Son visage est de ceux que les Français aiment tant, mais le corps, lui, est comme prisonnier d’une armure de plastique et de mousse. Pour sa toute première prise de parole depuis le drame qu'elle a vécu, Isabelle Nanty a choisi les studios de RTL et Marc-Olivier Fogiel. Un entretien vérité, filmé et diffusé le 27 janvier 2026, où l’actrice de 64 ans, loin des plateaux de tournage, s’est présentée dans un état de fragilité qui a saisi les auditeurs : quatre mois après avoir frôlé le pire, elle porte un corset médical montant jusqu’au menton, l’empêchant de bouger le buste et, surtout, d’incliner la nuque.
Tout se joue dans la nuit du 12 au 13 septembre 2025. Alors qu'elle rentre en pleine nuit d'un tournage dans le Cantal pour une nouvelle série de TF1, Espionne, le véhicule VTC qui la ramène vers Paris fait une sortie de route brutale sur l'autoroute A10, dans les Yvelines. Le chauffeur se serait endormi. "Dans mon souvenir, d’un coup, ça fait boum-boum, blam-blam... des tonneaux, des éclats de verre", a confié Isabelle Nanty à Marc-Olivier Fogiel, précisant avoir été consciente tout du long. De l'accident à l'arrivée rapide des secours.
Le bilan médical, resté longtemps flou, est en réalité terrifiant : dix fractures aux côtes, le sternum enfoncé par la ceinture de sécurité — qui lui a pourtant sauvé la vie — et une fracture de la deuxième vertèbre cervicale (C2). Un diagnostic lourd et qui aurait pu entraîner la mort ou la paralysie. "La cervicale numéro 2, normalement, c'est la mort ou la tétraplégie", avoue Isabelle Nanty sans détour. Transférée à l’hôpital militaire Percy de Clamart, elle y passera quatre mois d’une hospitalisation totale, entre soins intensifs et immobilité forcée.
Depuis dix jours seulement, Isabelle Nanty a pu regagner son domicile, mais le chemin vers une vie normale ressemble encore à une ascension de l'Everest. Si elle a retrouvé l'usage de ses membres, l'immobilisation reste son quotidien. Son corset, véritable tuteur de vie, lui permet de tenir debout mais fige son regard droit devant. "Pour le moment, le minimum, ce serait quand même de pouvoir tourner la tête. Et je ne peux pas", a-t-elle expliqué à Marc-Olivier Fogiel.
Sa rééducation est désormais pluridisciplinaire. Outre le travail avec les kinésithérapeutes pour retrouver de la mobilité axiale, l’actrice suit des séances de neuropsychologie. Le choc des tonneaux a laissé des traces : des troubles de l’attention et une mémoire parfois vacillante qu’elle doit réexercer patiemment.
Pourtant, malgré la douleur et ce corps qui ne répond plus au quart de tour, la comédienne garde cette lueur d'espoir. Elle espère être "prête fin mars" pour terminer le tournage qu'elle avait dû interrompre. Le contrat qu'elle a signé stipule qu'elle doit terminer ce tournage... Une reprise qu'elle envisage avec une humilité nouvelle, consciente d'être une "miraculée" qui doit désormais composer avec ses nouvelles limites. Pour Isabelle Nanty, chaque petit degré de rotation gagné sur sa minerve est désormais la plus belle des scènes à jouer.
Dans cette épreuve de chaque instant, l'interprète de Cathy Tuche puise sa force dans un cercle intime soudé, au centre duquel se trouve sa fille, Tallulah. Durant les quatre mois d'hospitalisation, la jeune femme n'a jamais quitté le chevet de sa mère, devenant ses "mains" et sa mémoire quand tout était trop flou.
"Mes proches ont été des remparts contre le désespoir", a confié la grande amie de Jean-Paul Rouve avec émotion. Cette présence indéfectible de Tallulah et de ses amis fidèles a été le moteur de sa lente reconstruction.
Une résilence qui en inspireront plus d'un...
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