Shy'm a beau être habituée aux emplois du temps chargés, certaines périodes restent plus difficiles à gérer que d’autres. Chanteuse, comédienne et maman d’un petit garçon de 5 ans, l’artiste de 40 ans doit jongler entre sa carrière et sa vie de famille. Et le tournage de la deuxième saison de Cat’s Eyes, actuellement en diffusion sur TF1, lui a donné du fil à retordre. Dans une interview accordée au média On Time, elle est revenue sur une semaine particulièrement éprouvante, durant laquelle elle a dû enchaîner les nuits de tournage et les journées auprès de son fils Tahoma.
Ce lundi 2 novembre, TF1 diffuse à 21 h 10 un nouvel épisode de la deuxième saison de Cat’s Eyes. La série, portée par Camille Lou, Constance Labbé, Claire Romain et Shy'm, poursuit les aventures des trois sœurs Chamade, bien décidées à découvrir la vérité sur leur histoire familiale. Cette fois, les héroïnes se lancent dans une nouvelle mission particulièrement risquée pour retrouver leur père et faire tomber un important réseau de trafiquants d’art. Au programme, des vols spectaculaires, des courses-poursuites et de nombreuses scènes d’action dans des lieux emblématiques, du Centre Pompidou au musée d’Orsay, en passant par le musée Rodin et le Mont-Saint-Michel. Un tournage particulièrement exigeant pour les comédiennes, qui ont dû multiplier les séquences physiques tout en s’adaptant à des horaires parfois inhabituels.
Car derrière les images parfois spectaculaires diffusées à l’écran, le quotidien des actrices est loin d’être de tout repos. Interrogées sur les conditions de tournage, Shy'm et Camille Lou ont notamment évoqué les difficultés liées aux scènes réalisées de nuit. Des journées de travail décalées qui nécessitent une organisation particulière. Pour Shy'm, cette contrainte a été d’autant plus importante que certaines séquences ont été tournées pendant les vacances scolaires. Une période durant laquelle son fils Tahoma était à la maison et souhaitait naturellement profiter de sa maman. Une situation que de nombreux parents connaissent, même si les horaires de travail de la chanteuse rendaient cette organisation particulièrement compliquée. Après une journée entière passée à s’occuper de Tahoma, Shy'm devait rejoindre les équipes de tournage.
“Je me suis retrouvée à passer la journée avec mon fils, donc les journées typiques de vacances, à devoir animer son enfant, à faire des activités, à devoir être présente, faire à manger, etc.", raconte-t-elle avant de poursuivre : “Le coucher, lui dire au revoir, bonne nuit, à demain, partir sur sa nuit de tournage, rentrer à 6 h, dormir une demi-heure, se relever à 7 h parce que l’enfant, il se réveille à 7 h, et puis repartir dans la journée et repartir la nuit après pour retourner”. Un rythme presque impossible à tenir sur la durée, avec des nuits réduites à quelques dizaines de minutes de sommeil. “Ça, ça a été une semaine très difficile”, reconnaît-elle, sans chercher à minimiser la fatigue accumulée.
Face aux confidences de Shy'm, Camille Lou n’a pas caché son admiration. Si elle n’a pas les mêmes contraintes familiales, l’actrice connaît elle aussi les conséquences physiques des tournages de nuit. “Parce que déjà, sans enfant… Puis ce qui est compliqué sur ce genre de tournage aussi, c’est que tu ne fais pas que des nuits”, souligne-t-elle, avant de détailler les changements de rythme imposés aux comédiens. Car les journées de travail ne suivent pas toujours une organisation régulière. “Donc tu vas finir ta semaine où tu te lèves à 17 h, tu te couches le samedi matin à 9 h ou 10 h du matin et, le lundi, il faut se relever à 4 h 30. Bon, là, tu sais plus, hein. Tu sais plus où t’es, même le corps, pour l’organisme…”, explique Camille Lou.
Une expérience qui lui a également permis de prendre conscience de la difficulté des métiers nécessitant de travailler régulièrement la nuit. “Je me suis dit : je suis admirative des gens qui font ça dans leur travail tout le temps. Enfin, je pensais aux infirmiers et tout, je me disais : mais waouh ! Enfin franchement, pour le corps, c’est violent”, confie-t-elle. Un constat partagé par Shy'm.