Quand on est danseuse professionnelle, il faut se plier à un régime alimentaire et sportif strict pour garder une silhouette élancée. Comme beaucoup de ses camarades, Katrina Patchett a fait de cette contrainte une véritable obsession. Originaire d'Australie, cette danseuse s'est fait connaître du public grâce à sa participation à l'émission Danse avec les stars sur TF1. Cette année, elle partage la scène avec Philippe Lellouche. D'ailleurs, ce vendredi 30 janvier, les enfants de l'acteur, dont la très discrète Sharlie, née de son union avec Vanessa Demouy, ont fait une apparition remarquée pour l'encourager dans cette nouvelle aventure.
Si aujourd'hui, Katrina Patchett n'a plus rien à prouver en matière de danse, elle a tout à révéler en ce qui concerne son passé. La raison ? Pour devenir la danseuse que tout le monde connaît, Katrina a perdu beaucoup de poids, quitte à mettre sa santé en danger. Dans un livre autobiographique intitulé Mon corps, mon combat, qui sera publié le 11 février prochain, elle lève le voile sur son combat quotidien contre la boulimie, maladie dont elle souffre depuis de nombreuses années.
Ce lundi 2 février, à quelques jours de la parution de son livre, Katrina Patchett était invitée sur le plateau de Le Mag de la Santé sur France 5. Dans une interview à cœur ouvert face au médecin Jimmy Mohamed, la danseuse a livré un témoignage coup de poing. Objectif ? Sensibiliser à la boulimie, une maladie encore trop peu connue et qui touche 3 à 5 % de la population, dont principalement des femmes : "Je veux dire aux autres que ce n'est pas forcément un sujet tabou, il faut en parler".
À l'époque, Katrina Patchett en était persuadée : "J'ai trouvé le régime parfait, je peux manger ce que je veux, et tout le monde est content". Mais très vite, elle a pris conscience qu'elle était en train de sombrer dans une spirale infernale. Pour perdre du poids plus rapidement, Katrina Patchett se faisait vomir quotidiennement : "Au début, c'est après chaque repas, après on est tellement en manque car on a faim constamment. On remplit le besoin de nourriture et après, on se sent coupable, donc on reprend le contrôle en se faisant ça. C'est un cercle vicieux".
Elle explique l'arrivée de cette maladie par la pression sociale qui l'entourait au début de sa carrière : "On me pinçait la peau en me disant : 'Ah, il y en a un peu trop, là !' T'as six semaines pour perdre six kilos" Petit à petit, ça m'a amené à passer à l'acte de me faire vomir". D'autant plus que l'entourage professionnel de Katrina était content de la voir perdre du poids à vue d'œil, sans se soucier du mal qu'elle se faisait pour arriver à de tels résultats : "Il voyait que je faisais le nécessaire pour plaire dans ce milieu".
Si aujourd'hui Katrina Patchett ne se considère pas guérie de la boulimie, elle est tout de même parvenue à la contrôler : "Je ne passe plus à l'acte, c'est sous contrôle. Mais la guérison, c'est quand on n'y pense plus". La danseuse prend pour exemple une personne alcoolique : "Il ne boit plus, mais il va quand même penser à prendre ce verre. J'ai dû apprendre à manger.". Un témoignage rare, précieux et d'utilité publique, donc.
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