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Grégory Bakian : Sa belle rencontre avec Charles Aznavour, un vrai cadeau...

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Exclusif - Grégory Bakian en concert au Palace à Paris, le 18 décembre 2017. © Giancarlo Gorassini/Bestimage
Des moments privilégiés et une magnifique chanson en cadeau...

Parfois, un heureux hasard a tout d'une évidence. Ainsi, faut-il s'étonner que la route de Grégory Bakian, après avoir pris un virage à 180 degrés pour l'éloigner du sport automobile, ait croisé celle de Charles Aznavour, son maître à penser en matière de chanson ?

Alors qu'il prépare actuellement son premier album, dans le sillage d'un EP prometteur et d'un tour de chant conclu en apothéose au Palace, et qu'il révélera à la fin du printemps l'équipe artistique qu'il embarquera dans cette aventure, le jeune chanteur peut se targuer de bénéficier du patronage précieux du grand Charles. L'ancien espoir des circuits nous a raconté ce rapprochement inespéré avec cette figure primordiale de son panthéon personnel, qui compte également Johnny, Brel ou Balavoine. "Quelqu'un m'a fait rencontrer Mischa Aznavour, fils de Charles, avec qui on a eu un super feeling, se souvient-il. Mischa a accepté de s'occuper de moi, de devenir mon éditeur - et un peu mon parrain musical - même si ce que je faisais n'était pas forcément dans son style. Mais il a adoré ma voix et a trouvé que j'avais un vrai talent d'interprète. Il m'a aidé à me créer un répertoire en me présentant des auteurs et des compositeurs. Il me demande mes influences et commence à me présenter des gens - Michel Jourdan, un monument... Il contacte ces gens-là, il leur fait écouter ma voix et on n'a que des retours positifs : je me retrouve à travailler avec des monstres sacrés de la chanson française, que j'admirais dans les livrets des albums d'artistes que j'écoutais : Francis Lai, Art Mengo, Patrice Guirao, Michel Jourdan. Je me retrouve tout de suite à avoir une dizaine de chansons, des titres incroyables, des collaborations dingues."

Jusqu'au jour où...

Exalté en considérant cette chance qu'il a eue, Grégory Bakian s'émeut en arrivant au point culminant de son récit. Un de ces moments qui vous marquent à vie et dont la seule pensée vous y ramène avec une netteté phénoménale : "Jusqu'au jour où Mischa me fait écouter une chanson, une mélodie qui était en cours d'écriture : "C'est mon père qui est en train de travailler dessus donc je ne peux pas m'engager, me dit-il, mais je vais faire écouter à mon père une démo de ta voix ce soir." Le lendemain, on se revoit et il me dit : "Mon père trouve que tu as une très jolie voix et ma mère est carrément fan, elle a adoré. Mon père t'attend au piano, dans la salle de répétition." Et la première rencontre se fait comme ça : Mischa rentre, je rentre sur la pointe des pieds, je vois Charles Aznavour assis au piano en train de m'attendre. Je m'avance timidement, très impressionné - même si je le croisais et le saluais dans les bureaux, mais c'était là notre première rencontre artistique."

Et de poursuivre : "Il me dit : "Alors comme ça, vous avez aimé ma chanson ?" Je réponds : "Ah oui, monsieur Aznavour, c'est absolument magnifique, j'en cherche mes mots tellement je suis impressionné." Et il me met à l'aise, je découvre un artiste d'une humilité... Il me dit : "Faites pas attention à mon jeu, je ne sais pas jouer du piano, c'est très faux..." On commence à chanter, il m'écoute, me regarde, on travaille ensemble pendant une petite heure. A la fin de ce moment-là, Charles se lève, vient vers moi et me dit : "Ecoutez, je pense que cette chanson vous va bien. Vous pouvez la chanter." Et j'ai cette image : on se met côte à côte, il y avait la vue sur un jardin, Mischa était en retrait pour nous laisser ce moment de complicité musicale et c'est encore aujourd'hui un des moments les plus forts de mon jeune parcours. Puis on est partis déjeuner, je n'oublierai jamais, tous les quatre, avec Charles, Mischa et Seda [l'aînée des six enfants de Charles Aznavour, NDLR]. Un moment magique."

Cette fameuse chanson, que le grand Charles a offerte en toute confiance à Grégory Bakian, c'est L'Adolescence. Une valse douce-amère, dans laquelle on entend la signature mélodique du maître, que le jeune chanteur a déjà eu l'occasion d'interpréter avec beaucoup de grâce.

Grégory Bakian, L'Adolescence ; paroles Michel Jourdan, musique : Charles Aznavour. Interprétée en 2016 lors du gala Faire Face.

Par la suite, Grégory Bakian a eu l'opportunité de revoir Charles Aznavour et de connaître son sentiment sur ses premières chansons (Je prends, Ce qui ne tue pas nous rend plus fort...) et sur son interprétation de L'Adolescence. De quoi faire le plein de conseils et d'assurance pour lancer pleinement sa carrière.

A notre surprise, les deux hommes, qui ont eu l'occasion de déjeuner ensemble il y a quelques mois, n'ont même pas abordé le sujet de leurs origines arméniennes respectives - des racines que Charles Aznavour chérit notoirement.

"Bakian, oui, c'est d'origine arménienne du côté de mon père, commente Grégory. Je suis né à Marseille, mon père est né à Marseille, ça remonte à mes grands-parents. Charles Aznavour ne savait pas que j'étais d'origine arménienne quand on s'est connu parce qu'à l'époque j'avais pris un pseudo à consonance plutôt italienne. C'est quand on est partis faire ce fameux déjeuner après notre mémorable séance de travail au piano, dans la voiture, que je lui ai dit que j'étais d'origine arménienne du côté de mon père et que ma maman (née Cohen) était juive. Et Charles a eu cette petite blague, avec beaucoup de tendresse et d'humour évidemment : "Bah dis donc, arménien par son père et juif par sa mère, si lui ne réussit pas, je n'y comprends plus rien"."

Trêve de plaisanterie, le jeune homme a une conscience profonde de cette histoire dont il est le prolongement, avec des origines du côté de "deux peuples qui ont vachement trinqué" : "J'ai connu mon grand-père paternel, décédé à 103 ans, j'ai pu échanger avec lui sur son exil de Turquie au début du siècle dernier et son arrivée en France dans les années 1920, confie-t-il avec gravité. A l'âge de 101 ans, quand il en parlait, il en avait encore les yeux embués. Et mon autre grand-père aussi, parti beaucoup plus jeune malheureusement, qui m'a parlé de la Seconde Guerre mondiale, de la difficulté de vivre en étant juif, de fuir, de se cacher... De nos jours, ça paraît surréaliste. Tout cela fait de moi aussi qui je suis aujourd'hui." A savoir : un homme sensible et un artiste pour qui le message importe, et dont le public découvrira bientôt les différentes facettes.

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