Sylvester Stallone a des attaches bien plus nombreuses qu'on ne l'imagine. Dans un entretien publié le 30 septembre par Le Figaro, la star a expliqué que sa grand-mère maternelle venait du Finistère. Elle s'appelait Jeanne Clerec. “Pendant la Première Guerre mondiale, elle a rencontré mon grand-père, un beau lieutenant des Marines, basé à Brest”, a-t-il retracé. Le couple s'est ensuite installé aux États-Unis, à New York, en 1920. Deux filles sont nées de cette union, dont Jacqueline, la mère de l'acteur. Mais l'intégration de la jeune Bretonne s'est révélée compliquée. Dans sa belle-famille, on parlait yiddish. Elle a eu “du mal à s'intégrer dans sa belle-famille”, a confié l'acteur. Jeanne Clerec a fini par refaire sa vie dans le New Jersey. “Elle a refait sa vie dans le New Jersey, où elle a épousé un chauffeur routier et a eu huit autres enfants”, a-t-il détaillé. Elle est morte en 1974. “Elle est décédée en 1974, mais nous n'avions aucun lien”, a précisé Sylvester Stallone au quotidien.
Malgré cette histoire familiale complexe, l'acteur affiche un vrai attachement pour l'Hexagone. “J'aime profondément votre pays, plus que l'Italie”, a-t-il déclaré. Il ajoute : “Je maîtrise le français car adolescent, j'ai vécu trois ans dans le canton francophone de Vaud en Suisse.” Sa famille paternelle, elle, est originaire des Pouilles. Elle a quitté l'Italie en 1923 pour fuir le fascisme et la pauvreté.
Côté breton, les traces existent bel et bien. Selon Ouest-France, l'arrière-grand-mère de la star, Anne-Marie Cavalan, est née à Pontrieux. En 2009, Jacqueline Stallone s'était d'ailleurs présentée à la mairie de Brest. Le quotidien avait décrit une femme “volubile, au look un peu "excentrique”, parlant “dans un anglais au fort accent américain”. Elle cherchait la maison de sa propre mère. Jacqueline avait raconté venir parfois à Brest, enfant, rendre visite à ses grands-parents.
Ses mémoires, The Steps aux États-Unis, paraissent en France chez Flammarion sous le titre Un pas après l'autre. Le titre a un double sens. “Tout, dans la vie, s'est fait par étapes”, confie Sylvester Stallone au Figaro. “Nous avançons pas à pas et nous devenons progressivement des êtres humains accomplis.” Les “steps”, ce sont aussi les marches du Philadelphia Museum of Art, rendues célèbres par Rocky. L'acteur revient sur une enfance difficile. Né au forceps le 6 juillet 1946, il garde une paralysie d'une partie du visage et un défaut d'élocution, qui lui ont valu du harcèlement. “J'ai transformé ces blessures en énergie créatrice”, a-t-il affirmé. Ses mémoires s'arrêtent à la sortie de Rocky, en 1977. “Je préfère raconter le parcours d'un artiste qui s'est accroché”, a-t-il expliqué. Rocky fêtera ses 50 ans le 21 novembre. Sylvester Stallone rêve d'ailleurs d'être récompensé pour l'ensemble de sa carrière au Festival de Cannes.
Le comédien s'est aussi livré sur sa mère, Jackie Stallone, morte en septembre 2020 à 98 ans. Interrogé par Page Six, il a avoué ne pas avoir assisté à ses obsèques. “Je jouais au golf et quelqu'un m'a appelé pour me dire : "Ta mère est morte"”, a-t-il raconté. À la question de savoir s'il était présent à la cérémonie, il a répondu : “Non… Voilà, tu viens d'obtenir un scoop.” Il a tenu à donner du contexte. “On en est arrivé à un point où elle ne voulait tout simplement plus me parler. Elle est donc morte dans l'isolement”, a-t-il ajouté. Il se souvient d'une phrase qu'elle lui répétait : “Si tu es là, c'est uniquement parce que le cintre n'a pas marché.” Et de conclure : “Certaines personnes ne devraient tout simplement pas avoir d'enfants.” Son frère Frank avait décrit leur mère comme une personne “excentrique et flamboyante” à l'annonce de son décès.