Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Secret Story
Koh-Lanta
Masterchef
Pékin Express
Qui veut épouser mon fils ?
L'Amour est dans le pré
Télé Réalité
France Télévision
TF1
M6
Canal+
France 2
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

Eric Zemmour : Accusé de racisme, il risque d'être viré... malgré son mea culpa ! Canal + surpris de sa mise en demeure ! (réactualisé)

Réactualisation : Le CSA n'aura pas perdu de temps puisqu'il vient d'annoncer que Canal+ était mise en demeure, suite aux propos tenus par Eric Zemmour. "Cette mise en demeure s'appuie sur la convention liant Canal+ au CSA", selon une porte-parole interrogée par l'AFP, puisque deux articles de cette dite-convention précisent que les programmes de la chaîne "ne doivent pas encourager des comportements discriminatoires, ni contrevenir aux valeurs d'intégration et de solidarité que sont ceux de la République." Canal + s'est déclaré "surpris par cette nouvelle" et attend "d'avoir les éléments de la mise en demeure". La direction de la chaîne a précisé "Bien évidemment nous n'approuvons pas les propos d'Eric Zemmour prononcé lors d'un échange contradictoire" mais ajoute "Cependant la télévision est en lieu de débat où doivent pouvoir d'exprimer des opinions y compris celles qu'on ne partage pas". Nous ne pouvons imaginer que le CSA demande désormais aux chaînes d'étouffer la liberté d'expression sur nos antennes".

18h53 : Le dérapage de trop pour Eric Zemmour ? Le polémiste de Laurent Ruquier est actuellement dans une tourmente médiatique... qui n'est pas prête de s'arrêter. Pour savoir pourquoi, il faut remonter à sa participation à l'émission Salut les terriens sur Canal + (présentée par Thierry Ardisson), le samedi 6 mars. Face à François-Xavier Demaison, Rokhaya Diallo (militante anti-raciste et Présidente de l'association Les Indivisibles) et Bernard Murat. C'est avec les deux derniers que la tension est montée, et plus particulièrement Rokhaya. Et pour cause le sujet était l'immigration : un thème que Zemmour aborde dans son livre Mélancolie Française, qui cartonne en librairie.

ACTE 1 : Naissance d'une polémique socio-télévisuelle

La conversation entre les invités a pourtant commencé sur un ton bon enfant : Rokhaya s'est désolée que Zemmour soit passée si près du Y'a bon Awards (cérémonie qui remet des récompenses aux personnalités ayant tenu des propos racistes) et l'a encouragé à persévérer pour le recevoir l'année prochaine. Rires discrets dans la salle. Ambiance encore correcte malgré les divergences d'opinions. Mais quand la conversation prend une tournure plus sociologique et politique, Zemmour dérape en évoquant que les immigrés devraient "faire l'effort de se fondre dans le moule français". Devant une Rokhaya portée par des arguments solides, Eric annonce des contre-arguments relatifs et très arrêtés comme "Ce pays est blanc et chrétien que vous le vouliez ou non" (voir vidéo).
Quand l'une évoque le mélange, le métissage et l'évolution de la société, l'autre utilise l'histoire et la religion comme une base fondamentale et immuable. Finis les rires dans la salle et début de consternation. Certes, Eric est habitué aux phrases chocs et n'est pas considéré comme un homme ayant la langue dans sa poche, mais son argumentaire proche du pamphlet commence à faire grincer des dents. Quand Demaison tente de prendre parti en expliquant que son enfant s'appelle Sasha (prénom non "chrétien"), simplement parce que c'est joli, Zemmour a encore une réponse : "La liberté absolue [dans le choix du prénom de son enfant, NDLR] n'est pas constitutive d'une nation". Demaison ravale son enthousiasme et se fait discret. Et puis c'est la phrase de trop, celle qui met le feu aux poudres : "Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs et arabes... c'est un fait". Malaise général. Voilà le sniper de Ruquier en train d'argumenter sa thèse avec à l'appui des statistiques raciales dans le milieu carcéral (sans évoquer l'éventuel délit de faciès devant la justice qui pourrait étayer ces chiffres...). Aïe... là, y'a pas bon pour Zemmour...

Tollé général dans les médias dans les jours qui suivent et voilà que Zemmour, habitué à ne pas faire l'unanimité, est taxé de raciste (après avoir déjà été taxé de sexiste). Les forums et les blogs s'en donnent à coeur joie et voilà le Zemmour, expert en phrases acides, en train de provoquer un séisme justifié : rapidement, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel est saisi par le MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié des Peuples) ; et la LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme) attaque l'écrivain. Serein et sûr de lui, Eric Zemmour ne se cache pas et va expliquer sa position et ses propos dans d'autres émissions (comme C à vous -voir vidéo) : à grands renforts d'explications qui se veulent crédibles, il reprend sa théorie et semble ne pas avoir conscience de l'enjeu et de l'impact. Ce n'est pas le cas du CSA...

ACTE I bis :

Surtout que le CSA a aussi été sollicité par le CRAN (Conseil représentatif des Associations Noires) pour l'émission Hebdo, diffusée sur France O (du groupe France Télévisions) le 6 mars. Zemmour avait déclaré "la discrimination, c'est la vie" et avait considéré la discrimination à l'embauche comme un "droit". Le CRAN avait ainsi rédigé une lettre ouverte et avait demandé que France Télévisions "ne finance pas des émissions où un chroniqueur régulier peut tranquillement inciter à la délinquance, émission après émission".

ACTE 2 : Le CSA et Rachid Arhab s'en mêlent...

Le CSA n'a pas l'intention de passer à côté de ce scandale. Le Point a annoncé que Rachid Arhab (ancien journaliste de France 2 et désormais "Sage" du CSA) avait réclamé une mise en demeure de Canal + pour avoir laissé passer cette séquence (le CSA s'attarde sur le sujet aujourd'hui). Rachid Arhab, à titre personnel, s'était déjà insurgé des propos de Zemmour et avait déclaré dans l'émission Médias, le mag : "On peut être arabe, éventuellement pas trafiquant de drogue. On peut être au CSA". Le Point explique que Arhab reproche à Canal + de ne pas avoir tenu son rôle d'éditeur et de ne pas avoir censuré cette séquence. Bon courage au CSA pour trancher car il est difficile de prendre position : si les propos de Zemmour restent choquants, la liberté d'expression demeure une valeur fondamentale dans une démocratie... et tout le monde ne peut pas se cacher sous la casquette d'humoriste comme Stéphane Guillon, n'est ce pas ?

ACTE 3 : Zemmour licencié ?

Le problème pour Zemmour, c'est que cette histoire a pris des proportion démesurées. Si Canal + a été pointée du doigt dans son rôle d'éditeur, les autres employeurs de Zemmour sont aussi dans le collimateur des détracteurs : Le Figaro, RTL (où il officie depuis cette année) et bien sûr France 2 où il est chroniqueur aux côtés d'Eric Naulleau dans l'émission de Ruquier. Pour l'instant, c'est au Figaro que cela pose problème : selon le Point, la direction du journal est très gênée par cette polémique qui entâche, par ricochet, l'image de son journal. Etienne Mougeotte a dit au Monde : "Ce n'est pas la ligne du Figaro une de tenir des propos racistes" et d'ajouter auprès du Point : "Nous n'avons encore pris aucune décision. Nous l'avons convoqué. Nous allons l'entendre et nous déciderons après". Le site annonce même que ce rendez-vous fait, en réalité, partie du protocole pré-licenciement : ce que l'intéressé aurait confirmé auprès de ses proches au Figaro. Le site ajoute "aujourd'hui, Eric Zemmour n'appartient plus au service politique du quotidien du boulevard Haussmann. Il est désormais chroniqueur du groupe Le Figaro, avec une présence régulière au sein du Figaro Magazine, dirigé par un soutien fidèle, Alexis Brezzet. Zemmour a trouvé refuge plusieurs étages au-dessus de la rédaction politique, dans un bureau réservé aux éditorialistes".

ACTE 4 : Dernière minute... il s'excuse !

Alors que la polémique enfle d'heure en heure, nous apprenons par le Parisien que Zemmour a envoyé un courrier de quatre pages à la LICRA pour s'excuser (à demi mot) des propos qu'il a tenus : "Ma volonté n'a jamais été de stigmatiser les Noirs et les Arabes comme des déliquants. Mais si cette phrase sortie de son contexte a pu heurter, je le regrette".

Le sort de Zemmour est en passe d'être scellé : le CSA statue aujourd'hui sur son sort et la direction du Figaro convoquera l'écrivain lundi prochain, a priori donc, pour le licencier. Une occasion idéale dans la mesure où la direction ne verrait déjà pas d'un très bon oeil la collaboration de Zemmour sur RTL (considéré comme de la la concurrence).

Raciste ? Simple provocateur ? Diabolisation excessive ? Ou juste perception des événements ? C'est désormais au CSA, gendarme télévisuel, de trancher.

Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel