La rumeur court, et Brigitte Macron a bien du mal à la rattraper pour y mettre un terme définitif. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir saisi la justice afin de clore cette théorie autour de sa prétendue transsexualité. Le jeudi 12 septembre 2024, Brigitte Macron a d’ailleurs obtenu gain de cause devant le tribunal correctionnel de Paris, qui a condamné les deux femmes responsables d’avoir propagé cette rumeur à son sujet. Ces dernières avaient ensuite été relaxées en appel en juillet 2025. Comme le précise Le Monde, "selon la cour d’appel, seul un passage faisant référence à un détournement de mineur entrait dans le champ d’application de la loi sur la presse mais elle a également prononcé une relaxe, cette fois au bénéfice de la bonne foi". Suite à cette décision, Brigitte Macron s’est pourvue en cassation, avec son frère, à l’encontre des deux femmes.
Pour rappel, c’est en 2021 que la journaliste indépendante connue sous le nom de “Natacha Rey” et la médium officiant sous le pseudonyme “Amandine Roy” avaient ouvert une chaîne YouTube dans laquelle elles diffusaient des vidéos affirmant que Brigitte Macron était en réalité Jean-Michel Trogneux, son frère. Ce dernier aurait, selon elles, changé de sexe et d’état civil. Leurs théories ont pris une telle ampleur que la principale concernée a fini par devoir intervenir. Malgré le fait que la justice ait reconnu coupables les deux femmes à l’origine de cette rumeur, celle-ci continue de coller à la peau de l'ancienne enseignante.
Dimanche 26 octobre 2025 à 21 h, BFMTV diffusera une enquête de Ligne Rouge consacrée à cette affaire très médiatisée. La chaîne d’information en continu a d’ailleurs dévoilé un extrait de ce documentaire le 24 octobre dernier, permettant de mesurer l’ampleur qu’avait pu prendre cette histoire.
En septembre 2024, "un vent de panique a été semé à l’Élysée", comme le précise la voix off du documentaire. La mère de Tiphaine, Laurence et Sébastien se connecte alors à son espace personnel sur le site des impôts et, à sa grande surprise, découvre qu’à la place de son prénom figure celui de son frère. "Il n’y a pas écrit Brigitte Macron mais Jean-Michel dit Brigitte Macron", rapporte Tristan Bromet, le directeur de cabinet de la Première dame. "Au-delà du haut-le-cœur, vous êtes totalement surpris. C’est une partie que vous ne pouvez pas modifier (sur le site des impôts, NDLR.)", a-t-il poursuivi. Tristan Bromet a ajouté que Brigitte Macron avait porté plainte avec son avocat, ce qui a permis l’identification de deux personnes impliquées.
Aux États-Unis, c’est Candace Owens qui a largement contribué à la propagation de cette rumeur, menant ainsi le couple présidentiel, pour lequel une page se tourne, à porter plainte contre elle pour diffamation. En France, dix personnes sont poursuivies pour harcèlement numérique à l’encontre de Brigitte Macron. Elles seront auditionnées lundi et mardi prochains devant le tribunal correctionnel de Paris.

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