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Prix Sacem 2013 : Émotions et surprises pour Serge Lama, Stromae, Liane Foly...

Zaz, Serge Lama et Liane Foly lors de la clôture de la cérémonie des Grands Prix Sacem 2013, le 25 novembre 2013 à l'Olympia de Paris.
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Zaz, Serge Lama et Liane Foly lors de la clôture de la cérémonie des Grands Prix Sacem 2013, le 25 novembre 2013 à l'Olympia de Paris.

Formidables ! D'aventures en aventures, jusqu'au final mettant à l'honneur un Serge Lama flatté d'être si "spécial", ils étaient fo-or-mida-bles, les lauréats des Grands Prix de la Sacem 2013, parmi lesquels Etienne Daho, Stromae ou Gilberto Gil, récompensés lundi soir sur la scène de l'Olympia parisien quelques semaines après leur désignation.

Dans l'antre mythique du show-biz parisien, que la Sacem investissait pour la première fois à l'occasion de sa grand-messe annuelle et où certains des héros du soir, outre Serge Lama, ont plus d'un souvenir précieux (à l'image de Charles Dumont ou Bruno Fontaine, pour ne citer qu'eux), vieille garde et jeune génération, créateurs de tout poil, ont partagé leur(s) émotion(s) pendant deux heures émaillées par la participation de remettants exceptionnels...

Essentielle Sacem...

Tous, surtout, ont placé au coeur de leur accomplissement la Sacem, alma mater de toute une carrière, marraine bienveillante pour les pupilles de la création musicale, soeur source de confiance, avocate pugnace et précieuse. La meilleure institution de défense des droits des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique au monde, revendiqueront avec force et fierté, se référant à leur parcours international, des icônes comme Charles Dumont (Grand Prix de la chanson française - créateur) ou Jean-Michel Jarre, venu remettre, en parrain militant et connaisseur, à une Zaz intimidée son trophée (Grand Prix du répertoire Sacem à l'export).

Autant de facettes qui ont tour à tour été mises en évidence, dans un décor électrique du meilleur effet, et sous la houlette de l'indispensable Didier Varrod (France Inter), tout en verve et en éloges face aux lauréats, associé à Emilie Mazoyer (Le Mouv') pour l'animation de la cérémonie qui était retransmise en direct sur plusieurs supports. Dès l'entame, l'hyper éclectique compositeur Frédéric Verrières (Grand Prix de la musique symphonique - jeune compositeur) en a fourni une illustration saisissante en offrant un extrait de son opéra The Second Woman avec l'impressionnante soprano colorature Marie-Eve Munger et l'envoûtante Jeanne Cherhal. Ou comment tous les répertoires et toutes les musiques sont miscibles les uns dans les autres. Plus tard dans la soirée, avec la remise de l'autre Grand Prix de la musique symphonique ("carrière"), l'atypique Alain Kremski, renommé pour son travail musical à base de cloches, de gongs et autres bols du Japon, donnait son propre son... de cloche et confirmait avec effusion l'importance d'être épaulé (par la Sacem, par les éditeurs, par les directeurs de festival) pour qui place la création artistique au-dessus de tout, quitte à s'aventurer hors des sentiers battus. C'est le cinéaste Laurent Tuel, qui avait fait appel à Alain Kremski pour son polar Le Premier Cercle (Jean Reno, Gaspard Ulliel), qui s'est déplacé pour lui remettre son prix.

Un casting d'élite, des chemins de traverse aux autoroutes de la gloire

Autre remettant surprise, le comédien Lambert Wilson a fait l'honneur de sa présence, de son éloquence et de son affection palpable à Bruno Fontaine (Grand Prix de la Musique pour l'image). L'acteur s'est souvenu que le maestro, très touchant dans son discours de remerciement, l'a aidé à faire ses premiers pas dans la chanson, mais s'est aussi félicité d'avoir provoqué son rapprochement fructueux avec le cinéma en le présentant à Alain Resnais - On connaît la chanson et Pas sur la bouche en témoignent.

Au rayon électron libre, Wax Tailor se pose là également. Récompensé par le Grand Prix des musiques électroniques, le génie des platines, d'ordinaire retranché derrière l'esthétisme et la puissance de ses créations, a pris la parole en pleine lumière pour exhorter les décideurs à avoir du courage, celui de s'intéresser aux talents en devenir et atypiques, ceux qui comme lui empruntent les "chemins de traverse", et pas seulement à la "musique préformatée". Sollicités ainsi en live, les hommes de l'ombre ont également eu droit à leur part de reconnaissance pour leurs bons et loyaux services rendus à la musique, notamment lorsque le très apprécié Marc Lumbroso a reçu pour son label Remark Music le Grand Prix de l'édition musicale. Très ému (son homologue et disciple avoué Jean-Philippe Allard, récipiendaire du même prix en 2012, l'était au moins autant au moment de lui décerner le trophée), le charismatique éditeur a eu une pensée particulière pour son ami Jean-Jacques Goldman, avec qui il a connu ses premiers grands succès dans les années 1980 - les premiers d'une longue série incluant Johnny Hallyday, Raphaël, Sexion d'Assaut ou Florent Pagny. Plus accoutumée à l'ombre également, la réalisatrice émérite Anne Dörr s'est vu remettre le Grand Prix de l'auteur-réalisateur de l'audiovisuel.

Privé de concerts pour raisons de santé, Etienne Daho a reçu une belle ovation en même temps que le Grand Prix de la chanson française (créateur, interprète), puis a laissé, après un court speech ravi et intimidé, la scène à Yan Wagner (présent sur l'album Les Chansons de l'innocence retrouvée) pour une réinterprétation du tube Épaule Tatoo. L'autre moitié du Grand Prix de la chanson française ("créateur") est allée au toujours fringant Charles Dumont, qui, après une brève rétrospective mettant en exergue son travail avec Edith Piaf, s'est installé au piano pour interpréter Je ne regrette rien. Louant le travail opiniâtre de la Sacem, l'éminent patriarche de la chanson française a également évoqué le destin de l'Olympia, cette salle au destin si lié au sien, et a porté aux nues son créateur Bruno Coquatrix, son héritier Jean-Michel Boris, et son actuel directeur Arnaud Delbarre, venu lui remettre son trophée avec beaucoup d'émotion. Dans un autre registre, Marc Jolivet a sorti le grand jeu pour remettre à Liane Foly, déchaînée et blagueuse (elle s'attendait à voir Brad Pitt débarquer pour ses beaux yeux), son Grand Prix de l'humour, se prosternant aux pieds de sa "reine".

Stromae - Orelsan, retrouvailles en mode cheese

Ambiance potache également lorsque Stromae, récompensé du Prix Rolf Marbot de la Chanson de l'année pour Formidable, a reçu la visite surprise d'Orelsan, venu lui remettre son trophée après l'avoir aidé sur son second album, Racine carré. Et tandis qu'Orelsan admettait avec admiration la suprématie de Formidable sur l'année musicale 2013, racontant avec humour comment toutes les mélodies qu'il composait à l'époque pour son propre album étaient polluées par le tube du Belge, ce dernier rendait hommage à son compère normand pour l'avoir "sorti de la mouise" lorsqu'il bloquait sur les morceaux Carmen et AVF, et pour lui avoir appris que "la musique, ça ne se fait pas seul".

Parmi toutes ces belles paroles, de magnifiques moments de musique se sont produits, comme lorsque l'inimitable et magnétique Rover a interprété son vertigineux Aqualast à l'issue du magnéto dédié aux "tombés au champ d'honneur" de la musique française (outre les commémorations Trenet, Piaf ou Bécaud, Georges Moustaki mais aussi le journaliste Gilles Verlant et l'ancien directeur de la musique de France Inter Bernard Chérèze, disparus récemment, étaient notamment salués), ou lorsque le formidable guitariste jazz Romane, référence du swing gitan et Grand Prix Sacem du jazz, s'est attiré avec ses deux fils une ovation très marquée de l'Olympia. Plus tôt, Gilberto Gil avait lui aussi fait recette, dans le style chaloupé et chatoyant qu'on aime tant, en interprétant la cocasse et éloquente Touche pas à mon pote, chanson composée pour SOS Racisme. Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, s'est chargée de remettre à l'ancien ministre de la Culture brésilien et éminent citoyen du monde le Grand Prix des musiques du monde.

Serge Lama, fier auteur militant couvert de cadeaux

Sous les feux de la rampe à l'occasion de ses 70 ans et de ses 50 ans de carrière, c'est à Serge Lama qu'est revenu l'honneur de clore la cérémonie. S'il a refusé en début d'année celui que souhaitaient lui remettre les Victoires de la Musique, cérémonie trop parisianiste à son goût, le chanteur n'a pas boudé le Prix Spécial que lui avait réservé la Sacem. "Moi aussi, je suis spécial", s'est d'ailleurs félicité un Serge Lama toujours un peu gêné par sa hanche mais loin d'être handicapé. Déjà distingué cette année pour ses talents d'auteur par l'Académie française, il était heureux d'être ainsi célébré par ses pairs, et a accueilli sur scène avec une joie immense le magnifique parolier Claude Lemesle (Bécaud, Dassin, Reggiani, etc.). En la présence de cette plume précieuse, dont il a dressé les louanges, Serge Lama a saisi l'occasion une nouvelle fois de clamer avec la dernière vigueur son postulat désormais notoire : "La musique, c'est 50% de paroles, de mots ou de texte, et 50% de musique. Les deux !" Il a conclu la fête en s'installant pour interpréter Les Ballons rouges, puis, ardent, D'aventures en aventures, repris en choeur à la fin par Zaz et Liane Foly, l'ensemble des lauréats étant venus le rejoindre sur scène pour le salut.

Tous garderont probablement des souvenirs chers de cette soirée, de même qu'un public dans les rangs duquel figuraient Audrey Pulvar, Jeanne Mas ou encore Cécile Cassel. Serge Lama, lui, avait doublement de quoi scander "j'suis content, j'suis content, j'suis content", puisqu'il s'est vu offrir, visiblement séduit par le cadeau, la Distinction numérique de l'Ina, des mains de son président Mathieu Gallet. Sur le support, la compilation de quelque 30 heures de ses passages en télé ou en radio et plus de 350 photographies en plateau ou en studio depuis 1964.

G.J.

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