Après une prestation jugé décevante lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, où il a terminé loin du podium, Jimmy Gressier a fait taire les critiques le visant. En effet, à peine un an plus tard, l'athlète français a triomphé lors des championnats du monde organisés du côté de Tokyo au Japon. Il a ainsi décroché la médaille d'or après avoir remporté la finale du 10 000 m. Un authentique exploit pour celui qui a malheureusement connu la pauvreté durant sa jeunesse. Ayant part la suite décroché une médaille de bronze lors des championnats d'Europe organisés à Birmingham en Angleterre il y a quelques mois, Jimmy Gressier est revenu sur son parcours dans un livre intitulé Mon chemin vers l’or. À l'occasion de la sortie de cet ouvrage le jeudi 5 novembre 2026, le champion du monde a accordé une interview au Parisien, dans laquelle il évoque le sujet délicat de la précarité.
"Je voulais construire quelque chose de sûr, qui me permettrait de sortir de mon quartier et de m'offrir une vie stable. Je voulais pouvoir m'acheter une maison et avoir une vie de famille sans connaître les fins de mois difficiles et les huissiers qui viennent, comme j'ai connu chez mes parents", a ainsi expliqué celui qui a grandi au sein du quartier du Chemin Vert à Boulogne-sur-Mer. "J'ai eu une éducation qui n'est pas celle que je veux transmettre à mes enfants. Avec le recul, je m'aperçois que j'étais un 'cassos'. Pas parce que je vivais dans un quartier, mais parce que, dans ma famille, les enfants étaient livrés à eux-mêmes", a ensuite ajouté Jimmy Gressier, avant de préciser qu'il n'en veut absolument pas à ses parents.
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Le champion du monde révèle notamment dans son livre que son frère volait parfois de la nourriture dans les supermarchés pour qu'ils puissent manger à leur faim. Ayant donc bien connu la précarité, Jimmy Gressier se reconnait dans les revendications d'une certaine partie de la population, qui réclame un meilleur pouvoir d'achat. "Je ne sais pas comment tu peux vivre avec 1400 euros par mois. Le coût de la vie aujourd'hui, c'est juste pas possible. Les gens qui se lèvent tous les matins pour travailler ne vivent pas, ils survivent. Ça fait d'autant plus mal qu'ils se donnent les moyens de réussir et qu'ils ne sont pas récompensés. Alors, bien évidemment que je comprends qu'ils manifestent", a notamment souligné Jimmy Gressier auprès de nos confrères.