Dans la mémoire collective, Lio incarne une énergie débordante, une liberté sans pareille et une collection d'hymnes qui ont bercé toute une génération ! Mais derrière l'image pétillante de la star qui a enflammé les charts dès son plus jeune âge, la vie amoureuse de l'artiste a été jalonnée de passion, de tempêtes et d'épreuves complexes. L'icône de la chanson, révélée à seulement 16 ans avec l'incontournable Banana Split, a connu plusieurs hommes au cours de sa carrière bien remplie. L’une de ces histoires conserve d’ailleurs une saveur particulièrement étrange : sa liaison avec le chanteur et compositeur Alain Chamfort.
Au tout début des années 1980, la jeune femme tombe amoureuse de l'interprète de Bambou, qui officie alors comme son producteur de musique. C'est d'ailleurs sous son aile qu'elle façonne l'un de ses plus célèbres succès, Les brunes comptent pas pour des prunes. Mais ce qui aurait pu ressembler à un conte de fées de studio s'est rapidement transformé en un piège pour l'adolescente. Et pour cause : derrière la façade brillante de cette relation se cachaient un écart d'âge considérable et une situation familiale explosive. Pour Le Monde, la star aujourd'hui âgée de 64 ans et mère de famille est revenue avec un regard très lucide sur cette romance entamée alors qu'elle n'avait que 17 ans et lui déjà 30 ans : “Il était beaucoup plus âgé que moi et sa femme était enceinte quand il a commencé à me draguer. Cette histoire qui a duré cinq ans m’a abîmée. Ma santé mentale a été en jeu.”
Cette relation a eu des répercussions dévastatrices sur la trajectoire professionnelle et l'épanouissement personnel de Lio. Et pour cause : complètement investie dans ce schéma de couple complexe, la chanteuse s'est progressivement oubliée elle-même, allant jusqu'à brider ses propres ambitions au profit de son partenaire. Avec émotion, toujours pour Le Monde, Lio se souvient : “Tout le monde souffrait, je ne travaillais plus, je refusais les tournées à l’étranger. J’étais une enfant et je pensais que par amour il fallait faire ce genre de sacrifices.” Un effacement de soi d'autant plus regrettable qu'il l'a poussée à décliner plusieurs opportunités au cinéma, comme L’Été meurtrier de Jean Becker ou Mauvais sang de Leos Carax. En comparant sa situation à celle que sa mère avait pu traverser autrefois, l'actrice tire un bilan plein de résilience : “J’ai été soumise aux hommes, ce qui ne m’a pas empêchée de tourner les talons. C’est un vrai trésor, de pouvoir faire ça.” Preuve qu’il n'est jamais trop tard pour reprendre les rênes de sa vie.