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Les 3 Frères, le retour : Michaël (Antoine du Merle) a grandi et se confie !

Les Inconnus, Bernard Campan, Didier Bourdon et Pascal Légitimus, réinvestissent les salles de cinéma, dix-neuf ans après le carton des Trois frères, la comédie, succès au box-office avec plus de 6,6 millions d'entrées au statut de film culte. À l'aube de leur retour, Purepeople.com a rencontré Antoine du Merle, celui qui incarne Michaël Latour, personnage central des aventures des trois héros. À l'époque, il avait à peine 7 ans et depuis, il a beaucoup grandi. Le jeune homme de 26 ans revient sur la genèse du phénomène des Trois frères, son parcours d'enfant-acteur et ce qu'on peut attendre du nouveau long métrage...

Le tournage des 3 Frères (1995)

"J'ai le souvenir de grands moments de rigolade. Il est plus facile de faire pleurer que de faire rire, ça demande beaucoup de sérieux, mais ça ne les empêche pas de faire vraiment les cons sur un tournage. Le plus beau moment, c'était sans doute mon anniversaire sur le tournage [il avait fêté ses 7 ans, NDLR]. J'étais arrivé en dernier à la cantine et ils avaient redécoré toute la salle pour moi."

La relation avec les Inconnus

"Je n'étais pas plus proche de l'un des trois, j'avais une relation différente avec chacun. L'histoire a un peu déteint sur nous, forcément, j'avais plus de proximité avec Didier, c'était un peu mon papa de cinéma, parce que c'était celui du film. J'ai tourné L'Extraterrestre (1999) avec eux, puis on s'est éloignés. Quelques années plus tard, j'ai revu Pascal par le truchement d'amis d'amis, ce qui m'a permis de revoir les deux autres, qui ont un emploi du temps très chargé."

Le casting des "3 Frères"

"Quand j'avais 4 ans, je me baladais avec ma mère dans le métro. Je voyais plein d'affiches de publicité avec des petits blonds aux yeux bleus et j'ai demandé à ma mère comment ils avaient fait pour être là. Elle s'était renseignée puis m'a inscrit dans une agence qui m'a fait passer deux castings cinéma, pour Quand j'avais 5 ans je m'ai tué et Une femme française. Puis, ils m'ont envoyé sur le casting des Trois frères. Il y avait 3 500 gamins. Je pense que ce qui leur a plu chez moi, c'est que je connaissais peu les Inconnus et que mes parents n'étaient pas forcément très adeptes, du coup, ils ne m'ont pas du tout mis la pression. J'étais archi-détente. Et ce côté naturel les a peut-être convaincus."

Un film culte

"J'ai commencé à me rendre compte très vite début 1996 [le film est sorti en décembre 1995, NDLR] du statut particulier de ce film. Plein de gens qui me reconnaissaient et je ne savais pas du tout quoi faire. Ma mère m'avait dit : "Tu fais un grand sourire, tu dis merci et tu signes." Ce qui m'étonne aujourd'hui, c'est qu'on me reconnaisse encore. Pour l'instant, j'ai eu de la chance, on ne m'a jamais dit 't'étais mauvais'. Quand on vient me voir, à chaque fois, c'est bienveillant. Même si moi je suis incapable de me voir dans Les 3 Frères, sans me juger, je me dis 'oh c'est atroce comment je joue dans cette scène. C'est une catastrophe, ça c'est nul, ça aussi...'"

"Les 3 Frères, le retour"

"Quand on m'a dit qu'il y avait une suite, j'ai imaginé toutes les situations possibles pour le petit Michaël, et quand j'ai lu le scénario, c'était l'une des options à laquelle je n'avais pas du tout pensé ! Je suis content de ce qu'ils ont fait de Michaël, et je suis content de le retrouver. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'ils n'ont pas voulu faire cette suite à l'arrache ou pour l'argent. Ils l'ont fait parce que Les 3 Frères est un film qui leur tient énormément à coeur et qu'ils avaient quelque chose en plus à raconter. Pour Les Rois mages [2001], ils sont partis sur un délire différent de ce à quoi ils avaient habitué leur public et du coup, ça n'a pas fonctionné. Là, ils voulaient faire un film dont tout le monde serait fier. C'est pour cela qu'ils ont mis longtemps. Ne serait-ce que pour l'écriture, ils écrivent à trois, donc il faut coordonner trois plannings. Ils ont eu quelques difficultés financières à le monter. Ils ont baissé leurs salaires au minimum et ont une participation.

Il y aura forcément des gens qui ne seront pas contents, qui diront que c'est moins bien que le premier... Moi aussi je l'appréhende beaucoup, parce que c'est quand même le film qui a marqué ma vie. Donc si c'est mauvais, je suis également dans le lot. Mais je suis content de ce qu'on a fait. Après, ce sont les spectateurs qui jugeront."

L'après "3 Frères"

"On passe évidemment plus de castings après un film comme Les 3 Frères. Ce qui ne m'a pas empêché de faire une scolarité normale. Bon, je vous avoue que de toutes façons, je n'étais pas très pote avec l'école et l'école ne l'était pas avec moi non plus. Je suis allé au collège des enfants du spectacle, où les horaires sont aménagés pour qu'on puisse suivre des cours de théâtre ou dans nos autres disciplines. Jusqu'à présent, je travaillais comme assistant d'une directrice de casting, et je commence à avoir mes propres castings aussi. Ça me plaît beaucoup mais mon ambition, c'est d'être et de rester comédien.

Deux films dans lesquels j'ai tourné m'ont vraiment marqué après Les Trois Frères, grâce aux scénarios magnifiques et aux ambiances de tournage, très différentes. C'est Ponette de Jacques Doillon. L'actrice de ce film, Victoire Thivisol, est toujours comédienne, mais on ne s'est jamais revu depuis. Et puis il y a Louise (take 2) que j'ai fait en 1998 (avec Elodie Bouchez et Roschdy Zem), un film d'art et d'essai qui n'est pas resté très longtemps dans les cinémas traditionnels, mais beaucoup plus dans le Quartier Latin. C'est l'un des films dont je suis le plus fier, je suis content de me dire que j'ai apporté ma petite pierre à cet édifice."

Avoir été un enfant acteur

"Je n'ai pas de regrets d'avoir commencé aussi jeune. Mes parents m'ont toujours dit que le jour où je voudrais arrêter, j'arrêterais sur le champ. Mon père était traducteur d'anglais et ma mère institutrice, aucun rapport avec le milieu du spectacle. J'ai la chance d'avoir des parents ouverts, mon père d'ailleurs, lui, avaient eu des parents peu ouverts et il n'a pas du tout reproduit le schéma. Ma mère est passionnée par l'art, elle va au cinéma beaucoup plus que moi ! Elle est fière que je fasse un métier artistique, plutôt que de travailler enfermé dans un bureau.

Mes parents m'ont bien protégé des dérives du métier et j'ai été bien préparé par mon agent quand j'étais enfant, il m'avait prévenu : 'Attends-toi à être dans le creux de la vague entre 15 et 20 ans.' Le passage de comédien enfant à adulte est dur. C'est effectivement difficile au début, de voir que, même si on a une carrière bien remplie, on nous appelle pour un tournage d'une journée. Quand on n'est pas prévenu de ce qui peut arriver après avoir été un enfant héros d'un film, on peut tomber dans des excès, l'alcool, la drogue... Moi je n'ai pas recherché la célébrité. Mon ambition, c'est de faire ce que j'aime. Bien sûr, je veux vivre de mon métier et de ma passion, mais la célébrité n'est pas une fin. Je veux simplement bien faire mon travail."

"Les 3 Frères, le retour", en salles le 12 février

Interview exclusive, ne pas reprendre sans citer la mention Purepeople.com

Samya Yakoubaly

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