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Nicolas Skorsky 'égorgé' : Mort du faiseur de tubes, de CloClo aux dancefloors

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Nicolas Skorsky (en vidéo : interprétant son titre Comme je t'aime dans les années 1970) a été retrouvé mort égorgé le 20 octobre 2014, dans son appartement à Paris. Il avait 62 ans.

Ça s'en va et ça revient, Chanson Populaire, Pour ne rien te cacher, Finalement on s'habitue... Pour ne rien vous cacher, on ne va pas s'habituer à la disparition de Nicolas Skorsky, auteur de chansons populaires et producteur à l'instinct gagnant, qui ne reviendra pas, mort dans des circonstances sordides...

L'ancien parolier de Claude François et Daniel Guichard, entre autres, a été retrouvé mort lundi matin (20 octobre 2014). Egorgé, à en croire les informations du site du journal Le Parisien. Le corps dévêtu de l'artiste de 62 ans, présentant une plaie à la gorge, a été découvert peu après 8 heures dans la cuisine de son appartement du XVIe arrondissement de Paris par son employée de maison, qui a donné l'alerte, révèle l'AFP, stipulant comme le quotidien francilien qu'un couteau a été retrouvé sur les lieux. Selon les premiers éléments de l'enquête, confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, il n'y a pas eu d'effraction. Des proches du compositeur ont été entendus toute la journée de lundi par les enquêteurs qui ont également effectué une enquête de voisinage, ont précisé les sources policières.

Auteur, compositeur, producteur et même, brièvement, interprète, Nicolas Skorsky a offert à la chanson française quelques-uns de ses monuments populaires, avant d'embrasser avec succès la modernité. Passionné de musique dès ses jeunes années et installé à Paris à la fin des années 1960, la regrettée Catherine Sauvage lui met le pied à l'étrier alors qu'il n'a que 16 ans en s'appropriant Gare du Nord, chanson dont il a écrit paroles et musique et qui figure sur l'album Sans titre (1973) de la protégée de Jacques Canetti, fameuse pour avoir chanté Aragon et Léo Ferré. Début prometteur, la suite le confirmera bien vite.

Au début des années 1970, le talentueux jeune homme aux cheveux longs et à la bouille d'ange se présente comme auteur-interprète chez les Disques Carrère fraîchement fondés (1972), maison qui produit son titre Comme je t'aime, adapté notamment aux Etats-Unis et en Italie. C'est à cette époque qu'il commence à pourvoir en chansons à succès quelques-uns des grands artistes du moment, écrivant et composant Une bague et un collier (1972) pour Ringo, Ça s'en va et ça revient (1973), Chanson Populaire (1973) ainsi que Une chanson française (1975) pour Claude François, Finalement on s'habitue (1973) pour Daniel Guichard, La Bonne franquette (1974) pour Herbert Pagani, Pour ne rien te cacher (1974) pour Marie Laforêt.

Un producteur qui a du flair : de la chanson française au triomphe du dancefloor -Esmeralda (Don't let me be misunderstood), Rozlyne Clarke (Eddy Steady Go), Lââm, Indra !

Par la suite, Nicolas Skorsky se consacre notamment à la production et prend la vague du disco avec Crystal World (1974), un projet qui fait mouche de l'autre côté de l'Atlantique. Premier pas du côté des musiques dansantes, mais pas le dernier, loin de là. Après avoir fondé sa société, Fauves-Puma, qui produit en 1976 La vie en couleur de Rémy Bricka, il lance en 1977 Santa Esmeralda, un raz-de-marée international (avec en particulier la reprise bien connue de Don't let me be misunderstood) - sept fois disque d'or en France, n°1 du Billboard (les charts US) aux Etats-Unis. La consécration. Il sera même, à ce titre, l'invité du JT de Patrick Poivre D'Arvor et François Ceyrac sur Antenne 2 en tant que plus jeune chef d'entreprise français ayant réussi à exporter sa musique, indique sa fiche Wikipédia, qui précise que Santa Esmeralda résonnera jusqu'aux JO d'hiver 1976, lors de la remise de médailles en patinage artistique. Ce morceau, il l'adaptera même pour Kill Bill de Quentin Tarantino, où il illustrera (10e dans le tracklisting de la bande originale classée numéro un des charts) la scène de combat au sabre entre l'héroïne Uma Thurman et Lucy Liu.

Deux ans plus tard, il réalise un nouveau carton en Amérique en signant Sevilla Nights pour la bande originale du film Thanks God it's friday, après avoir rencontré Donna Summer. En France aussi, il signera une musique de film, pour Douce France (1985) justement, et celle du feuilleton Studio Folies (France 3). Son parcours de compositeur de musiques de pub lui vaudra également une large reconnaissance et de nombreux prix.

Dans les années 1990, retour sur les dancefloors. Il écrit et produit Gorgeous, album de pop-dance de Rozlyne Clarke dont l'un des titres marquera la jeunesse d'alors : Eddy Steady Go est un hit inoubliable, n°1 des clubs en 1990 et 1991. Suivront ses productions pour Unity Power, S-Express et... Indra (Save my life, 1994). Pas étonnant, donc, que le nouveau label qu'il fonde à la fin de cette décennie (chez BMG) se nomme Dance Floor.

Capable de produire dans une même période le premier album de Lââm (pour lequel il a écrit Mélancolie), Red Army Dance (les choeurs de l'Armée rouge version techno-dance) ou encore les ballades de Dream Concerto Orchestra, mais aussi de collaborer à plusieurs revues pour La Nouvelle Eve (le temple du french cancan), Nicolas Skorsky tente même une incursion (remarquée) dans le rap au début des années 2000, via le titre J'voulais interprété par Sully Sefil.

Selon son site Internet officiel, il s'était présenté cette année comme candidat au Conseil d'administration de la SACEM, et revendiquait la "défense des Compositeurs-Auteurs français" ainsi que la "Lutte contre la télé-réalité sans nouveautés chansons". Il avait encore tant à faire pour la musique...

Chapeau bas. Salut, l'artiste. Et toutes nos pensées à ses proches...

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