C'est en 2020, lors de la onzième saison de Top Chef dont David Gallienne est ressorti vainqueur que le grand public a découvert Mallory Gabsi. Ce dernier s'était hissé jusqu'en demi-finale avant de finalement s'incliner. Mais depuis la fin du concours culinaire de M6, il se construit un parcours remarquable. Complice de Philippe Etchebest dans Cauchemar en cuisine, le chef belge a surtout décroché une étoile Michelin pour son restaurant éponyme situé au 28 rue des Acacias, dans le XVIIe arrondissement de Paris, à deux pas de l'Arc de Triomphe. Mais l'ancien candidat ne se limite pas à la gastronomie d'exception. Celui qui revendique fièrement ses racines bruxelloises permet désormais aux Parisiens de déguster sa spécialité de cœur, la frite belge, dans une toute nouvelle adresse.
Le 27 juin prochain, le chef ouvrira 140°, au 6 rue des Petits Carreaux, dans le très animé quartier Montorgueil, au cœur du IIe arrondissement. Un nom qui n'a rien d'un hasard : 140 degrés correspond à la température idéale de la première cuisson des frites, un détail technique devenu la signature du concept. - rappelons qu'il a déjà ouvert un premier restaurant 140° en Belgique en 2021. Dans cette adresse inspirée des fritkots belges, la frite est reine. Réalisée à partir de pommes de terre Agria sélectionnées dans les Hauts-de-France et travaillée en double cuisson, elle accompagne une carte généreuse. On y retrouve notamment des croquettes aux crevettes grises servies avec persil frit et citron jaune, des burgers au double bœuf et double cheddar, la célèbre fricadelle ou encore la mitraillette, véritable institution belge, garnie d'entrecôte saignante, de béarnaise maison, de comté affiné 36 mois et de frites croustillantes.
Derrière cette nouvelle adresse se cache bien plus qu'un simple restaurant de street-food. Avec 140°, Mallory Gabsi rend hommage à son enfance et à la culture populaire belge qui l'a vu grandir. Les sauces occupent ainsi une place centrale dans l'expérience. Mayonnaise, ketchup, sauce Samouraï, Algérienne ou encore Andalouse accompagnent les cornets de frites. Cette dernière revêt d'ailleurs une dimension toute particulière pour le chef. Relevée d'une pointe de harissa et légèrement adoucie par du miel d'apiculteurs belges, elle fait écho aux origines tunisiennes de son grand-père et à ses souvenirs familiaux. Le décor prolonge cette démarche. Imaginé par les architectes Emma Collet et Thomas Diettert, il revisite l'esthétique traditionnelle des friteries belges avec des faïences brillantes, du formica, des enseignes lumineuses et un spectaculaire comptoir jaune tourné vers la cuisine. Une manière pour le chef étoilé de réunir dans un même lieu ses deux univers : l'exigence gastronomique acquise dans les grandes maisons et la gourmandise populaire du fritkot bruxellois.
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