Le décor a changé, mais la boucle est bouclée. En 2008, Mosimann remportait la septième saison de la Star Academy. Le 10 octobre 2026, l’artiste franco-suisse a retrouvé le célèbre château de Dammarie-les-Lys, en Seine-et-Marne, non plus comme candidat, mais comme directeur du télé-crochet de TF1. Une nouvelle étape pour celui qui a depuis construit sa carrière comme DJ, compositeur, producteur et interprète. Pourtant, malgré les scènes internationales et les studios parisiens, il n’a jamais vraiment coupé le lien avec l’endroit qui lui permet de garder les pieds sur terre.
Pour comprendre cette facette de Mosimann, direction Rigi Kaltbad, en Suisse centrale. Ce village de montagne, accessible en téléphérique ou en train à crémaillère et dépourvu d’accès en voiture, occupe une place particulière dans sa vie. C’est là que son père tient une petite crêperie, un établissement familial où le musicien aime retrouver une existence plus simple, loin de l’agitation du métier. Dans Le Parisien Week-end, il raconte ce refuge avec une tendresse évidente : "J’aime tenir la caisse, là-bas. Je viens d’un village suisse, Rigi Kaltbad, 72 habitants. Il n’y a pas d’accès en voiture : on vient en téléphérique ou en petit train. A 1700 mètres d’altitude, vous trouvez une petite crêperie. C’est mon papa qui prépare les crêpes ! Ou moi, quand il veut faire une pause." L’image est à mille lieues des grandes scènes électroniques où il se produit. Un jour, Mosimann fait danser des milliers de personnes et le lendemain, il peut donner un coup de main à son père derrière le comptoir.
A Paris, Mosimann a créé un univers bien à lui. Dans une ancienne imprimerie du XXe arrondissement, près du Père-Lachaise, il a installé les bureaux de sa société de production et son studio, véritable refuge créatif. L’accès à la pièce principale se fait même par la porte d’un réfrigérateur, derrière laquelle se dévoile un décor foisonnant : figurines, claviers, guitares et souvenirs des années 1990. C’est dans cet espace qu’il laisse libre cours à son imagination, notamment pour ses Dream Tracks, ces morceaux composés sur mesure pour des personnalités comme Gad Elmaleh, Thomas Pesquet ou Alexandre Astier.
Avec sa nouvelle fonction de directeur de la Star Academy, l’artiste doit aussi jongler avec son quotidien de jeune papa. Père de la petite Hayden, âgée de deux ans, il souhaite préserver ses moments avec sa fille tout en assumant ses nouvelles responsabilités. Dans TV Magazine, il a dévoilé l’organisation prévue : "Je suis tout sauf seul. J’ai une équipe et une manager incroyables. Moi, je suis juste le haut de l’iceberg. Et puis surtout, les horaires de ma présence au château coïncident parfaitement avec les horaires de la crèche de ma fille : je pourrai l’emmener chaque matin et la chercher le soir. Et si besoin, je sais que j’ai une chambre, cachée dans les coulisses du château, qui m’attend." Un studio à Paris, une chambre à Dammarie-les-Lys... et un pied-à-terre familial en Suisse, pour se ressourcer.