Ce mercredi 4 novembre, la justice a tranché en faveur de Marie Portolano, qui a été officiellement relaxée par le tribunal judiciaire (correctionnel) de Paris. Elle était poursuivie pour diffamation par l'ancien chroniqueur star du petit écran, Pierre Ménès. Une décision de justice qui vient clore une affaire très médiatisée.
Pour bien comprendre cette bataille judiciaire, il faut faire un bond dans le passé, jusqu'en 2016. À l'époque, la jeune femme officiait sur le célèbre plateau du Canal Football Club. Pendant ce grand rendez-vous télévisuel du dimanche soir, Pierre Ménès avait soulevé la jupe de la chroniqueuse devant tout le monde. Cette agression sexuelle, Marie Portolano a finalement décidé de la raconter publiquement, dénonçant plus largement le climat misogyne qui régnait alors au sein de la chaîne Canal+. C'est suite à la publication de ces passages que Pierre Ménès avait décidé d'attaquer sa consœur en justice.
Mais le face-à-face n'a finalement pas eu lieu. Lors de l'audience qui s'est déroulée en septembre dernier, Pierre Ménès a tout simplement brillé par son absence. À l'inverse, l'actuelle présentatrice de l'émission Les Maternelles a pu prendre le temps de raconter longuement la scène devant le tribunal.
L'issue du procès est d'ailleurs décrite comme étant "sans surprise". Dès septembre, le procureur avait fermement estimé que Marie Portolano était "de bonne foi". Il faut dire que la journaliste n'était pas seule dans son combat : son témoignage a été solidement corroboré par écrit par plusieurs témoins présents ce jour-là. Parmi eux, des maquilleuses de l'émission de Canal+, mais également une figure incontournable de la chaîne : le présentateur Hervé Mathoux.
Forcément touchée par cette issue favorable, Marie Portolano a rapidement relayé la bonne nouvelle sur ses réseaux sociaux, notamment via des stories Instagram. C'était également l'occasion pour ses soutiens de saluer son courage.