Faire partie de la famille royale implique de nombreuses contraintes, notamment celle d’une médiatisation quotidienne. Certains ont pris la décision de s’éloigner, comme le prince Harry et Meghan Markle, mais pas seulement. Dans les colonnes de Point de Vue, ce mercredi 25 février, c’est la fille du roi Léopold III de Belgique qui a pris la parole. Surnommée “la princesse disparue”, Marie-Christine de Belgique a accepté de faire quelques confidences au sujet de son quotidien aux États-Unis. Si son avenir semblait tout tracé au départ, l’intéressée a choisi de suivre une autre direction, pour son plus grand bonheur. Elle a ainsi quitté la Belgique, 10e pays le plus riche du monde selon HelloSafe.
"Plus le temps passe et plus je me retire de la vie sociale", a-t-elle confié au média, qui précise que, depuis 2007, elle a fait le choix d’opter pour la discrétion. C’est à Sequim, paisible bourgade de l’État de Washington, près de Seattle, qu’elle a trouvé son bonheur. Bien loin du conte de fées auquel elle semblait destinée, Marie-Christine de Belgique fait uniquement ce qui lui plaît. Passionnée par la faune et la flore, elle est également très engagée dans la cause animale. Le média explique qu’elle était bénévole au Northwest Raptor & Wildlife Center, un refuge pour la faune sauvage de l’État de Washington. Un endroit où elle s’est rendue quotidiennement jusqu’en 2018.
Au fil des années, certains ont tenté de reprendre contact avec une princesse qui a choisi la tranquillité. C’est notamment le cas de Franck Verhaeghe, ancien coiffeur de stars à Los Angeles et ami de la princesse depuis plus de trente ans. Toutefois, ce dernier s’est heurté à un mur, puisqu’il n’a pu s’entretenir avec Marie-Christine de Belgique que par écrit. "Dans ses lettres, elle m’a dit combien elle est heureuse. Elle est en paix dans ce genre d’environnement", révèle-t-il au média. Loin des protocoles royaux, Marie-Christine de Belgique se réjouit ouvertement de n’avoir aucun compte à rendre. "Ma vie est très simple", écrit-elle.
La vie de Marie-Christine de Belgique n’a pas été un long fleuve tranquille. Enfant, elle se sentait isolée à la suite de la rupture de ses liens familiaux avec le roi Baudouin et le futur roi Albert II, ses demi-frères. Elle s’est réfugiée dans la lecture, notamment Shakespeare, mais aussi dans le sport et le dessin. "Enfant déjà, je me sentais mal aimée, voire détestée. Je n’étais jamais assez bien pour elle", confie Marie-Christine dans son autobiographie La Brisure (2004). Elle fait référence à sa mère, dont les exigences étaient très élevées. Elle revient également sur le viol dont elle a été victime de la part de son cousin et assure que, plus de vingt ans après les faits, elle en souffre toujours autant. De quoi la bouleverser profondément. Elle précise qu’elle adoptait alors un comportement pas toujours agréable : "Je me conduisais soit comme une garce, soit comme une naïve", indique Marie-Christine de Belgique.
Au début des années 1980, elle est envoyée à Toronto par ses parents et épouse un Canadien afin que son passeport ne lui soit pas retiré. À la mort de Léopold III, son père, Marie-Christine de Belgique retourne dans son pays natal, mais elle ne s’y sent pas bien. Elle partage ensuite la vie de Jean-Paul Gourgues, qu’elle épouse en 1989, et tous deux décident de s’installer en Californie. Un pays qu’elle ne quittera plus puisque, loin de l’agitation du palais royal et des contraintes qui l’accompagnent, Marie-Christine de Belgique se sent épanouie. Toutefois, elle doit faire face à des contraintes, notamment financières. "L’idée que l’un d’entre nous, mon mari, moi ou mon chien, tombe malade me fait vraiment peur : nous n’avons certainement pas les moyens d’aller à l’hôpital", reconnaît-elle dans une interview accordée à la télévision flamande en 2001. Elle n’a plus accepté de prendre la parole publiquement depuis de nombreuses années et préfère désormais la discrétion.
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