Certains de nos lecteurs vous connaissent notamment parce que vous avez partagé la vie de Tony Parker et que vous êtes la mère de ses deux enfants. C’était une autre vie ?
C’était une autre vie parce que c’était une partie de vie publique à l’époque, même si je suis restée discrète pendant toute la décennie où j’étais avec le papa de mes enfants. Ça reste évidemment une partie de ma vie puisqu’on a les mêmes enfants, mais depuis notre séparation en 2020, je n’ai plus du tout de vie publique, si ce n’est à travers mon business.
Lorsque vous l’avez rencontré, que faisiez-vous ?
J’étais journaliste scientifique, j’écrivais sur la pharma, les biotechs, pour des médecins ou des pharmaciens notamment. Et puis une entreprise de presse m’a proposé de partir plusieurs mois comme correspondante à New York… C’est là-bas que j’ai rencontré Tony, via des amis communs. Tony vivait à San Antonio, et après quelques mois j’ai déménagé de New York au Texas pour le rejoindre.
Quand est née votre envie d’entreprendre ?
J’ai toujours voulu être entrepreneure. Au Texas, j’ai d’abord créé une agence de conseil en image. Et au fil du temps, mes clientes me demandaient souvent ce que je faisais pour ma peau, ce qu’on faisait en France ou en Europe en matière de skincare. À l’époque, il y avait déjà énormément d’injections de Botox et d’acide hyaluronique aux États-Unis. Certaines clientes n’étaient pas satisfaites parce qu’elles trouvaient que cela figeait les visages. Moi, ce qui me dérangeait surtout, c’était de voir à quel point l’insécurité féminine était marketée.
C'est-à-dire ?
Le rapport à l’âge, au fait de vieillir. On vit dans une société d’image et, socialement, c’est un sujet très présent pour les femmes. Beaucoup avaient l’impression qu’il n’existait aucune alternative : soit elles acceptaient de vieillir, soit elles passaient directement aux injections. Je me suis donc mise à chercher d’autres techniques, avec mon regard scientifique. Je suis allée un peu partout aux États-Unis et en Europe pour découvrir des technologies qui existaient déjà mais qui étaient peu utilisées.
Vous avez ensuite été formée ?
Oui, par des médecins à Boston et à New York notamment. Cela m’a permis de développer mes propres protocoles et d’ouvrir mon premier centre à San Antonio fin 2018. C’était un pari. Et finalement, ça a très bien marché dès la première année.
Et c’est là qu’intervient Alessandra Sublet…
Alessandra était venue au Texas pour faire un reportage avec le papa de mes enfants. Elle m’a dit qu’elle aimerait bien essayer mes techniques. Elle me répétait qu’elle ne faisait jamais rien au visage, qu’elle voulait quelque chose de très naturel. Je lui ai expliqué qu’il n’y aurait aucune déformation, rien qui figerait les traits, mais qu’on pouvait travailler sur l’éclat, l’élasticité, la qualité de la peau. Elle a essayé… et l’avant-après a été bluffant dès la première séance.
C’est elle qui m’a dit : “Il faut absolument que tu ouvres à Paris.” Elle m’a proposé qu’on s’associe et Le Petit Med Spa Paris est né en janvier 2020… juste avant le Covid. Pas le timing idéal… Mais à chaque réouverture, c’était plein. J’ai ensuite ouvert un deuxième centre à Lyon en octobre 2024 et la première franchise a ouvert à Montpellier début 2025.
© Instagram, axelle.francine
Sur quoi repose votre approche exactement ?
Nous avons un positionnement “no Botox” depuis le début. J’aurais très bien pu proposer des injections parce que c’est quelque chose de très lucratif, mais ce n’est vraiment pas ce vers quoi je voulais aller.
Le Botox, ça marche au début, surtout quand on est jeune et que le collagène et l’élastine fonctionnent encore bien. Mais plus on avance en âge, moins on en a, et plus il faut rajouter du produit. C’est là que le visage se fige.
En quoi consistent vos techniques ?
Nos techniques non invasives stimulent naturellement la peau sans figer les traits. L’idée n’est pas de transformer les visages mais de travailler sur une peau plus saine, plus lumineuse, plus élastique. Elles vont relaxer le muscle et stimuler ce que vous avez déjà en vous : le derme, l’élastine, le collagène.
Qu’est-ce que c’est concrètement ?
C’est un jet d’oxygène qui infuse différents actifs naturels. Nous avons aussi de la radiofréquence endodermique, qui stimule le collagène et l’élastine pour lifter. Rien n’est invasif, il n’y a pas de douleur, pas de saignement, pas de piqûre.
Ce qui fait le succès du Petit Med Spa, ce sont surtout nos protocoles : drainage lymphatique, exfoliation, infusions personnalisées… Les clientes sont prises en charge de manière très individualisée, ce ne sont pas des routines standardisées.
Vous insistez aussi beaucoup sur l’écoute des femmes…
Trop de femmes s’oublient. Elles sont mamans, elles travaillent, elles gèrent leur maison, leur vie sociale… et elles culpabilisent à l’idée de se prioriser. Nous, on essaie d’apporter ce côté cocon, cette écoute. Leur faire comprendre que penser à elles n’en fait pas des personnes égoïstes.
Quel est selon vous le geste le plus important pour prendre soin de son visage ?
Le nettoyage de peau le soir, déjà. C’est vraiment la base. Beaucoup de gens pensent qu’il faut multiplier les produits ou avoir des routines très compliquées, alors qu’un bon nettoyage adapté à sa peau, c’est déjà énorme.
Pour les peaux sensibles, déshydratées ou sèches, je conseille plutôt un lait nettoyant qu’on émulsionne puis qu’on rince toujours ensuite. Pour les peaux mixtes à grasses, surtout lorsqu’il y a du maquillage ou du SPF, on peut faire un double nettoyage : une huile nettoyante pour dissoudre le maquillage et les filtres solaires, puis un gel nettoyant derrière.
Que pensez-vous de l’eau micellaire ?
Beaucoup s’en servent pour se démaquiller, et pire, sans la rincer. Pourtant, l’eau micellaire contient des tensioactifs : ce sont eux qui captent les impuretés et le maquillage, mais ils fragilisent aussi la barrière cutanée et favorisent la déshydratation, qui cause ridules et perte d’éclat. Je déconseille aussi les mousses très décapantes ou certains savons solides utilisés quotidiennement, parce qu’ils peuvent fragiliser la barrière cutanée sur le long terme.
Le matin, faut-il aussi nettoyer sa peau ?
Pas forcément. Si la peau n’a pas particulièrement transpiré pendant la nuit, un peu d’eau tiède peut suffire.
Vos clientes connaissent-elles votre histoire passée avec Tony Parker ?
Très peu. Même certaines personnes de mon entourage ne connaissent pas forcément tous les détails de cette période de ma vie. J’ai toujours gardé ce réflexe de discrétion. Je voulais que mes clientes viennent au centre pour les bonnes raisons. Le fait d’être connue, ou associée à quelqu’un de connu, peut biaiser les relations, qu’elles soient professionnelles ou personnelles.
Vous avez vécu aux côtés de quelqu’un de mondialement connu. Cela change forcément une vie ?
Je n’ai jamais eu la sensation, moi, d’être connue personnellement. Quand je me promenais seule dans la rue, personne ne me reconnaissait. Quand j’étais avec Tony, évidemment, les gens le reconnaissaient lui, mais moi j’étais “à côté”. Je tenais beaucoup à rester anonyme et à préserver une vie privée normale. C’est pareil aujourd’hui avec mes enfants : quand on se promène ensemble, personne ne les reconnaît.
Quel âge ont vos fils ?
Josh a eu 12 ans fin avril. Liam aura 10 ans en juillet.
Vos enfants vivent-ils avec vous ?
Nous sommes en garde alternée. Les enfants sont scolarisés à Lyon, entre la maison de leur papa et la mienne.
Quelles relations entretenez-vous avec Tony Parker ?
Malgré notre séparation, on a beaucoup de respect et d’affection l’un pour l’autre. Je pense qu’on fait une très bonne équipe de parents.
Vos fils suivent-ils les traces de leur père dans le basket ?
Pas du tout ! Ils font du judo. Mon fils aîné est un immense fan de Teddy Riner. Ils sont très sportifs tous les deux, mais pas forcément dans une logique de compétition professionnelle pour le moment.
Quels sont vos projets désormais ?
Continuer à faire grandir ce que j’ai construit, mais intelligemment. Le contexte économique est compliqué, donc pour l’instant je préfère surtout consolider l’existant avant de voir plus loin.
Propos exclusifs ne pouvant être repris sans la mention Purepeople
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