"Monsieur 500 euros" : Le surnom gênant de Claude Guéant
Publié le 16 décembre 2021 à 08:00
Désormais derrière les barreaux en raison de l'affaire des primes en liquide, l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant, bientôt 77 ans, voit son passé ressurgir. Dans le village où se trouve sa résidence secondaire, il était, il y a quelque temps, un amateur de cash qui réglait ses achats avec de gros billets. Une époque révolue.
"Monsieur 500 euros" : Le surnom gênant de Claude Guéant
Claude Guéant au Palais de l'Elysée, à Paris Claude Guéant - Procès des sondages de l'Elysée, durant lequel Nicolas Sarkozy a été contraint de se présenter en tant que témoin à l'audience - TGI Batignolles - Paris, France - 2 novembre 2021. Nicolas Sarkozy et Claude Guéant à l'Elysée en 2010 Bruno Retailleau, Claude Guéant et Edouard Balladur - Conseil National du parti "Les Républicains" à La Mutualité à Paris. Le 14 janvier 2017 Claude Guéant au procès des sondages de l'Elysée - Paris, France - 2 novembre 2021

Actuellement dans la prison de la Santé suite à la révocation de sa peine de liberté conditionnelle pour l'affaire des primes en liquides de 2017, Claude Guéant voit son passé refaire surface. L'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy , âgé de presque 77 ans, aurait certainement aimé couler ses vieux jours dans sa résidence secondaire à Durtal dans le Maine-et-Loire, mais la Justice l'a rattrapé. Dans ce village à quarante kilomètres d'Angers, il a vécu des moments tranquilles, dépensant de l'argent avec facilité, au point de gagner un surnom aujourd'hui devenu gênant : "Monsieur 500 euros", comme le raconte Ouest-France.

Depuis quatre décennies, Claude Guéant possède une résidence secondaire sur les bords du Loir, charmante et sans prétention. C'est là qu'il venait en famille pour les vacances ou pour les fêtes, réglant ses achats en espèces avec des grosses coupures "du temps la splendeur de ce grand commis de l'Etat", précise le quotidien Ouest-France.

Le Parquet national financier l'accuse de ne pas rembourser correctement les 190 000 euros qu'il doit pour cette complexe affaire des primes en liquide - il n'en a payé que 36% -, cependant, Claude Guéant ne peut revendre sa maison de campagne de Durtal pour régler sa dette car deux juges d'instruction ont fait confisquer ses biens immobiliers dans une autre affaire, celle des soupçons de financement par la Libye de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

D'autres moyens auraient pu lui servir à payer l'argent qu'il doit, comme la vente d'une montre, de l'or et de l'argent de son assurance-vie, souligne le journal, mais l'ancien préfet avait dû utiliser cet argent pour aider ses deux enfants, "dans une situation dramatique l'un et l'autre", indique Ouest-France. Claude Guéant est père de Marie-Sophie et François, nés de son mariage avec Rose-Marie Benoist, son épouse décédée en 2008 d'un cancer fulgurant. Un contexte qui n'a pas ému la justice, l'accusant de se victimiser.

Par Samya Yakoubaly | Rédactrice
Cinéphile, elle adore regarder des bande-annonces et des moments historiques à la télévision. Le prochain James Bond ou le discours d’investiture de Barack Obama lui donnent les mêmes frissons.
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