Grandir avec un titre de princesse et le nom de l'une des plus anciennes dynasties d'Europe n'est pas forcément synonyme de conte de fées permanent, et Vittoria de Savoie en est la preuve vivante. Si elle occupe aujourd'hui le rang de première héritière du “trône” d'Italie, la jeune femme a toujours cherché à s'émanciper des dorures protocolaires. Pour échapper à un destin tout tracé, elle a choisi l'exil volontaire à Londres.
Dans la capitale britannique, celle qui est également mannequin pour de grandes agences tente de mener une vie la plus normale possible entre ses études et quelques petits boulots. Car oui, aussi étrange que cela puisse parraître, pour garder les pieds sur terre et subvenir à ses besoins en toute indépendance, Vittoria n'a pas hésité à enchaîner les jobs incognito, travaillant notamment comme serveuse ou dans une galerie d’art. Toutefois, derrière cette soif de liberté se cache un passé plus nuancé. En effet, comme toutes les adolescentes, la fille aînée de Clotilde Courau a dû composer avec les tourments de l'âge ingrat et, surtout, avec les complexes de sa relation avec ses parents, et plus particulièrement avec son père, Emmanuel-Philibert de Savoie.
C’est dans les colonnes du quotidien italien Corriere della Sera, le 15 avril dernier, que la princesse s'est livrée sur son éducation princière. Et si Vittoria décrit honnêtement un cadre à la fois “très libre et très solide”, la relation avec son père n'a pas toujours été aussi fluide qu'aujourd'hui. Ce dernier avait d'ailleurs récemment confié qu'à cause de son caractère renfermé et de son éducation "très formelle", il avait longtemps été incapable de communiquer ses émotions avec ses filles. La situation était telle que trois psychologues auraient même fini par baisser les bras, avant que Clotilde Courau ne parvienne à “guérir” la problématique du père de ses filles. Vittoria confirme. “Aujourd'hui, nous avons une relation sincère, ouverte, magnifique. Moi, quand j'étais plus jeune, je ressentais de la colère, il y avait beaucoup de choses que je ne comprenais pas, mais en grandissant, on se rend compte que nos parents sont aussi des êtres humains et qu'ils apprennent en même temps que nous.” confie-t-elle. Et d’ajouter : “Je crois que tous les adolescents en ressentent, n'est-ce pas ? Peut-être parce que j'aurais voulu que mes parents soient plus ensemble ou parce que je ne comprenais pas la question du nom de famille…” Heureusement pour Vittoria et ses parents, tout cela appartient désormais au passé.
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