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Patrick Poivre d'Arvor "plagiaire" : un homme blessé à la défense bancale...

Après trois semaines de silence, Patrick Poivre d'Arvor lançait mercredi soir une grande campagne de séduction en apparaissant coup sur coup sur RTL puis au Grand Journal. Le journaliste écrivain entendait se défendre des accusations portées par L'Express au début du mois de janvier qui soulignait d'importants emprunts de son livre - Hemingway, La vie jusqu'à l'excès - à une biographie américaine signée Peter Griffin.

Une affaire personnelle, PPDA comme cible...

Patrick Poivre d'Arvor publie également ce jeudi dans Le Monde une grande tribune intitulée : "Je ne suis pas un plagiaire." Il y pointe du doigt "la machine à broyer", "la campagne", "le montage" orchestré par L'Express et dont il se dit victime. Il reproche à l'hebdomadaire d'avoir repris, "fort opportunément", les accusations de son ex-compagne Agathe Borne à propos de son roman Fragments d'une femme perdue, paru en 2009. Accusations dont il devra répondre devant le tribunal le 9 février : "Cette fois-ci c'est de contrefaçon qu'on m'accusait, au motif que j'aurais reproduit dans cette oeuvre de fiction, un SMS et quelques lettres d'amour. Or la plupart des romans s'inspirent de faits vécus ou fantasmés. L'Express n'hésitera pas à piétiner, aussi sauvagement que la presse à scandale, les dernières plates-bandes de ma vie privée, que je n'ai jamais dévoilée."

Le directeur de L'Express, Christophe Barbier répond : "L'Express ne mène jamais de campagne ad hominem. J'ai, et tiens à conserver, de bons rapports avec Patrick Poivre d'Arvor, que je retrouverai demain pour les délibérations du prix Hachette, un prix de journalisme dont le jury compte depuis longtemps PPDA parmi ses membres." Le tout, en persistant que la défense de PPDA est "friable" et qu'il aurait mieux fait de reconnaître que sa "biographie d'Hemingway avait fait l'objet d'une 'écriture assistée' et que ce processus avait connu une défaillance majeure".

Sa défense

Sur RTL, au Grand Journal, comme dans l'interview accordée à Jean-Pierre Elkabbach qui sera diffusée vendredi soir sur Public-Sénat et dont nous vous proposions un extrait éloquent mercredi, PPDA conserve la même ligne de défense et les mêmes arguments. Le journaliste écrivain ne reconnaît que "trois erreurs" : écrire à la main (facilitant les erreurs et les inversions de fichiers), avoir donné son bon à tirer depuis l'étranger par téléphone (?), avoir dédicacé cette mauvaise version (qui a déclenché la polémique) sans la relire. Sur Canal+, il est même allé jusqu'à nier les soi-disant emprunts à la biographie de Griffin dans la version incriminée. Ali Baddou qui possédait les deux ouvrages, sur le plateau du Grand Journal, n'a guère argumenté. On aurait aimé avoir son avis sur la question, il a été bien lisse le petit Badou, trop lisse même. (revoir la séquence en cliquant ici)

À propos de cette ligne de défense, David Caviglioli sur le Nouvel Obs.fr, s'interroge : "Pourquoi les éditions Arthaud ont été incapables de nous communiquer la bonne version dès les premiers jours de la polémique. Faut-il alors penser que celle qui sort aujourd'hui a été retravaillée en catastrophe pour expurger tout ce qui pourrait passer pour de la contrefaçon ?" Il reléve très précisement que "Le nombre de pages diminue : on passe de 416 à 384, soit une perte sèche de 32 pages. Doit-on en conclure qu'on a fait tant de bruit pour un emprunt d'une trentaine de pages ? A vrai dire, si on se limite au seul texte, la différence entre l'ancienne et la nouvelle version est plus importante. Quarante-quatre pages. Pour éviter un amaigrissement trop visible, les gens de chez Arthaud ont eu recours à des stratégies d'étudiants pressés. Ils ont multiplié les sauts de ligne. Des notes ont été rajoutées, ainsi qu'une filmographie (cinéma et télé) à l'intérêt limité, le tout représentant un gain de huit pages. Et une chronologie de quatre pages clôt désormais l'ouvrage". Pour preuve qu'il a étudié et comparé par le menu les deux ouvrages, il conclut sûr de lui : "On a souvent l'impression que quelqu'un a tiré à la ligne pour remplacer tous ces passages supprimés. En lieu et place des notations précises qui faisaient le sel de l'ouvrage à côté de la déférence irritante de PPDA pour son sujet, on peut désormais lire d'interminables passages interrogatifs... C'est dur pour PPDA !

L'homme blessé

Patrick Poivre d'Arvor répond par l'indignation car ces accusations touchent "au sacré", à ce qui "l'intéresse le plus au monde, l'écriture". Il insiste sur le fait qu'il écrit des romans depuis qu'il a 17 ans, qu'il a toujours écrit seul (ou travaillé avec son frère, dans ce cas le livre était cosigné), et qu'il a procédé de la même manière pour son Hemingway, un long travail de 18 mois. Bernard Marck présenté par L'Express comme son nègre, ne lui a rédigé que des notes synthétiques sur la jeunesse d'Hemingway, la guerre d'Espagne et l'entre-deux guerres, pour lui faire gagner du temps, "une pratique pour qui s'attelle à un tel travail".

Dans la conclusion de sa tribune dans Le Monde, on sent l'homme blessé quand Patrick Poivre d'Arvor écrit : "Depuis mon adolescence, j'écris des livres. J'en ai écrit beaucoup, et avantage encore depuis mon éviction du journal télévisé il y a trois ans. Mais c'est ma vie, mon oxygène et ma passion. Qu'on me laisse ce bonheur, comme cet honneur. Et qu'on en profite pour relire Hemingway !"

Que restera-t-il de cette polémique ? L'avocat spécialiste de l'édition et essayiste Emmanuel Pierrat souligne sur 20minutes.fr : "Le plagiat est une chose extrêmement répandue dans les biographies ou le secteur des savoirs. Des auteurs condamnés comme Jacques Attali ou Alain Minc s'en remettent très bien. Tout dépend si le public s'attache aux livres ou à la personnalité de celui qui les écrit." Pour son Hemingway, PPDA n'a été condamné que par L'Express, quant à sa popularité, elle ne lui a jamais fait défaut...

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