Connue pour son goût du style jusqu'au bout des ongles et sa discrétion, la fille de Caroline de Monaco, Charlotte Casiraghi est d'abord une intellectuelle nourrie par la philosophie. En effet, celle qui a intégré le lycée François-Couperin de Fontainebleau, où elle suit des cours en philosophie de Robert Maggiori a poursuivi ses études en classe préparatoire aux grandes écoles, au lycée Fénelon, dans le but d'intégrer une école normale supérieure. Si elle échoue au concours d'entrée en juin 2006, elle obtient l'année suivante une licence de philosophie à l'université Paris-Sorbonne, effectuant parallèlement des stages dans l'édition : l'un chez Robert Laffont et l'autre au journal britannique The Independent, à Londres. C'est donc armée d'un solide bagage littéraire que celle qui est confondatrice des Rencontres philosophiques de Monaco a répondu il y a quelque temps aux questions du Crayon, "média de débat pour la génération des réseaux sociaux, réunit des personnalités de différents milieux et horizons pour en explorer les enjeux actuels, briser les bulles algorithmiques et réunir".
Le sujet sur lequel la future quadragénaire confronte son point de vue est délicat : les violences faites aux femmes mais vu du prisme de la classe sociale : "Un cliché c'est de penser que ces femmes-là, du fait qu'elles sont privilégiées et protégées, ne sont pas forcément exposées à de la violences. Et par exemple, on le sait, les violences conjugales ou domestiques touchent absolument toutes les couches sociales. Et donc souvent, parfois, ces femmes-là ne sont pas forcément entendues ou en tout cas on est peut-être moins vigilants. (...) La question de l'émancipation aussi. On peut se dire qu'une femme qui a des moyens financiers confortables, accès à une éducation, la question de la difficulté de trouver son chemin sera tout aussi difficile dès lors qu'il y a un engagement familial, des enfants."
Un point de vue sur lequel elle a peut-être débattu avec un proche dont la complicité est souvent soulignée, Nicolas Mathieu. L'écrivain, lauréat du Goncourt pour Leurs Enfants après eux, est considéré comme un transfuge de classe, né dans les Vosges d’une mère comptable et d’un père électromécanicien, un milieu radicalement différent de celui de son amie Charlotte Casiraghi, fille de l'aînée de Grace Kelly et du prince Ranier dont le père, l'homme d'affaires Stefano Casiraghi est décédé en 1990. Les deux personnalités ont chacune leurs points de vue et leur parcours mais se rejoignent dans tous les cas sur l'importance de la lutte contre les violences faites aux quelles, d'où qu'elles viennent.
Passionnée de philosophie et de débat, Charlotte Casiraghi est aussi une amoureuse de la mode - elle est l'une des ambassadrices de la maison Chanel et est une cavalière émerite, experte en saut d'obstacle. Elle est également maman de deux enfants issus de ses relations passées : avec l'humoriste Gad Elmaleh, elle a donné naissance à Raphaël il y a onze ans, puis à Balthazar, bientôt 7 ans, dont le père est le producteur Dimitri Rassam, fils de Carole Bouquet.
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