Novembre 2021. Sortie du plateau du 20 Heures de TF1. Éric Zemmour – alors candidat à la présidence de la République – perdait ses nerfs face à un Gilles Bouleau stoïque. Accusant le journaliste d’avoir été à charge pendant tout l’entretien diffusé en direct sur la première chaîne d’Europe, l’ex-tête à clash d’On n’est pas couché traitait le remplaçant de Laurence Ferrari de plusieurs noms d’oiseaux. Des insultes (du genre qui commencent par “co” et finissent par “ard”) que nos confrères du Parisien – Aujourd’hui en France ne manquèrent pas de publier dans la foulée, soulignant la tension en sortie de JT.
Habitué à ce genre de traitement après une interview qui ne va pas dans le sens de son invité, Gilles Bouleau relativisait auprès des journalistes de Puremédias, dans un entretien donné à l’occasion de ses dix ans aux manettes du 20 Heures de TF1. "En 2017, c’était déjà assez violent, se souvenait-il. La première chose qu’il fallait faire après avoir reçu en plateau tel homme ou telle femme politique, c’était de couper les réseaux sociaux. On s’y habitue, mais moi je n’ai jamais trouvé cela normal."
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Homme de convictions, Gilles Bouleau (qui n’a pas épargné Emmanuel Macron lors de l’émission Les défis de la France, diffusée mardi 13 mai dernier en prime time sur TF1) n’a jamais hésité à mettre les mains dans le cambouis lorsqu’il est question de fabriquer son JT, quitte à se tâcher… "On ne décide pas pour moi, déclarait le journaliste à Puremédias. Je suis totalement les mains dans la glaise du début à la fin, et on refait le monde après le journal. J’ai horreur des arguments d’autorité, c’est-à-dire que je ne viens pas à la conférence à 9h20 en disant : Il faut ci, il faut ça. Mais j’ai mon carnet à spirales que j’apporte le matin, qui est plein de gribouillis, de questions et de pistes. Le soir, il faut que la partition soit en ordre."
Pour arriver à ses fins, Gilles Bouleau peut compter sur sa rédaction. Une équipe de journalistes ayant chacun leurs spécialités, là pour creuser les sillons définis par le présentateur du journal. Dans cette team de choc : sa très discrète épouse, Elisabeth Tran. Plus rattachée aux éditions du 13 Heures, cette journaliste diplômée de la prestigieuse École de journalisme de Lille a commencé sur le terrain avant de prendre la tête du service culture de TF1. Beaucoup moins attirée par les projecteurs, Elisabeth Tran préfère rester dans l’ombre et traiter des sujets allant de la gastronomie aux grands rendez-vous culturels tels que le Festival de Cannes, qui scintille actuellement sur la Croisette. Travailler au quotidien avec son ou sa compagne peut être compliqué pour beaucoup… Laurence Ferrari et Thomas Hugues, par exemple, en ont fait les frais ! Pas pour Gilles Bouleau et Elisabeth Tran. Un membre du staff de TF1 nous révèle que chacun vaque à ses occupations au sein de la mythique tour du Point-du-Jour. "Ils se croisent dans les couloirs, rien de plus", nous confie notre contact.
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Avec Elizabeth Tran, Gilles Bouleau a eu deux filles de 22 et 26 ans, qui n’ont pas décidé de prendre la relève de leurs parents. "Elles ont d’autres passions, un intérêt intellectuel pour d’autres sujets, constatait Gilles Bouleau dans les pages de Gala en 2022. Ma cadette ne me regarde jamais à la télévision. En revanche, quand je lui propose de regarder un reportage qui pourrait l’intéresser, elle est toujours d’accord. Une partie de ce que sont mes filles est liée à l’exercice de mon métier : elles ont grandi ailleurs (Angleterre et États-Unis, NDLR), ont appris d’autres langues, elles ont eu une vie britannique, une vie américaine. Ce sont de jeunes adultes totalement différentes de ce qu’étaient leurs parents au même âge, et c’est une chance !"
"Elisabeth Tran n’est plus à plein temps à TF1", ajoute notre contact en interne. Un virage amorcé vers une retraite bien méritée, comme celle que vient de prendre (les larmes aux yeux) son collègue Jacques Legros ? Nous n’en saurons pas plus. Gilles Bouleau, lui, n’est pas prêt à poser sa retraite. À tout juste 63 ans (qu’il célèbre ce dimanche 25 mai 2025), le marathonien accro à l’info compte bien rester à l’antenne encore quelques années. "Je ne sais pas trop ce que c’est que la retraite en ce qui me concerne, avouait-il à Puremédias. Le jour où j’arrêterai de présenter le journal, ce ne sera pas forcément le jour de la retraite, je ferai peut-être d’autres choses après. Peut-être que je recommencerai à donner des cours, j’écrirai des bouquins, je ferai des documentaires… Et puis peut-être pas. Peut-être que j’arrêterai tout et j’irai vivre dans un monastère, je ne sais pas."
En attendant, laissons le ténor du 20 Heures célébrer comme il se doit son année de plus, entouré des trois femmes de sa vie et de ses proches.
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