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Procès DSK: Il va plaider non coupable... et s'est installé très confortablement !

Lundi 6 juin 2011, dans 4 petits jours, Dominique Strauss-Kahn va vivre une journée difficile lors de l'audience présidée par le juge Michael Obus de la cour suprême de l'Etat de New York. Ce même juge qui l'a sorti de prison en acceptant sa libération conditionnelle , avec une énorme caution et des conditions de contrôle et de surveillance drastiques et extrêmement coûteuses. De la décision que Dominique Strauss-Kahn prendra ce jour-là, le reste de sa vie va en dépendre. Va-t-il plaider coupable ou non coupable ? Il semble aujourd'hui certain qu'il plaidera non coupable.

En effet, hier, mercredi 1er juin, un gros camion de déménagement rouge et blanc de la société JK Moving and Storage, immatriculé en Virginie - une région proche de Washington où le couple possède une magnifique propriété, donnée en garantie pour 5 millions de dollars pour la liberté de DSK - s'est garé devant sa (trop ?) luxueuse demeure de TriBeCa à Manhattan. Sous les yeux des photographes et caméras de télévision ont défilé canapé, fauteuils, tableaux, tapis, de nombreuses armoires portables de vêtements et du matériel informatique. C'est au total une cinquantaine de cartons qui ont été portés à l'intérieur du 153 Franklin Street. Avec plus de 600 m2, pas de souci de place pour s'installer confortablement et... dans la durée !

C'est une preuve supplémentaire que DSK va plaider non coupable. On pouvait s'y attendre, après les déclarations de ses avocats qui ont dès les premiers jours, déclaré que l'ancien boss du FMI niait toutes les charges d'agression sexuelle et de tentative de viol dont il est accusé d'après les dépositions et la plainte de Nafissatou Diallo, la jeune femme de chambre de 32 ans, d'origine guinéenne. Employée depuis trois ans par l'hôtel Sofitel sans aucun problème (elle était notée 4,5 sur 5 par sa hiérarchie et le directeur de l'hôtel a déclaré dès le premier jour qu'elle donnait toute satisfaction...) elle est, elle aussi, dans la tourmente , en moins confortable...

Entendue et prise en charge par la brigade des Victimes Spéciales du département de la police de New York, sis à Harlem, Nifissatou Diallo a donné un témoignage crédible et le porte-parole du département de la police de New York (qui ne veut pas trop s'exprimer, quoique...) a déclaré d'un ton définitif au magazine Newsweek : "le témoignage de la plaignante a semblé digne de foi à des policiers chevronnés et ceux-ci sont toujours du même avis". Cette brigade extrêmement spécialisée dans les crimes sexuels, les abus sur mineurs et les crimes racistes est composée de 9 inspecteurs. Un excellent article sur cette brigade et son enquête dans l'affaire DSK pour "le crime sexuel présumé le plus sensationnel que ce service ait eu à gérer depuis des années" est paru sur le site Internet de l'hebdomadaire américain Newsweek. Cet article a été traduit par le Nouvel Observateur pour son site internet, sous le titre "A l'intérieur de la brigade des Victimes Spéciales" . Alan Sandomir, 54 ans est l'un des deux inspecteurs en charge dès le premier jour de vérifier le témoignage de la femme de chambre, maman d'une ado de 16 ans, contre DSK. Il appartient à la brigade des Victimes Spéciales depuis 16 ans, est dans la police depuis 27 ans. Cet inspecteur est confronté chaque jour à la perversion, à la brutalité, à la tromperie à des violences indescriptibles et à des aveuglements fatals. Il a évalué, comme un pro la crédibilité de l'accusatrice de DSK.

Alors que DSK et ses avocats - l'un des deux, Benjamin Brafman possède de sompteux bureaux, le couple Strauss-Kahn/Sinclair s'y est rendu mardi 31 mai - ont d'énormes moyens financiers à leur dispostion, il est forcément choquant de savoir, qu'en manque de personnel, à court de budget, surchargés de travail, les inspecteurs de cette brigade dont Sandomir, dorment souvent au bureau, sur des matelas crasseux et des lits de camp miteux. C'est pourtant là que les policiers qui ont arrêté DSK continuent de rassembler des preuves dans ce même coin pouilleux du commissariat de Harlem où Strauss-Kahn fut amené le jour de son arrestation. Quand DSK est arrivé, il avait déjà demandé un avocat et n'a fait aucune déclaration. Il n'a donc été soumis à aucun interrogatoire, mais on sait qu'il a mangé des oeufs brouillés et un sandwich jambon-fromage. Le lieutenant Lamboy a déclaré à Newsweek que le présumé innocent "s'était comporté en parfait gentleman et que c'est un homme dont on peut dire qu'il compte (aujourd'hui, il faut employer l'imparfait...) parmi les plus puissants du monde, et bien il s'est comporté avec beaucoup de dignité". Sans déclaration, explication ou aveu, les premières investigations ont donc été axées essentiellement sur la crédibilité de l'accusatrice, et les inspecteurs ont passé son témoignage au crible. Elle l'a répété et répété encore et encore.

C'est donc à deux inspecteurs de cette brigade des Victimes Spéciales (dont Alan Sandomir) que le 14 mai dans l'après-midi, une femme de ménage immigrée africaine travaillant au luxueux Sofitel de Manhattan "a affirmé que le possible futur président de la France, nu, lui a couru après, l'a attrapé, peloté et contrainte à avoir des relations sexuelles orales". Ces policiers l'ont cru et c'est sur la foi de ce témoignage que DSK a été tiré de son avion à destination de la France et accusé d'agression sexuelle criminelle, de tentative de viol et de séquestration illégale . DSK a fermement démenti ces accusations, a été mis en prison , libéré dans les conditions que l'on connait puis a démissionné du FMI... et ses espoirs présidentiels se sont envolés.

Jusqu'à lundi on ne devrait pas voir le couple Strauss-Kahn/Sinclair. Leurs sorties sont rares, contrôlées, silencieuses. Avant l'audience si cruciale de lundi prochain, personne ne dira rien. C'est la stratégie du silence jusqu'à ce que la voix de Dominique Strauss-Kahn se fasse entendre au tribunal pour dire qu'il plaide (assurément) NON COUPABLE.

Le juge Michael Obus ordonnera alors le début d'un processus qu'on appelle "Discovery", obligeant l'accusation à livrer à la défense la totalité de ses pièces à conviction. Là, commencera la vraie bagarre, la grande "inquisition" sur Nafissatou Diallo, sa vie sera alors étudiée à la loupe, son passé fouillé dans son intégrité la plus totale. Une date de procès sera fixée, et 12 jurés, tirés au sort dans la population new-yorkaise seront choisis. Ces jurés ne prononceront la culpabilité que s'ils sont persuadés "au de-la du doute raisonnable", et ce ne peut être qu'un vote unanime. Si un seul sur les 12 n'est pas convaincu, DSK sera libre...

C'est dire sur le choix des jurés sera important ! Si Benjamin Brafman clame sa certitude que son client sera acquitté à la fin, c'est qu'il a été décidé que DSK ira jusqu'au procès, plaidera non-coupable, et qu'il ne passera pas de marché préalable avec l'accusation.

Et Nafissatou Diallo cette jeune femme de 32 ans - qui n'est qu'une grande silhouette sous un drap blanc -, pendant tout ce temps, elle va faire quoi ? Continuer à vivre sous le régime de la protection des victimes, avec sa fille adolescente ? Les avocats de DSK peuvent aussi espérer qu'en fin de compte, la femme de chambre avec son mari mort en Afrique, son appartement dans le Bronx, son boulot foutu, sa réputation entâchée, répudiée sans doute par sa communauté, décide de ne pas coopérer avec le procès. Est ce la raison pour laquelle son avocat Jeff Shapiro qui chargeait l'ancien ministre français sur NBC la semaine dernière : "Quand les jurés vont entendre son témoignage et la voir, quand elle pourra enfin raconter son histoire publiquement, ils vont se rendre compte qu'il n'y a rien de consenti dans ce qui s'est passé dans cette chambre d'hôtel", ait depuis déclaré à Reuters qu'elle engageait des avocats en vue d'étudier la possibilité d'une action au civil contre Strauss-Kahn ? Une action qui pourrait se révéler lucrative... et lui permettre de conserver son anonymat ? Elle a déjà témoigné devant le grand jury qui a inculpé DSK des 7 chefs d'accusation retenus au départ. Aura-t-elle envie de témoigner à nouveau ?

Vous vous souvenez ce que nous écrivions hier : Jean de la Fontaine dans sa célèbre fable Les animaux malades de la peste terminait par "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir"...

 

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