Le décor a changé, mais pas l’énergie. C’est désormais dans les couloirs de la Comédie des Champs-Élysées, un théâtre de près de 600 places situé avenue Montaigne, dans l'un des secteurs les plus chers de Paris, dans le VIIIe arrondissement de Paris, que Laurent Ruquier se projette pour les années à venir. Celui qui a récemment annoncé l’arrêt de son émission culturelle Chez Ruquier sur T18 reçoit au théâtre qu’il vient de racheter, accompagné de son labrador Titi, déjà parfaitement installé dans les lieux. Un achat auquel rien ne le destinait vraiment…
Dans un entretien accordé au Parisien, l’animateur explique ne pas avoir cherché à devenir propriétaire d’un nouveau théâtre. Comme lors de son aventure au Théâtre Antoine, l’opportunité est venue à lui. Contacté par Stéphanie Fagadau, directrice de la comédie et du studio des champs-élysées sur recommandation de Richard Caillat, connu pour son histoire avec Sophie Marceau, Laurent Ruquier s’est laissé convaincre. "J’aime qu’on me fasse confiance", confie-t-il, avant d’ajouter que ce fonctionnement guide aussi ses choix professionnels : lorsqu’il ne sent plus l’adhésion autour de lui, il préfère partir plutôt que s’accrocher.
À 63 ans, Laurent Ruquier assume ce virage avec enthousiasme. Pour lui, reprendre un théâtre représente bien davantage qu’un investissement immobilier : c’est un pari artistique. "Un théâtre, c’est fait aussi pour prendre des risques", explique-t-il au quotidien, revendiquant même être "un homme de risques". Une philosophie qu’il entend appliquer progressivement, avec une programmation pensée pour séduire à la fois les habitués des salles et ceux pour qui une soirée au théâtre reste un événement exceptionnel.
Dès septembre, il présentera d’ailleurs Chante et tais-toi, une pièce qu’il a écrite et dans laquelle il montera lui-même sur scène aux côtés de Vincent Niclo. Une première qui le réjouit particulièrement. Longtemps réticent à l’idée de jouer, Laurent Ruquier reconnaît avoir retrouvé un plaisir inattendu dans l’exercice. "J’ai hâte d’entendre les rires", glisse-t-il. À l’affiche également : Ailleurs, portée par Barbara Schulz et Éric Elmosnino autour de l’intelligence artificielle, ainsi qu’un seul-en-scène de Thierry Lhermitte. Si la télévision s’éloigne peu à peu, elle n’est pas totalement derrière lui. Laurent Ruquier laisse la porte ouverte à quelques projets ponctuels mais ne souhaite plus le rythme soutenu qui a marqué sa carrière. En revanche, la radio conserve une place centrale : aux commandes des Grosses Têtes sur RTL depuis 2014, il espère prolonger encore l’aventure et atteindre les cinquante ans historiques de l’émission en 2027.
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