personnels restés à l'intérieur, notamment ses papiers et ses médicaments. La situation aurait ensuite dégénéré. D'après les informations du média, Bernard d'Ormale aurait enfoncé le portail de la propriété avec sa voiture, renversant un vigile sur son passage. La Fondation Brigitte Bardot a indiqué à la radio que la scène avait été filmée par des caméras de vidéosurveillance.
L'agent de sécurité aurait été blessé lors de cet incident. À ce stade, les circonstances précises restent à établir et aucune décision de justice n'a été rendue concernant les faits reprochés à Bernard d'Ormale. Ce nouvel épisode vient néanmoins accentuer les tensions qui opposent le veuf de Brigitte Bardot aux dirigeants de la Fondation.
Face au déferlement médiatique et aux accusations de brutalité lancées par le veuf, la Fondation Brigitte Bardot a réagi par un communiqué d'une fermeté absolue pour recadrer les faits et le droit. L'organisme rappelle que la cession de la villa tropézienne ne souffre d'aucune ambiguïté : "Brigitte Bardot a fait donation de la propriété de La Madrague à sa Fondation dans le but exclusif de garantir la pérennité de son œuvre et d'assurer le financement durable de la cause animale". Selon les actes enregistrés du vivant de l'actrice, les occupants disposaient d'un délai strict de six mois après son décès pour libérer les lieux sans indemnité.
L'institution tient également à balayer l'idée que Bernard d'Ormale aurait été laissé démuni du jour au lendemain. Dans sa mise au point, elle révèle que l'actrice avait soigneusement anticipé son avenir : "De son vivant, Brigitte Bardot avait elle-même organisé les conditions permettant à son compagnon de résider ailleurs qu'à La Madrague, en lui laissant la jouissance d'un très bel appartement sur 2 niveaux avec jardin privatif dans un beau quartier du 16ème arrondissement de Paris mais M. d'Ormale a choisi de le vendre". Un bien d'exception estimé à 1,5 million d'euros, dont la vente contraste avec le studio social de 29 m² récemment attribué au veuf par la municipalité tropézienne.
Excédée par ce qu'elle qualifie de cabale, l'équipe dirigeante dénonce des attaques personnelles et des récits tronqués visant à déstabiliser son action d'intérêt général. Elle s'étonne ouvertement : "Comment penser que les volontés de la fondatrice pourraient être ignorées ou réinterprétées au gré d'intérêts particuliers ? Comment accepter qu'une minorité de 'commentateurs' s'autoproclament gardiens de la mémoire de Brigitte Bardot, et en réalité poursuivent de leur vindicte personnelle la Fondation, ses dirigeants et administrateurs ?".
Pour l'entourage institutionnel de celle qui était surnommée BB, faire respecter les actes notariés n'a rien d'un règlement de comptes, mais relève d'une obligation statutaire rigoureuse. "La Fondation ne laissera ni la mémoire de sa fondatrice ni son intégrité être dénaturées par des rumeurs ou des procès d'intention", conclut l'organisation, prête à multiplier les recours juridiques. Entre procédures pénales et déchirement intime, l'héritage de l'icône tropézienne se joue désormais sous le regard des juges.