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Quentin Tarantino au coeur d'une controverse : Il réagit, persiste et signe !

Quentin Tarantino au coeur d'une controverse : Il réagit, persiste et signe !
Par Christopher R.
"Il faut appeler un meurtre un meurtre, tout comme il faut appeler les meurtriers des meurtriers", avait déclaré le cinéaste en prenant part à une manifestation contre les bavures policières récentes.

Quentin Tarantino a des convictions et il compte bien les afficher quoi qu'il lui en coûte. Le cinéaste américain, qui avait fait l'objet d'un bad buzz après avoir participé à une marche pacifique pour pointer du doigt les nombreuses bavures policières qui avaient coûté la vie à des délinquants présumés – comme Michael Brown à Ferguson –, a remis le couvert après avoir été épinglé par des syndicats policiers.

Il faut appeler les meurtriers des meurtriers

Le 24 octobre, Quentin Tarantino apparaissait au coeur d'une manifestation contre la violence policière visant à dénoncer les abus des forces de l'ordre contre des citoyens. De quoi rendre l'événement très médiatique, d'autant que le réalisateur de Kill Bill et Django Unchained avait eu quelques mots pas très tendres à l'égard de la police. "Quand je vois des meurtres, je ne reste pas là sans rien faire. Il faut appeler un meurtre un meurtre, tout comme il faut appeler les meurtriers des meurtriers", avait-il déclaré au pupitre, déclenchant la colère de nombreux syndicats de police, outrés de voir un réalisateur qui met la violence et la légitimise au coeur de chacun de ses films.

"Il n'y avait rien d'étonnant à ce que quelqu'un qui gagne sa vie en faisant l'apologie du crime et de la violence déteste les policiers", avait précisément fustigé Patrick Lynch, président du syndicat de la police new-yorkaise. Même credo à l'Ouest, avec Charlie Beck, le chef du LAPD – police de Los Angeles –, lequel avait rétorqué que "Tarantino vit dans un monde fantasmé, c'est ainsi qu'il gagne sa vie". "Ses films sont extrêmement violents, mais il ne comprend pas la violence... Malheureusement, il confond l'usage légal de la force avec le meurtre, alors qu'il ne s'agit pas de ça", argumentait-il.

Face à cette levée de boucliers, le père de Quentin Tarantino avait même pris la parole. Mais pas pour soutenir son fils... "J'aime mon fils et j'ai un grand respect pour lui en tant qu'artiste, mais il a eu sacrément tort de qualifier les officiers de police, en particulier ceux de New York où je vis, de meurtriers", avait commenté Tony Tarantino dans un communiqué de la Patrolmen's Benevolent Association. En revanche, Jamie Foxx, le héros esclave libéré et vengeur de Django Unchained, s'est montré solidaire de son metteur en scène. "Continue à raconter la vérité, et ne te soucie pas des haineux", écrivait la star.

Ils préfèrent s'en prendre à moi !

Quant à Quentin Tarantino, il persiste. L'acteur a fini par sortir de son silence, d'abord auprès du L.A. Times, se plaçant en victime. "Au lieu de traiter les problèmes de répression policière, au lieu d'examiner ces problématiques-là en profondeur, ils préfèrent s'en prendre à moi, croit savoir le réalisateur américain. Et leur message est des plus clairs. Ils veulent me faire taire. Ils veulent me discréditer. Ils veulent m'intimider. Ils veulent fermer ma bouche, et, plus important encore, ils veulent envoyer un message aux autres personnes qui voudraient s'opposer à ces violences."

Sur le plateau de Chris Haynes pour MSNBC, il signe et se défend. "Je ne suis pas un anti-policier... J'étais dans cette idée que j'étais un Américain, avec les droits du Premier amendement, et qu'il n'y avait aucun souci à ce que j'aille protester contre la brutalité policière et parler en mon nom", déclare-il, arguant qu'avec une telle véhémence de la part des syndicats policiers – ils ont appelé au boycott des Huit Salopards, son prochain film, et à ne plus sécuriser ses tournages –, toute personne "reconnaissant qu'il y a un problème avec l'application de la loi dans ce pays est désormais considérée par cette même loi comme une partie de ce problème". Lui comme n'importe quelle personnalité – dont Barack Obama, qui avait effectivement dénoncé les dérapages avec un peu plus de finesse politique.

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