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Procès d'Oscar Pistorius : Une reconstitution vidéo du meurtre sème le trouble

Procès d'Oscar Pistorius : Une reconstitution vidéo du meurtre sème le trouble
Par Benoit Z.

Rebondissement dans le procès Oscar Pistorius... Alors que les conclusions des deux parties auraient dû être rendues à la juge Thokozile Masipa rapidement, le procès pourrait encore se prolonger de plusieurs jours, voire plusieurs semaines. En cause, une vidéo de la reconstitution de la nuit du meurtre de Reeva Steenkamp, avec Oscar Pistorius dans son propre rôle.

Vidéo et moignons

Dimanche 6 juillet dans la soirée, la chaîne de télévision australienne Channel 7 diffusait une courte vidéo dans laquelle on voit l'athlète handicapé rejouer la scène du drame. Pour la première fois, on le voit sur ses moignons, sans prothèses ou pantalon pour les dissimuler, se déplacer avec une certaine aisance dans la pièce, bras tendus comme s'il tenait une arme à feu. On le voit également faire feu sur la porte des toilettes, courir ou reculer, toujours sur ses moignons et avec habileté, se dirigeant vers sa chambre où il enfile ses prothèses avant de rejoindre la salle de bain et sa victime, Reeva Steenkamp, jouée par sa soeur Aimée.

"Je n'étais pas certain que quelqu'un ne surgirait pas et ne pointerait pas son arme sur moi", lâche-t-il dans la vidéo où on l'entend également crier à l'aide. ces images réalisées par la société américaine The Evidence Room, spécialisée dans les reconstitutions en 3D de scènes de crimes ou d'accidents, ont été obtenues "illégalement" par Channel 7, a indiqué l'un des avocats d'Oscar Pistorius, Brian Webber. Toujours est-il que cette vidéo va dans le sens de la thèse défendue par l'athlète sud-africain depuis le début du procès, thèse selon laquelle il a cru avoir à faire à un cambrioleur et, se sentant en danger, aurait tiré à quatre reprises à travers la porte.

Une trahison

Cependant, ces images qui ont fait le tour du monde n'avaient pas vocation à être diffusées. "Cette cartographie visuelle servait uniquement à préparer les procès et n'était pas destinée à un quelconque autre usage. Aucune permission de l'utiliser n'a été donnée", a encore affirmé dimanche Brian Webber. Dès le samedi soir, Channel 7 avait indiqué détenir des images exceptionnelles d'Oscar Pistorius, après quoi l'avocat avait déclaré à l'agence de presse sud-africaine SAPA qu'"il s'occupait d'intenter une action contre le média australien ayant la vidéo".

"Pour la famille, la diffusion de ces images constitue une trahison éclatante de la confiance et une atteinte à la vie privée", a dénoncé l'avocat Brian Webber, ajoutant : "Toute reproduction de ce matériau obtenu illégalement sera jugée illégale."

Stephen Huson, un professeur de droit de Wits cité par le Times, expliquait pour sa part que la juge pourrait en théorie décider d'interrompre le procès qui dure depuis début mars, la fuite de la vidéo pouvant être considérée comme le cambriolage du bureau d'un avocat à la suite duquel des pièces seraient vendues à l'accusation.

Un témoin pris à défaut

Mais ce matin, le procès a bien repris. Le procureur Gerrie Nel a, sans jamais la citer, profité de la diffusion de cette vidéo pour poursuivre son contre-interrogatoire d'un témoin de la défense, Wayne Derman, médecin de la délégation sud-africaine des JO paralympiques de Londres.

Ce dernier indiquait qu'Oscar Pistorius était psychologiquement vulnérable et d'une mobilité limitée sur ses moignons. Ce qui aurait pu expliquer pourquoi il aurait fait feu ce 14 février 2013 sur sa compagne Reeva Steenkamp. Mais Gerrie Nel a remis cette version en question : "Puis-je vous demander s'il a jamais été montré, à votre connaissance, que M. Pistorius peut reculer sur ses moignons ?" Réponse de Wayne Derman : "Cela n'a jamais été montré, pour moi." Pourtant, sur la vidéo de Channel 7, on voit clairement l'athlète évoluer à reculons... "L'accusé avait au moins la possibilité de fuir, même de sortir de la chambre, ai-je raison ?", a poursuivi le procureur, qui a jeté un doute sur le témoignage de Wayne Derman.

Si la diffusion de la vidéo était dans toutes les têtes à l'ouverture de ce 38e jour de procès, le producteur exécutif de Channel 7, Mark Llewellyn, a tenté de se justifier après avoir été la cible de nombreuses accusations : "Nous n'aurions pas pu diffuser cette séquence si nous avions pensé l'avoir obtenue de manière illégale. L'émission a été diffusée uniquement en Australie et n'est disponible sur aucun autre territoire." Rappelons que les réseaux sociaux ne sont pas des territoires et que la séquence y a été largement diffusée...

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